Hertha Ayrton

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Hertha Marks Ayrton
Helena Arsène Darmesteter - Portrait of Hertha Ayrton.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 69 ans)
LancingVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Phoebe Sarah MarksVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Conjoint
Enfant
Barbara Ayrton-Gould (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Domaines
Distinction

Hertha Marks Ayrton née Phoebe Sarah Marks (Portsea, Bexhill-on-Sea, ) est une mathématicienne, inventrice et ingénieure britannique. Elle est renommée entre autres pour ses travaux scientifiques sur l'arc électrique.

Enfance et éducation[modifier | modifier le code]

Hertha Ayrton est née Phoebe Sarah Marks à Portsea, Hampshire en Angleterre le 28 avril 1854. Elle était le troisième enfant de Levi Marksd, horloger d'origine polonaise et d'Alice Theresa Moss, couturière, fille de Joseph Moss, marchand de glace[1],[2].

Son père meurt en 1861, laissant la mère de Sarah avec sept enfants et un huitième à naître.

À neuf ans, Sarah est invitée par sa tante, qui a une école au nord de Londres. Elle vit avec ses cousins et reçoit une éducation à leurs côtés[3].

C'est grâce à ses cousins qu'elle est initiée aux mathématiques et aux sciences. À seize ans, elle devient gouvernante. Elle fait ses études supérieures au Girton College, à Cambridge, où elle est encadrée par Richard T. Glazebrook. Son inscription sera soutenue par l'auteur George Eliot qui travaillait alors sur Daniel Deronda. Le personnage de Mirah est parfois relié à Sarah[pas clair][2]. Pendant ses études à Cambridge, elle construit un sphygmomanomètre, dirige la chorale, fonde la brigade anti-incendie de Girton et fonde un club de mathématiques avec Charlotte Scott[3].

Elle passe en 1880 l'examen universitaire de Cambridge, le tripos, mais n'obtient pas de diplôme, puisqu'à cette époque Cambridge n'accorde pas de diplôme aux femmes, mais seulement des certificats. En 1881, elle obtient sa licence à l'université de Londres[4].

Elle épouse en 1885 William Edward Ayrton, ils ont une fille, Barbara Ayrton-Gould (en), suffragiste, membre des United Suffragists (en) et du Parti travailliste[5]

Royal Society[modifier | modifier le code]

En 1902, Hertha Ayrton est la première femme à être proposée en tant que membre de la Royal Society, par le mathématicien et inventeur John Perry. La candidature d'Hertha Ayrton est rejetée à cause des avocats de la Society qui arrivent à justifier qu'une femme ne peut pas être membre de la RS. Le Sex Disqualification (Removal) Act 1919 et un Privy Council établissent, en 1929, l'égalité de la femme et rendent ces arguments pour que finalement, en 1944, la Royal Society admette des femmes en tant que membres[6].

Publications[modifier | modifier le code]

Distinctions et hommages[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en)« Hertha Ayrton | Jewish Women's Archive », sur jwa.org (consulté le 28 avril 2016)
  2. a et b (en)« Archives Hertha Ayrton biography - The IET », sur www.theiet.org (consulté le 28 avril 2016)
  3. a et b (en)« Sarah Ayrton », sur www.oxforddnb.com (consulté le 28 avril 2016)
  4. (en)« Hertha Marks Ayrton », sur www.agnesscott.edu (consulté le 28 avril 2016)
  5. Serena Kelly, « Gould, Barbara Bodichon Ayrton (1886–1950) », dans Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, (lire en ligne).
  6. (en) « Admission of Women into the Fellowship of the Royal Society », Notes and Records of the Royal Society of London, The Royal Society, vol. 4, no 1,‎ , p. 39 (DOI 10.1098/rsnr.1946.0006)
  7. « Google Doodle Honors Scientist Hertha Marks Ayrton » (consulté le 28 avril 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]