Hernando Viñes

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Hernando Viñes
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Naissance
Décès
(à 88 ans)
Paris, France
Nom de naissance
Hernando Viñes Soto
Nationalité
Drapeau : Espagne Espagnol
Activité
Lieu de travail
Mouvement

Hernando Viñes Soto, né à Paris le et mort à Paris le (à 88 ans), est un peintre espagnol, bien que né et installé en France. Il fait partie de la nouvelle École de Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Apprentissage[modifier | modifier le code]

Il est le fils d'un ingénieur français d'origine catalane et de María Soto (fille d'un ex-président du Honduras et d'une native guatemalteque), et le neveu du pianiste Ricardo Viñes[1]. Avec l'éclatement de la Première Guerre mondiale, les Viñes abandonnent Paris et après avoir traverser plusieurs régions de France, ils s'installent à Madrid. Une visite au musée du Prado lorsqu'il a douze ans et le soutien de sa mère déterminent sa vocation. Ainsi, quand il revient à Paris en 1919, il présente ses travaux à Picasso, qui lui conseille d'entrer à l'Ateliers d'art sacré, fondée par Maurice Denis et George Desvallières. Plus tard, il assiste également aux classes d'André Lhote et travaille dans le studio de Gino Severini[1]. En 1922, il visite l'Abbaye Saint-Dominique de Silos avec son père.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

En 1923, il participe comme décorateur à la création mondiale des Tréteaux de Maître Pierre de Manuel de Falla et expose pour la première fois au Salon d'automne de Paris et devient proche de Manuel Ángeles Ortiz, qui le fait entrer dans le cercle des poètes espagnols qui s'appellerait l'École de Paris, avec notamment Joaquín Peinado (avec qui il partage un studio), Celso Lagar, Pancho Cossío, Ismael de la Serna et Francisco Bores[1]. Il exposera régulièrement avec eux dans les galeries Percier et Max Berger[1].

En 1931, il se marie avec Lulú Jourdain (fille du décorateur, écrivain et homme politique Francis Jourdain)[1], qui deviendra sa muse et modèle habituel. Le , Lulú et Hernando célèbrent un grand dîner d'adieu à l'Hostal Cervantes de Madrid, auquel assistent, entre autres Luis Buñuel, les frères Francisco et Federico García Lorca, Rafael Alberti, Miguel Hernández, Pablo Neruda, María Teresa León, José Caballero et Pepín Bello. Deux mois plus tard, éclate la Guerre civile espagnole. Viñes participe aux activités antifranquistes et est l'un des artisans du Pabellón de la República Española (es).

En automne 1939, aussitôt leur fille Nina née, Hernando et Lulú doivent fuir la Paris occupée par les allemands et se réfugier à Saint-Jean-de-Luz, à la frontière franco-espagnole. Sa riche peinture colorée fauviste devient nécessairement intimiste. Bien qu'en 1946 il participe avec Francisco Bores, Óscar Domínguez, Ginés Parra, José Palmeiro, Joaquín Peinado et Pablo Picasso, à l'exposition Arte de la escuela republicana dans le Palais Manés de Prague, il se voit obligé de donner des cours de guitare pour survivre, entre 1948 et 1963.

Son retour à la vie artistique arrive avec la rétrospective de son œuvre organisée par le musée d'art moderne (es) de Madrid en 1965. Dès lors, les expositions se succèdent.

En 1985, il reçoit la Médaille d'or du mérite des beaux-arts par le Ministère de l'Éducation, de la Culture et des Sports[2].

La même année, il se soumet à une opération pulmonaire à Paris avant d'y mourir en 1993 à 88 ans.

Son œuvre est conservée au Centre Pompidou de Paris ; au Musée Reina Sofía de Madrid ; aux musées de Castres et Albi ; au Musée national de Prague ; au Musée d'art de Tel Aviv en Israël ; ainsi que dans plusieurs institutions d'Amérique latine et des États-Unis[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f « Sa vie-son œuvre. Biographie », sur hernandovines.com (consulté le 31 août 2013)
  2. (es) Juan Carlos Ier et Javier Solana Madariaga, « REAL DECRETO 1062/1985 de 19 de junio, por el que se concede la Medalla al mérito en las Bellas Artes, en su categoria de Oro, a las personas y Entidades que se citan », Boletin de Estado, Madrid, no 158,‎ , p. 20959 (lire en ligne).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Gobin, Hernando Viñes. Sa vie, son œuvre : (prólogo de Nina Gubish-Viñes), Paris, Isabelle Boisgirard, (ISBN 2-908090-04-X)
  • (es) Plusieurs auteurs, Hernando Viñes. Retrospectiva 1927/1983, Madrid, Fundación Telefónica, , 64 p. (ISBN 84-89884-11-0, OCLC 43311338)
  • Alain Gobin, Viñes, "La Rousse" : genèse d'un tableau, Paris, 76-Le Havre, , 64 p. (ISBN 84-85122-02-X)
  • (es) A. M. Campoy, Hernando Viñes, Madrid, Ediciones Theo, , 64 p. (ISBN 2-9519862-1-1)
  • Catalogue de l'exposition « Hernando Viñes : 1930-1987 ». Galería Daniel Cardani, Madrid, 2001.
  • Catalogue de l'exposition « Hernando Viñes : 1904-1993 ». Commissaire : Violaya Sánchez. Málaga. Fundación Unicaja, 2009.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]