Heureux comme Lazzaro

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Heureux comme Lazzaro
Titre original Lazzaro felice
Réalisation Alice Rohrwacher
Scénario Alice Rohrwacher
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de l'Italie Italie
Genre dramatique
Durée 130 minutes
Sortie 2018

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Heureux comme Lazzaro (Lazzaro felice) est un film dramatique italien écrit et réalisé par Alice Rohrwacher, sorti en 2018. Le film est en sélection officielle au festival de Cannes 2018[1] et reçoit le prix du scénario[2].

Synopsis[modifier | modifier le code]

À l’Inviolata, un hameau agricole de Lombardie resté à l’écart du monde et du modernisme, règne la marquise Alfonsina de Luna. Elle vit dans une demeure décrépite et impose à 54 paysans, hommes, femmes et enfants, un servage de type médiéval à la technologie rudimentaire, et assume ouvertement cet esclavage avec l'aide zélée d'un comptable malhonnête, au prétexte que le peuple accepte la soumission. Lazzaro, un jeune paysan naïf et plein de bonté, lui aussi exploité par ses pairs, travaille dur sans protester. Il rencontre Tancredi, fils d'Alfonsina, jeune noble arrogant qui s’ennuie dans ce monde autarcique. Par jeu, Tancredi organise son propre enlèvement en demandant une rançon à sa mère pour fuir vers la ville. L'aide de Lazzaro à Tancredi scelle leur amitié.

Alors que Lazzaro chute d'une falaise et qu'il se trouve en présence d'un loup protecteur, la police italienne découvre l'escroquerie de la marquise, ce qui provoque un grand scandale régional sur l'esclavage moderne. Les familles de paysans sont libérées et les autorités promettent de les réinsérer dans la société urbaine voisine. Lazarro se réveille de son accident, retrouve l'Inviolata abandonnée de ses occupants et part à la recherche des siens et de Tancredi. Quand il les retrouve dans un bidonville, se livrant à de petits larcins pour survivre, ils ont vieilli de 30 ans alors que lui est resté jeune.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Critiques[modifier | modifier le code]

Heureux comme Lazzaro
Score cumulé
SiteNote
Metacritic87/100
Rotten Tomatoes89 %
Compilation des critiques
PériodiqueNote
Les Fiches du cinéma5.0 étoiles sur 5
Télérama4.0 étoiles sur 5
Libération3.0 étoiles sur 5
Première2.0 étoiles sur 5
Le Figaro1.0 étoiles sur 5

À l'international, le film a convaincu la critique, recueillant 89 % de critiques favorables, avec un score moyen de 7,810 et sur la base de 75 critiques collectées, sur le site Rotten Tomatoes[4]. Sur le site Metacritic, il obtient un score de 87100, sur la base de 27 critiques collectées[5].

En France, le film reçoit une moyenne de 3,4 étoiles sur 5 pour les critiques presse et 3,7 pour les critiques spectateurs sur le site Allociné[6]. Parmi les bonnes critiques, la revue spécialisée Les Fiches du cinéma qualifie le film d'« étonnant chef-d’œuvre » par le fait qu'il arrive à « atteindre des sommets apicaux de douceur et de dureté mêlées, avec une limpidité de parabole et une emprise sur le réel d’une prégnance étourdissante ». Emily Barnett de Marie Claire se félicite que la réalisatrice arrive à faire réfléchir en posant « une réflexion sur l'argent et les systèmes de domination »[6]. Télérama, sous la plume de Jacques Morice, loue la personnalité du personnage principal « un simple d’esprit d’une infinie bonté, imperturbable héros » et la diversité des sujets abordés dans le long métrage que sont « l’injustice, la servilité, la dignité »[6].

Plus mitigé, Baptiste Thion pour Le Journal du dimanche, évoque « quelques passages à vide au début » mais est conquis par le résultat final en particulier par la « sensibilité, sa poésie classique et particulière, son empathie pour les laissés-pour-compte »[6]. Libération, représenté par Jérémy Piette, évoque la moralité du film qui semble être « dans un contre-mouvement ou un acte manqué » en reprochant à l’œuvre de se concentrer sur le « passé pourtant vicié qu’à embrasser tout simplement le présent »[6].

Du côté des critiques négatives, Gaël Golhen de Première caractérise le long métrage comme « un manifeste un peu trop appuyé sur la décroissance où le style pseudo-documentaire a remplacé la clarté lumineuse » ainsi que Alice Rohrwacher « semble paumée » sur la personnalité de Lazzaro. La rédaction du journal Le Figaro évoque « le propos est sans équivoque dans le film : tout cet esclavage moderne est la faute des banques. Comme c'est une fable, il faut bien un loup »[6].

Box-office[modifier | modifier le code]

Lors de son exploitation, le film a rapporté 1 561 024 US$ au box-office mondial[7]. Heureux comme Lazzaro a réalisé, sur le sol français, 91 128 entrées pour une combinaison maximum de 97 salles[8].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Michel Frodon, « Cannes 2018, jour 6 : «3 visages» et «Heureux comme Lazzaro», le cinéma comme voyage, miracle et évidence », sur Slate, (consulté le 15 mai 2018).
  2. « Cannes 2018 : la Palme d’or couronne Hirokazu Kore-eda et son « Affaire de famille » », sur Le Monde, (consulté le 19 mai 2018).
  3. « StackPath », sur www.kodak.com (consulté le 3 mai 2019)
  4. (en) « Happy as Lazzaro (Lazzaro felice) », sur Rotten Tomatoes (consulté en juin 2019)
  5. (en) « Happy as Lazzaro », sur Metacritic (consulté en juin 2019)
  6. a b c d e et f « Heureux comme Lazzaro », sur Allociné (consulté en juin 2019)
  7. « Lazzaro felice (2018) », sur The-numbers.com (consulté en juin 2019)
  8. «  Heureux comme Lazzaro », sur JP's Box-Office.com (consulté en juin 2019)
  9. (es) « ‘Climax’, la película de terror francesa, gana el Festival de Cine de Sitges », sur La Vanguardia, (consulté le 13 octobre 2018).

Liens externes[modifier | modifier le code]