Aller au contenu

Hermeto Pascoal

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Hermeto Pascoal
Hermeto Pascoal en 2023.
Biographie
Naissance
Décès
Pseudonyme
O BruxoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Activités
Période d'activité
Autres informations
Instrument
Label
Genre artistique
Site web
Distinction

Hermeto Pascoal, né le à Arapiraca (État d'Alagoas) et mort le à Rio de Janeiro[1], est un musicien brésilien, compositeur et multi-instrumentiste.

Il remporte un Latin Grammy Award en 2019[2].

Présentation

[modifier | modifier le code]

Hermeto Pascoal est un musicien et compositeur prolifique qui transcende toutes tentatives de catégorisation. Il utilise souvent des instruments peu usités : des théières, des jouets d'enfants, des boîtes en plastique, des objets trouvés ici ou là, voire (sans leur faire de mal) des animaux vivants. Il emploie la nature comme base de ses compositions, comme dans Música da Lagoa où les musiciens immergés dans un lagon font des bulles et jouent de la flûte. C'est un soliste énergique et virtuose qui peut jouer avec facilité de presque n'importe quel instrument : les instruments à clavier, le bandonéon, le saxophone, la guitare, la flûte[3], divers cuivres, les percussions et divers instruments folkloriques. Lors d'une émission télévisée brésilienne en 1999, il chante dans une tasse, la bouche partiellement immergée dans l'eau.

Compositeur prolifique, il devient célèbre grâce son projet Calendário do Som dans lequel il compose une chanson par jour, afin que tout le monde en ait une pour son anniversaire.

Connu sous les noms o bruxo (le sorcier), o mago (le magicien) ou o campeão (le champion), Hermeto Pascoal est albinos. Moqué dans son enfance, il dit apprécier les États-Unis car il s'y sent respecté pour sa musique, n'y étant pas considéré comme un « monstre » par les gens dans la rue. Il finit cependant par être bien connu et très respecté dans son pays. Il vit avec sa femme, Aline Morena dans la ville natale de cette dernière, Curitiba, jusqu'à sa mort le [2].

Hermeto Pascoal naît à Lagoa da Canoa, district d'Arapiraca, dans le Nordeste brésilien, probablement en [4]. Son père est forgeron[5]. À dix ans, il a commencé à jouer de la flûte et de l'accordéon et s'est rapidement produit en duo avec son frère aîné, José Neto. En 1950, la famille déménage à Recife où les deux frères jouent ensemble de l'accordéon pour des radios locales.

La carrière d'Hermeto Pascoal débute réellement en 1964, lorsqu'il participe comme musicien à plusieurs enregistrements de musique brésilienne avec des groupes relativement petits. Ces albums, aujourd'hui classiques, et les musiciens qui y ont participé (notamment Edu Lobo, Airto Moreira, Elis Regina, César Camargo Mariano) créent de nouvelles directions qui vont avoir une grande influence sur le jazz brésilien post-bossa.

Il commence à être connu internationalement après que Miles Davis l'a invité en 1970[2] à participer à l'album enregistré en studio Live-Evil, dans lequel il joue plusieurs de ses propres compositions. Miles Davis dit alors de lui qu'il est l'un des « musiciens les plus importants au monde »[6]. Des collaborations ultérieures incluent des musiciens brésiliens tels qu'Airto Moreira et Flora Purim. À partir de la fin des années 1970, il se produit essentiellement avec ses propres groupes, jouant dans nombre de lieux prestigieux, notamment au Festival de Jazz de Montreux en 1979.

Il participe à de nombreux festivals comme Jazz in Marciac[7], le Festival de jazz d'Orléans, Jazz sous les pommiers, Paris Jazz Festival, le Red Sea Jazz Festival à Eilat, le Festival international de jazz de São Paulo, Live Under the Sky à Tokyo.

Il soutient publiquement le chef Raoni contre le barrage de Belo Monte.

