Hermanville

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Hermanville
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Luneray
Intercommunalité Saâne et Vienne
Code postal 76730
Code commune 76356
Démographie
Population
municipale
111 hab. (2013)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 49′ 14″ Nord 0° 59′ 21″ Est / 49.8205555556, 0.989166666667
Altitude Min. 32 m – Max. 94 m
Superficie 4,72 km2
Localisation

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Hermanville est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en Normandie (anc. Haute-Normandie).

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

HERMANVILLE prend l'origine de son nom dans le latin "Hermodivilla" que l'on trouve pour la première fois écrit dans un manuscrit du XIIe siècle (1,2) successivement sous des variantes, Hermetvilla, Hermevilla, Hermenvilla, Hermanvilla (3). La terminaison -villa désignait un domaine. C'était souvent en milieu rural une ferme ou un hameau avec ses terres d'exploitation. Et il était d'usage de rattacher un nom de lieu à celui du maître du lieu.

HERMANVILLE était donc possiblement, au début de son histoire, le domaine d'un dénommé Hermod, ou Herme ou Hermes, ou Herman.

À supposer qu'il s'agisse d'un nom de personne, le nom de Hermod viendrait du norrois, ancienne langue scandinave des Danois (Vikings) ; le nom de Herman viendrait du francique, ancienne langue germanique des Francs.

L'étymologie est comparable : Hermod signifiait à son origine nordique quelqu'un de vaillant au combat, et Herman signifiait à son origine germanique un homme d'armes (her- en rapport avec les armes, l'armée). On retrouve en français la même racine her dans héraut (chef d'armes) et dans héraldique (l'étude des armoiries, des blasons).

(1) Recueil des chartes du prieuré de Longueville de l'ordre de Cluny au diocèse de Rouen antérieures à 1204. D'après les originaux conservés aux archives de la Seine-Inférieure, par Paul Le Cacheux (1934) (2) Acte de donation de la dîme de la terre d'Hermanville au prieuré de Longueville : www.archivesdepartementales76.net/rechercher/archives-en-ligne/ (3) Dictionnaire topographique du département de la Seine-Maritime, par Charles de Beaurepaire, dom Jean Laporte, Paris, 1982-1984. http://cths.fr/dico-topo/

Histoire[modifier | modifier le code]

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L'histoire d'Hermanville s'inscrit dans l'histoire du pays de Caux, le Caux étant d'origine le pays des Calètes - en latin caleti, ancêtres des cauchois - une des peuplades gauloises qui seraient issues de l'invasion des celtes via le nord-est au second âge du fer (période dite de la Tène, à partir de 400 av. J-C).

Mais à quand remonte l'existence d'un lieu de vie, précisément à Hermanville, on ne saurait le dire. De l'époque pré-romaine à l'époque gallo-romaine, les données manquent pour une étude historique du peuplement local de cette région du Caux (cf. : Lucien Musset, « Essai sur le peuplement de la Normandie », Actes du deuxième congrès international d'archéologie médiévale (Caen, 1987).

César, dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules - de Bello Gallico, livre VII, 75 - rapporte que parmi les peuples que les Gaulois ont l'habitude d'appeler Armoricains, on compte les Calètes. Faut-il dès lors les rattacher à l'Armorique ou au Belgium, difficile de trancher, d'autant que Hermanville est à la limite nord-est du pays de Caux, et que les territoires n'ont cessé de bouger dans leurs découpages.

Au fil des invasions ultérieures, on a toutes les raisons de penser qu'il y a eu, après les Romains puis les Francs, envahissement de la région par les anglo-scandinaves, ces north men (hommes du nord = normands) que l'on appelle couramment "vikings". Pour indices toponymiques, la commune de Gueures jouxtant Hermanville tire son nom du danois (gøre) ou du norrois (gjera) qui pouvait désigner une fabrique. De même, la ville de Dieppe viendrait de djupr en norrois, signifiant profond (même origine que deep en anglais).

En fait, il faudra attendre les recherches de Jean Benoît Désiré Cochet (1850) sur les églises rurales pour en apprendre davantage sur le Moyen Âge d'Hermanville, notamment à travers son église Saint-Martin. Voici ce qu'il en écrit : Le corps-carré du clocher, placé entre chœur et nef, ressemble à tous ces clochers romands dont la Haute-Normandie s'est couverte au XIe et au XIIe siècle... [mais s'agissant du chœur] ce sanctuaire semble appartenir plutôt au XIIIe qu'au XIIe siècle. C'est dans ce chœur que fut découvert tardivement, en 1859, un carrelage émaillé qui recouvrait la tombe d'un chevalier du XIIIe siècle, identifié comme étant de la lignée des Masquerel. Leur litre seigneuriale - c'est-à-dire une ceinture de deuil autour du monument - entourait l'église au-dedans et au-dehors. Le sépulcre de ces grands seigneurs était au milieu du chœur. Leurs pierres tombales pavent les marches de l'autel, mais inscriptions et personnages sont effacés. Notons, d'après Cochet, que ce n'est qu'au XVIe siècle que la seigneurie des Masquerel reçut finalement le patronage de la cure de l'église d'Hermanville, mais on sait que l'apanage en avait été réclamé bien avant par la famille, et que Jean Masquerel en avait été débouté en 1334 au profit de l'archevêché de Rouen.

