Heroes of Might and Magic: A Strategic Quest

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Heroes of Might and Magic
A Strategic Quest
Éditeur New World Computing
Développeur New World Computing
Concepteur Jon Van Caneghem
Mark Caldwell (PE/Prog.)

Date de sortie 31 août 1995
Genre Stratégie au tour par tour
Jeu 4X
Mode de jeu Un joueur, multijoueur
Plate-forme MS-DOS, Windows, Mac OS, Game Boy Color
Média CD-ROM, cartouche
Langue Français
Contrôle Clavier et/ou Souris

Évaluation ESRB : KA ?

Heroes of Might and Magic: A Strategic Quest (souvent abrégé en HoMM ou Heroes) est un jeu vidéo de stratégie au tour par tour développé et publié par New World Computing le 31 août 1995. Le joueur peut choisir de contrôler un des quatre types de personnages du jeu – un chevalier, un barbare, un sorcier ou un magicien – et doit lutter contre ses adversaires pour le contrôle de châteaux et des ressources du monde d’Enroth. Chaque type de personnage correspond à un type de château auquel sont associés des unités spécifiques pouvant être recruté par le joueur et être intégrés dans des armées. Celles-ci sont commandées par des héros disposants de bonus particulier, pouvant apprendre des sorts et gagner de l’expérience pour devenir plus puissants. Le jeu a été réédité sur Game Boy Color en juin 2000[1].

Trame[modifier | modifier le code]

Univers[modifier | modifier le code]

Heroes of Might and Magic prend place dans un monde imaginaire de type médiéval-fantastique appelé Enroth et peuplé de créatures issues des mythes et des légendes.

Scénario[modifier | modifier le code]

Le jeu raconte l’histoire du seigneur Morglin Ironfist qui, suite à l’assassinat de son père, se voit forcé de fuir son royaume natal dont il est le souverain légitime pour échapper à l’usurpateur Ragnar. Ironfist et ses hommes traversent alors un portail magique qui les transporte dans un monde étrange où règne l’anarchie - Enroth - dans lequel Ironfist ne tarde pas à découvrir la présence de trois autres chefs de guerre : Le barbare Slayer, la magicienne Lamanda et le sorcier Alamar. S’ensuit un lutte acharné entre les quatre protagonistes pour le contrôle d’Enroth[2]. Dans la campagne, le joueur peut amener n’importe lequel des quatre personnages à la victoire mais la suite de la série considère que c’est Ironfist qui parvient finalement à vaincre ses adversaires.

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Heroes of Might and Magic est un jeu de stratégie au tour par tour, parfois classé dans le sous-genre des jeux 4X[3]. Le jeu intègre également des éléments de jeu vidéo de rôle bien que le joueur y commande des armées, et non simplement un ou plusieurs aventuriers comme dans un jeu de rôle classique[4]. Comme son prédécesseur, King's Bounty, il propose deux phases de jeu distinctes : une phase stratégique (écran d’aventure) où le joueur déplace son héros sur la carte et gère ses cités et ses ressources, et une phase tactique (écran de combat) prenant place sur un plateau divisé en cases hexagonales sur lequel se déroule les affrontements[3].

Aventure[modifier | modifier le code]

Sur l’écran d’aventure, le joueur dirige son armée afin de récupérer des trésors et de prendre le contrôle de cités, de châteaux et de sites de production générant des ressources. Grâce à ces ressources, il peut développer les infrastructures de son château ou recruter des créatures pour renforcer l’armée de son héros[5]. La phase stratégique se déroule au tour par tour, chaque tour correspondant à une journée, et le joueur ne peut effectuer qu’un certain nombre d’action par jour. Les déplacements d’un héros dépendent ainsi du nombre de points de mouvement dont celui-ci dispose et le joueur ne peut construire qu’un nouveau bâtiment par tour dans ses cités.

Comme dans un jeu de rôle, les héros gagnent des points d’expériences qui leur permettent de progresser dans 6 domaines de compétences. Ils peuvent également récupérer des artefacts qui permettent d’améliorer leurs caractéristiques[5]. Les caractéristiques d’attaque et de défense du héros se traduisent par des bonus s’appliquant à ses troupes alors que ses caractéristiques de magie et de connaissance déterminent sa capacité à lancer des sorts. Chaque héros peut en effet apprendre certains des 25 sorts disponibles dans le jeu. Ces sorts ont des effets variés, certains peuvent par exemple être lancé sur le carte du monde pour trouver des ressources, d’autres pouvant être lancé pendant un combat pour renforcer les troupes du héros ou tuer les créatures adverses[6].

Gestion[modifier | modifier le code]

La principale ressource du jeu est l’or dont le joueur a besoin pour recruter les de troupes et les héros mais aussi pour développer ses bases. Les cités, places fortes et mines d’or que le joueur contrôle lui assurent un revenu journalier en or, le joueur pouvant en trouver des quantités supplémentaires en explorant la carte avec son héros à la recherche de trésors. Les autres ressources sont utilisées de manière plus spécifique. Le bois est par exemple principalement utilisé pour la construction et les ressources les plus rares, comme le mercure, le sulfure ou le cristal, sont surtout nécessaires pour construire les bâtiments les plus évolués et recruter les unités les plus puissantes. Pour ces ressources, le joueur ne peut compter que sur son contrôle des sites de production ou sur ce qu’il peut trouver en explorant la carte[7].

Factions[modifier | modifier le code]

Quatre factions sont disponibles dans le jeu, chacune correspondant à un type de héros et disposant de troupes différentes[6]. Le chevalier peut par exemple recruter des troupes médiévales comme les archers ou les cavaliers alors que l’armée du barbare est composée de gobelins, d’orcs ou d’ogres. Le mage peut lui recruter des créatures fantastiques comme les centaures ou les dragons et la sorcière dispose en autres d’elfes, de druides ou de licornes[8].

Combats[modifier | modifier le code]

Lorsqu’un des héros du joueur rencontre un groupe de créature ou un héros adverse, le jeu bascule dans une vue spécifique dédiée au combat. Le champ de bataille se présente sous la forme d’un plan de jeu constitué de cases hexagonales sur lesquels sont réparties les troupes des armées qui s’affrontent. Chaque type de troupes est représenté par une seule unité dont la puissance et la résistance sont déterminées par le nombre d’unité de ce type que le joueur possède. Comme dans la carte du monde, les combats se déroulent au tour par tour, chaque joueur pouvant déplacer ses unités chacun à son tour en fonction du nombre de points de mouvement dont celles-ci disposent[7],[6]. Chaque unité possède ses propres caractéristiques : les points de vie, la vitesse qui détermine l’ordre dans lequel les unités attaquent pendant un combat et l’attaque et la défense qui détermine son potentiel de frappe et sa résistance et qui sont augmenter par celles du héros. Certaines unités dispose en plus de capacités spéciales : les licornes peuvent par exemple aveugler leurs ennemis pour les empêcher d’attaquer et les hydres peuvent attaquer plus ennemis en même temps. La chance et le moral, qui peut être augmenté en visitant une fontaine ou la taverne, influent sur la puissance des unités en leur permettant parfois d’attaquer deux fois[5].

Interface[modifier | modifier le code]

La majeure partie de l’écran d'aventure est occupé par l’écran de jeu principal, représentant la carte du monde, où le joueur peut définir les déplacements de ses héros et obtenir des informations sur les unités ennemies ou les trésors. En haut à droite se trouve la carte de l’ensemble des territoires pouvant être exploré. En dessous, des icônes permettent au joueur de sélectionner un de ses héros ou châteaux. En bas à droite sont affiché le nom du héros sélectionné et la liste des troupes qui l’accompagnent. Enfin, juste au-dessus, six boutons permettent d’accéder aux principales fonctionnalités du jeu : la carte, le livre des quêtes, l’écran de sauvegarde et le passage au tour suivant[5].

Un écran de statistiques liste des renseignements sur les possessions, les ressources et l’état des finances du joueur. En construisant une guilde des voleurs, il peut également obtenir des informations du même type sur ses adversaires[5].

Modes de jeu[modifier | modifier le code]

Deux modes de jeu sont disponibles dans Heroes of Might and Magic. Le mode campagne est une série de scénario racontant la tentative de conquête du monde d’Enroth par les quatre protagonistes du jeu: Le chevalier Ironfist, le barbare Slayer, la magicienne Lamanda et le sorcier Alamar. Le mode standard permet au joueur d’affronter jusqu'à trois adversaires contrôlés par l’ordinateur ou par d’autres joueurs, le mode multijoueur permettant de jouer à plusieurs sur le même ordinateur (hotseat), en réseau local ou par modem[7],[6].

Versions[modifier | modifier le code]

Le jeu est réédité par New World Computing en 2002 dans une compilation, Heroes of Might and Magic Platinium Edition, regroupant les trois premiers jeux de la série et leurs extensions[9].

Accueil[modifier | modifier le code]

Aperçu des notes obtenues
Heroes of Might and Magic
Média Pays Note
AllGame GB 4,5/5[7].
Computer Gaming World US 5/5[10]
GameSpot GB 75 %[6]
Gen4 FR 64 %[11]
Joystick FR 89 %[5]
Compilations de notes
MobyGames US 84 %[12]

Postérité[modifier | modifier le code]

Après la sortie du jeu, New World Computing en développe une première suite reprenant dans les grandes lignes son concept mais en améliorant ses graphismes, son interface et son système de jeu avec l’ajout de deux nouvelles factions, d’un nouveau système de magie et de nouvelles options en matière de personnalisation des héros et des créatures.. Baptisée Heroes of Might and Magic II: The Succession Wars, elle est publié par The 3DO Company en 1996 et connait un certain succès critique, qui lui vaut d’être considéré comme le jeu ayant popularisé la série[13]. Surfant sur ce succès, 3DO confie le développement d’une extension à Cyberlore Studios, qui est publié en 1997, pendant que New World Computing développe une nouvelle suite. Baptisée Heroes of Might and Magic III: Restoration of Erathia, celle-ci est publiée par 3DO en 1999 et reprend le principe de ses prédécesseurs concept mais en améliorant ses graphismes et en ajoutant notamment de nouvelles factions et une nouvelle dimension à la carte stratégique avec l'introduction d'un niveau souterrain[14]. À sa sortie, le jeu connait un certain succès critique et commercial et il est généralement considéré comme le meilleur épisode de la série[13]. Surfant sur ce succès, 3DO en publie deux extensions, Armageddon's Blade et Shadow of Death, puis une nouvelle suite développé par New World Computing, Heroes of Might and Magic IV, qui sort en 2002. Cette dernière inclue quelques innovations, par rapport au gameplay des trois premiers opus de la série, permettant par exemple aux héros de participer aux affrontements[15].

Après la banqueroute de 3DO en 2003, la franchise est racheté par Ubisoft[16] qui en tire trois nouvelles suites : Heroes of Might and Magic V (2006), Might and Magic: Heroes VI (2011), et Might and Magic: Heroes VI (2015).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Jason Bates, « Test de Heroes of Might and Magic sur Gameboy Color », sur IGN,‎ .
  2. New World Computing 1995, p. 54-71, Letters from Lord Ironfist.
  3. a et b (en) Adam Barnes, « The Bluffer’s Guide to Turn-Based Strategy », Retro Gamer, no 133,‎ , p. 74-82.
  4. (en) Matt Barton, Dungeons and Desktops: The History of Computer Role-Playing Games, CRC Press, , 451 p. (ISBN 9781439865248), « Chapter 1: An Introduction to Computer Role-Playing », p. 9.
  5. a, b, c, d, e et f Iansolo, « Heroes of Might and Magic », Joystick, no 64,‎ , p. 90-93.
  6. a, b, c, d et e (en) Trent C. Ward, « Test de Heroes of Might and Magic », sur GameSpot,‎ .
  7. a, b, c et d (en) Lisa Karen Savignano, « Test de Heroes of Might and Magic », sur AllGame.
  8. New World Computing 1995, p. 80-88.
  9. (en) « Heroes of Might and Magic II Platinium Edition », sur GameSpot.
  10. (en) Jason Kapalka, « Test de Heroes of Might and Magic », Computer Gaming World, no 137,‎ , p. 362-366 (lire en ligne).
  11. Didier Latil, « Test de Heroes of Might and Magic », Gen4, no 81,‎ , p. 126-127.
  12. (en) « Scores obtenus par Heroes of Might and Magic », sur MobyGames.
  13. a et b Vinsssounet, « Test de Heroes of Might and Magic II sur PC », sur Jeuxvideo.com,‎ .
  14. Rémy Goavec, « Heroes of Might and Magic III: Démons et merveilles », Gen4, no 124,‎ , p. 134-140.
  15. Iansolo, « Heroes of Might and Magic IV », Joystick, no 138,‎ , p. 82-90.
  16. (en) Tim Surette, « Ubisoft casts new Might and Magic PC game », sur Gamespot,‎ .

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.