Hervé-René Martin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Hervé-René Martin est un écrivain français né le 9 janvier 1948, aussi bien romancier, auteur de textes érotiques qu'essayiste.

À la fin des années 90 il réalise un travail de recherche sur les notions de mondialisation puis de décroissance, publiant deux livres sur le sujet : "La mondialisation racontée à ceux qui la subissent" et "La fabrique du diable". En 2004, soucieux de mettre sa vie en cohérence avec ses écrits, il entreprend de construire dans la haute-vallée de l’Aude une maison en terre et en paille pour y mener une vie dépourvu de tout le superflu. L’expérience change profondément son analyse des mécanismes en jeu dans la crise économique, sociologique et écologique qui bouleverse aujourd’hui la planète. Il en fait le récit dans "Éloge de la simplicité volontaire", qu’il conclut en annonçant une nouvelle orientation de sa réflexion : « Quand on a creusé jusqu’à plus soif les champs de la critique sociale, puis essayé de mettre si peu que ce soit sa vie en cohérence avec ses idées, il ne reste guère d’autre choix que d’explorer une vision transcendante. » C’est cette vision où le sacré retrouve toute sa place qu’il explore avec sa compagne dans "Nous réconcilier avec la terre". Leur conclusion est que l’avenir de l’humanité passe par un saut de conscience et que, avant même d'être politique, l’enjeu est désormais d’ordre spirituel.

En 2011, désireux de s'offrir une plus grande liberté éditoriale, Hervé René Martin s'installe comme écrivain biographe et rewriter scientifique.

La mondialisation racontée à ceux qui la subissent[modifier | modifier le code]

Documenté et référencé comme un livre d'économie,cet essai romancé met en scène un jeune statisticien et son épouse institutrice dont les visions du monde se trouvent à l'opposé l'une de l'autre. Lui croit dur comme fer à la société de consommation dont son métier le charge de tracer les courbes et calculer les indices de croissance. Elle, sait que le bonheur ne se calcule pas avec des chiffres et rêve de s'occuper d'une classe unique dans un petit village de montagne. C'est en rentrant de leur voyage de noces qu'elle reçoit l'affectation de ses rêves et lui sa lettre de licenciement. Si au début il la suit contraint et forcé, il va peu à peu s'ouvrir à un nouveau mode de vie dont il ignorait qu'il pouvait exister. Un mode de vie où priment les relations humaines sur les échanges commerciaux et le "faire soi-même" sur l'acte d'achat. Bientôt contacté par un groupe mystérieux qui le charge d'enquêter sur les signes avant-coureurs d'une nouvelle société en train de se former tandis que s'écroule inéluctablement la "civilisation du superflu", il nous livre un rapport aussi accablant sur cette dernière que porteur d'espoir sur les nouveaux modes coopératifs en train d'émerger un peu partout à travers le monde.

Citations[modifier | modifier le code]

« Une personne heureuse ne consomme pas d'antidépresseurs, ne consulte pas de psychiatres, ne tente pas de se suicider, ne casse pas les vitrines des magasins, n'achète pas à longueur de journées des objets aussi coûteux qu'inutiles, bref, ne participe que très faiblement à l'activité économique de la société » (La mondialisation racontée..., p. 15).

« La véritable intelligence se mesurera désormais à notre faculté à vivre en harmonie avec le peu de nature subsistant à la surface de la planète, à nous contenter du strict nécessaire pour ce qui est des biens matériels, à nous conduire comme des individus à la fois sociaux et autonomes, à user jusqu'à la corde les forces de vie en nous afin de n'être encombrés par rien à l'heure de mourir. » ("La Fabrique du diable", p. 253)

« Les notions d'évolution et de progrès sont éminemment subjectives, voire anecdotiques, comparées à l'urgence de la seule question qui vaille : Que m'est-il permis de faire sur un territoire donné où j'espère pouvoir vivre durablement ? Ne pas le détruire, ne pas le souiller inutilement, cueillir les fruits nécessaires à ma subsistance sans mettre en péril la vie de l'arbre qui les porte. » ("Éloge de la simplicité volontaire", p. 117)

« La science nous coupe de l'humilité face à la réalité de la condition humaine. Nous avons cru qu'elle nous délivrerait de la peur, elle ne fait que nous y enfermer. » ("Nous réconcilier avec la terre", p. 233)

« Mes actions sont guidées par la conviction que la seule porte d'entrée à une transformation positive de l'humanité se trouve dans l'individu. En chacun de nous. L'humanité ne peut pas changer. Seuls les individus le peuvent. Et alors l'humanité change. Bien sûr, telle politique peut être bénéfique et telle autre mauvaise. Mais qu'est-ce que la politique si ce n'est le gouvernement que les humains s'appliquent à eux-mêmes ? Si la politique est corrompue, nous le sommes aussi. Pour que la politique change nous devons changer. Il n'y a pas d'autre voie possible. » ("Nous réconcilier avec la terre", p. 40)

« L’homme n’est pas un étranger dans l’univers. Il en est le principe de détermination, c’est-à-dire de liberté. Il ne peut pas plus se soustraire aux forces qui le gouvernent que le marin pris dans la tempête ne peut s’évader de la puissance destructrice des vents. Mais comme ce dernier, par l’art de la navigation, commande l’orientation de son esquif afin de s’allier la vigueur des airs, il est dans la mesure de l’homme d’éclairer les forces aveugles qui le traversent, c’est-à-dire de leur donner un sens.  » ("Nous sommes tous nés d'un manque d'amour")

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Essais
  • La mondialisation racontée à ceux qui la subissent, Climats, 1999, essai et polar économique
  • La mondialisation racontée à ceux qui la subissent, 2e partie : La fabrique du diable, Climats, 2003
  • Éloge de la simplicité volontaire, Flammarion, 2007
  • Nous réconcilier avec la terre, Flammarion , 2009, en collaboration avec Claire Cavazza
Romans
  • Le fils de Minos, Le Rocher, 1989
  • La grâce perdue du boxeur, Climats, 2000
  • L'Origine du monde (tétralogie érotique) Climats
    • Vol. 1 : L'Éveil de Clémence, 1997
    • Vol. 2 : Le Buisson ardent, 1998
    • Vol. 3 : La disposition ou le complexe de Jonathan, 2000
    • Vol. 4 : La défloration, 2004

Liens externes[modifier | modifier le code]

lien