Notons aussi que l'orthographe des Masquerel est par ailleurs attestée sous la forme Mascherel, ou Maskarel, ou même Makarel. Ainsi, dans l'histoire des chevaliers hospitaliers de Saint-Jean de Jerusalem, par l'abbé de Rollin (1726) on trouve cette description du blason seigneurial de Jean Maskarel de Hermanville; d'argent à la face d'azur diaprée d'or de trois pièces, celle du milieu chargée d'un aigle à deux têtes aussi d'or, & les deux autres, chacune d'un lion affronté de même, le tout accompagné de trois roses de gueule.

Pour la généalogie des Masquerel, on peut se référer au Dictionnaire de la Noblesse, contenant les généalogies, l'histoire et la chronologie des familles nobles de France, par François-Alexandre Aubert de La Chenaye des Bois (1775).

On en apprend un peu plus sur les Masquerel et leur demeure seigneuriale d'Hermanville en lisant « Notice sur l'ancien château d'Hermanville » dans le Bulletin de la Commission des Antiquités de la Seine-Inférieure (1879)[1] :

J'ai visité dans le village d'Hermanville-en-Caux une ferme qui occupe l'emplacement de l'antique manoir des Masquerel, seigneurs et barons d'Hermanville.../... on remarque vers le sommet de chacun des piliers de la barrière, qui donne accès dans la cour de la ferme, une pierre de dimension moyenne, ornée d'un écusson présentant un lion rampant; l'écu est sommé d'une couronne; au-dessous de l'écu on lit sur une des pierres la date de 1419, sur l'autre 1420. Contre le pilier de gauche de la barrière on aperçoit encore deux autres pierres : l'une portant la rose de l'écu des Masquerel, l'autre présentant une fleur de lis accostée de deux roses. A quelques pas du pilier de droite, au bout d'une grange, se trouve encastrée dans la muraille une pierre d'environ 0m70 de hauteur sur 0m40 de largeur. Elle présente un écusson sommé d'une couronne de comte et soutenu par deux palmes; dans la partie supérieure de l'écusson, en chef, se voient deux personnages à mi-corps, de profil et se regardant. Ce sont : Louis et Marye de Mascherel, 1659 . Du côté de la vallée arrosée par un petit cours d'eau, la Vienne, un vieux mur recouvert de lierre.../... flanqué aux extrémités de deux bastions carrés démantelés. Sur la façade [de l'un d'eux] qui regarde le nord, est scellée dans la maçonnerie une pierre ayant environ 0m80 de hauteur sur 0m60 de largeur. Elle porte un écusson soutenu par deux palmes, timbré d'une couronne de comte, mi-parti de Masquerel et de Dreux. Les armes de Dreux sont : "Echiqueté d'or et d'azur" On lit au-dessous de l'écu : Mascherel Dreux, 1497. Antoine 1er du nom, de Masquerel, seigneur d'Hermanville, avait épousé le 27 juillet 1497 à Pavilly Jeanne de Dreux, fille de Jacques de Dreux, Seigneur de Morainville, vicomte de Beaussart, et d'Agnès de Mareuil. A quelques pas de là, en remontant vers la cour, occupant le milieu de la muraille, on trouve encore une pierre de mêmes dimensions que la précédente, chargée comme cette dernière d'un écusson soutenu par deux palmes et timbré d'une couronne de comte, mais portant mi-parti de Masquerel et de Chabanes : Mascherel Chabanes 1571. On distingue encore la partie supérieure du corps du lion des Chabanes qui ont pour armes : "De gueules au lion d'hermines couronné d'or"'. Messire Antoine de Masquerel, chevalier, seigneur et baron d'Hermanville, petit-fils du précédent, avait épousé en premières noces Jeanne du Crottay, et en deuxièmes noces Marguerite de Chabanes, fille de Charles, seigneur de la Palisse, et de Catherine de La Rochefoucauld. Leur fille Marie de Masquerel épousa le 1er août 1644 son cousain germain, Louis de Masquerel, marquis d'Hermanville, seigneur dudit lieu et du Castelier, fils de François, chevalier, seigneur et baron du Boscgeffroy, de Neufville, Bailly-en-rivière, Fréauville et autres lieux, et de Catherine Bargeot de La Pallu. Ce sont les deux personnages reproduits sur la pierre de la grange portant la date de 1659 et dont il a été parlé plus haut.'''

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2002 mars 2014 Georges Fauvel    
mars 2014 février 2016 Vincent Guérillon    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 111 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
260 138 248 283 313 310 267 286 276
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
268 262 238 239 235 219 195 176 159
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
165 156 136 122 108 142 135 117 99
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009
102 119 101 110 132 111 114 106 102
2013 - - - - - - - -
111 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Croix de cimetière : marche sur deux degrés en grès sur une base carrée – Socle monolithe en grès sur une base carrée, biseauté - Fût noué en grès de forme carrée, chanfreiné sur toute l’arête – Croix en grès, de forme octogonale.
  • Église Saint-Martin

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Hermanville

Les armes de la commune de Hermanville se blasonnent ainsi :
d’argent à la fasce d’azur chargé de trois besants d’or surchargés la 1re d’un lion contourné, le 2e d’une aigle bicéphale, le 3e d’un lion,le tout en tracé, ladite fasce accompagnée de trois roses de gueules, deux en chef et une en pointe.

Ce blason, à l'origine, n'était bien sûr pas celui d'une commune, les communes n'existaient pas encore. C'était celui de la seigneurie de Hermanville dont une lignée de Mascarel, ou Masquerel, a eu le titre pendant de nombreuses générations. On notera selon les variantes du blason qu'il peut être surmonté d'un heaume de chevalier, on notera aussi que l'un des lions peut être contourné ou non selon les représentations qui ont été faites de ces armoiries.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]