En 2019, il remporte un Latin Grammy Award pour son album Hermeto Pascoal e Sua Visão Original do Forró[2].

Alors qu'il devait jouer avec son groupe Mothership au Festival Acessa BH à Belo Horizonte le , Hermeto Pascoal, hospitalisé depuis deux jours à l'hôpital Samaritano Barra au sud-ouest de Rio de Janeiro, y décède à l'âge de 89 ans[1].

Discographie

[modifier | modifier le code]
  • Hermeto (Cobblestone, 1970, réédité en CD avec le titre Brazilian Adventure)
  • A Música Livre De Hermeto Pascoal (Phonogram, 1973)
  • Porco Na Festa // Rainha do Mar (single) (RCA Victor, 1975)
  • Slaves Mass (Warner, 1976)
  • Zabumbê-Bum-Á (Warner, 1979)
  • Ao Vivo Montreux Jazz Festival (Atlantic, 1979)
  • Cérebro Magnético (Atlantic, 1980)
  • Lagoa Da Canoa, Município De Arapiraca (1984)
  • Hermeto Pascoal & Grupo (1982, réédité en CD avec le titreThe Legendary Improviser)
  • Brasil Universo (1986)
  • Só Não Toca Quem Não Quer (1987)
  • Hermeto Solo - Por Diferentes Caminhos (1988)
  • Mundo Verde Esperança (1989, non édité)
  • Festa dos Deuses (Philips, 1992)
  • Instrumental no CCBB (1993, avec Renato Borghetti)
  • Eu E Eles (1999)[8]
  • Mundo Verde Esperança (2004)
  • Chimarrão com Rapadura (2006, avec Aline Morena)
  • Bodas de Latão (2010, avec Aline Morena)
  • Hermeto Pascoal: The Monash Sessions (2013)
  • Viajando com o som (2017 , enregistré en 1976)
  • No Mundo dos Sons (2017, double CD)
  • Natureza Universal (2018, Hermeto Pascoal & Big Band)
  • Made of Music (2018)
  • E sua visão original do forró (2018)
  • Hermeto Pascoal e Sua Visão Original do Forró (2019)
  • Pra Você, Ilza (2024)
  • Natural Feelings (1970)
  • Seeds On The Ground - The Natural Sounds Of Airto (1971)
  • Stone Alliance - Hermeto e Márcio Montarroyos (1980)
  • Montreux Jazz Festival (1982)
  • Instrumental No Ccbb - Renato Borghetti e Hermeto Pascoal (1993)
  • Brasil Musical - Série Música Viva - Pau Brasil e Hermeto Pascoal (1996)

Apparitions

[modifier | modifier le code]

Prix et récompenses

[modifier | modifier le code]

Références

[modifier | modifier le code]
  1. a et b (pt-BR) « Morre Hermeto Pascoal, ícone da música instrumental, aos 89 anos », sur O Globo, (consulté le )
  2. a b c et d Arnaud Quittelier, « Décès du multi-instrumentiste brésilien Hermeto Pascoal - RTBF Actus », sur RTBF (consulté le )
  3. « Hermeto Pascoal, derniers enchantements... | TSF Jazz », sur www.tsfjazz.com (consulté le )
  4. « La sagesse inventive d'Hermeto Pascoal », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  5. « Hermeto Pascoal et Nana Vasconcelos, sorciers des rythmes », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. Ghislain Chantepie, « Hermeto Pascoal : « La musique est ma respiration » », sur FIP, (consulté le )
  7. « À Jazz in Marciac, des astres de la musique brésilienne se sont croisés… », sur www.telerama.fr, (consulté le )
  8. « Brésil : Hermeto Pascoal auteur de plus d'une trentaine de disques, lance Eu e eles », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  9. « Grammy Latino: veja que são os indicados da 20ª edição do prêmio », sur g1, (consulté le ).

Liens externes

[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :