Hicham ben Abdallah Alaoui

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Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Moulay Hicham (ben Mohammed), prince alaouite de la fin du XVIIIe siècle. 

Moulay Hicham
مولاي هشام

Description de cette image, également commentée ci-après

Le prince Moulay Hicham

Biographie
Dynastie alaouite
Nom de naissance Hicham ben Abdellah Alaoui
Naissance (51 ans)
Rabat (Maroc)
Père Moulay Abdellah
Mère Lamia El Solh
Conjoint Lalla Malika Benabdelali
Enfants Lalla Faizah Alaoui
Lalla Haajar Alaoui

Le prince Moulay Hicham ben Abdellah Alaoui, né le à l'hôpital Avicenne de Rabat, est le cousin de Mohammed VI. Il est troisième dans l'ordre de succession au trône.

Famille[modifier | modifier le code]

Moulay Hicham est le fils du prince Moulay Abdellah, frère du roi Hassan II et de Lamia es-Solh, fille de Riyad es-Solh, premier des Premiers ministres libanais. Par sa mère, il est également le cousin d'Al-Walid bin Talal d'Arabie saoudite.

Il a épousé en 1995 Malika Benabdelali qui a donné naissance à deux enfants :

  1. Chérifa Lalla Faizah Alaoui (1996)
  2. Chérifa Lalla Haajar Alaoui (1999)

Études[modifier | modifier le code]

Il a fait ses études universitaires de master à l'université de Princeton et de post-diplôme à l'université Stanford.

Prises de position[modifier | modifier le code]

Il est communément surnommé le Prince rouge, en raison de son engagement pour une démocratisation du régime politique marocain, qui l'a conduit à critiquer publiquement, à plusieurs reprises, l'institution royale. Ses prises de position, publiées notamment dans Le Monde, Le Monde diplomatique ou Politique internationale, lui ont assuré une certaine notoriété médiatique, tout en créant des tensions importantes dans sa relation avec Hassan II, puis avec son successeur, Mohammed VI alors que ce dernier, a tenté au début de son règne de rompre avec les pratiques de son père en menant une politique progressive de démocratisation.

Le , il fait une sortie remarquée dans le cadre d'une conférence organisée par HEC Monde arabe[1], une association tenue par de jeunes étudiants à HEC Paris. À la fin de la conférence, il se déclare favorable au mouvement du 20 février[2].

Le , il intervient a la conférence Harvard Arab Weekend dans son édition 2013[3]. Il dresse un état des lieux sans complaisances du monde arabe au lendemain des révolutions[4].

Activités[modifier | modifier le code]

Il est actuellement chercheur invité au Center on Democracy, Development, and the Rule of Law de l'université Stanford et appartient au Comité consultatif de l'Institut Freeman Spogli pour les études internationales. Il a fondé la Fondation Moulay Hicham pour la recherche en sciences sociales sur l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient qui a son siège social à Vaduz (Liechtenstein)[5], et pour vocation de favoriser la recherche en sciences sociales sur le Maghreb et le Moyen-Orient.

Comme homme d'affaires, il a créé l'entreprise Al Tayyar Energy dans le domaine des énergies renouvelables.

Publication[modifier | modifier le code]

  • Journal d'un prince banni. Demain, le Maroc, Paris, Éditions Grasset et Fasquelle, coll. « Documents Français », 2014, 380 p. (ISBN 978-2-246-85165-3)
  • Le site Moulay Hicham Textes Choisis rassemble tous les textes, articles et communications publiés par Moulay Hicham
  • L'autre Maroc', publié dans la revue Pouvoirs en avril 2013 est une projections du Maroc dans cinq ans, au lendemain de la « Révolution du cumin » : par le moyen de cette projection, sans recours à la politique-fiction, le bilan des blocages actuels est dressé a posteriori, à partir des solutions trouvées.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]