Hermine Lecomte du Nouÿ

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Hermine Lecomte du Nouÿ
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 61 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Hermine OudinotVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Pierre GuérandeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Père
Fratrie
Conjoint
Enfant
Prononciation

Hermine-Augustine-Eugénie Lecomte du Nouÿ, née Hermine Oudinot à Paris (France) le et décédée à Paris (France) le , est une femme de lettres française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est la fille du peintre verrier Eugène Oudinot. Elle épousa en 1876 André Lecomte du Nouÿ architecte français. Leur fils, Pierre Lecomte du Nouÿ est un mathématicien, biophysicien, écrivain et philosophe français. Elle est la sœur de Camille Oudinot romancier et auteur dramatique.

En 1896, elle marque la littérature par un roman intitulé Amitié amoureuse : ce roman devient un succès mondial. Ce fait va la déterminer à signer certaines de ces futures œuvres par « l'auteur d'Amitié amoureuse ».

Elle publie régulièrement sous le pseudonyme de Pierre Guérande. Elle tient un salon littéraire très prisé à l'époque et elle assure la rubrique de la critique littéraire de la revue La Vie heureuse.

La fausse correspondance avec Guy de Maupassant[modifier | modifier le code]

Pendant des années le nom de Guy de Maupassant fut lié à Hermine (nommée « Madame X »), par une prétendue correspondance. L'affaire a commencé le 25 octobre 1912 avec la publication d'un premier article « Guy de Maupassant intime (notes d'une amie) » signé par une mystérieuse « Madame X », dans la revue La Grande Revue qui contenait une lettre de Maupassant. De la même manière en 1913, la revue va publier deux autres lettres (le 25 mars 1913 et le 10 avril 1913).

Finalement, dans les années 1990, un chercheur découvre que « Madame X » n'est autre qu'Adrien Le Corbeau (autres pseudonymes utilisés : Adrian Corbul ou Radu Baltag, de son vrai nom : Claude Rodolphe Bernhaut), un ami de Victor Eftimiu. Ce dernier, dans le journal roumain Dimineata du , dévoile la farce de la correspondance ainsi que l'échec du « projet » des œuvres d'un « fils naturel de Maupassant »[1].

Enfin, les « fausses lettres », attribuées à tort, furent retirées (ou signalées comme supposées) dans la nouvelle édition Maupassant de la collection Pléiade.

Toutefois, dans la biographie qu’il consacre à Maupassant, Henri Troyat note que Hermine Lecomte de Noüy habite, à Etretat, une maison, « La Bicoque », voisine de celle de l’écrivain, que celui-ci se rend souvent chez elle, mais que rien ne permet d’affirmer des relations plus poussées. Cependant, écrit-il, « Maupassant prendra une telle place dans son existence que, bien plus tard, elle évoquera leur rencontre dans un roman publié anonymement Amitié amoureuse et dans un ouvrage de souvenirs En regardant passer la vie »[2].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • L'Erreur d'aimer (1893), avec une préface de Marcel Prévost
  • Steeple-chase, scènes de la vie mondaine en un acte 1896 pièce de théâtre écrite en collaboration avec Suzanne Reichenberg
  • Amitié amoureuse (Calmann-Lévy, 1896)
  • Désobéissance criminelle (Hachette, 1899)
  • L'amour est mon péché (Calmann-Lévy, 1899)
  • Le Doute plus fort que l'amour (Calmann-Lévy, 1900)
  • Mater dolorosa (Calmann-Lévy, 1901), en collaboration avec Maurice de Waleffe
  • Maudit soit l'amour (Calmann-Lévy, 1901), en collaboration avec Maurice de Waleffe
  • Hésitation sentimentale (Calmann-Lévy, 1902)
  • En regardant passer la vie (Paul Ollendorff, 1903), en collaboration avec Henri Amic
  • La Joie d'aimer (Calmann-Lévy, 1904, en collaboration avec Henri Amic
  • Les serments ont des ailes (Calmann-Lévy, 1904, en collaboration avec Henri Amic
  • Jours passés (1908), en collaboration avec Henri Amic
  • L'amour guette (1908), en collaboration avec Jean de Fossendal
  • La Route interrompue (Pierre Lafitte, 1910), traduction en collaboration avec B. Mayra

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D'après Jacques Bienvenu qui découvrit le secret d'Adrien Le Corbeau : rapporté par Philippe Di Folco in Les Grandes Impostures littéraires, Paris, Écriture, 2005, p. 145-150 (ISBN 978-2-909240-70-1)
  2. Henri Troyat, Maupassant, éd. Flammarion, 1989, p. 147-148.

Liens externes[modifier | modifier le code]