Hiérophanie

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Le terme hiérophanie (nom féminin, du grec "ἱερός" (hieros), "sacré", "saint" et "φαίνειν" (phainein), révélé) dont le sens est « manifestation du sacré » a été créé par Mircea Eliade dans son Traité d'histoire des religions. Ce vocable est issu du mot hiérophante. On le retrouve également dans bon nombre de ses ouvrages comme dans Le sacré et le profane.

Citations[modifier | modifier le code]

« La hiérophanie, qui désigne la manifestation du sacré, consiste non pas en l’irruption d’une puissance numineuse extérieure dans le domaine profane, mais s’exprime dans un regard neuf sur ce qui nous entoure et sur nous-même, la vision pure. »[1]

"Dans l’étendue homogène et infinie, où aucun point de repère n’est possible, dans laquelle aucune orientation ne peut s’effectuer, la hiérophanie révèle un « point fixe » absolu, un « centre »"[2].

"À l’origine de toute tradition religieuse se trouve, selon Mircea Eliade, un événement fondateur ou hiérophanie. La capacité d’une religion à évoluer reposera donc sur la manière plus ou moins souple dont cette hiérophanie est transmise par la tradition."[3]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Philippe Cornu, Le bouddhisme : une philosophie du bonheur ?, Paris, Le Seuil, 2013, p. 71
  2. Mircea Eliade, Le Sacré et le profane
  3. Gérard Donnadieu, De l'évolution dans les religions