Herman Leonard

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Herman Leonard

Naissance
Pennsylvanie
Décès (à 87 ans)
Los Angeles
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Profession

Herman Leonard est un photographe américain connu pour ses photographies d’icônes du jazz, né le à Allentown (Pennsylvanie) et mort le à Los Angeles.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses parents, Joseph Leonard et Rose Morrison, étaient des immigrants roumains qui ont émigré depuis Iaşi, Roumanie vers les États-Unis. Il obtient son diplôme de photographe en 1947 à l'Université de l'Ohio après avoir interrompu ses études pendant la Seconde Guerre mondiale.

Après l'obtention de son diplôme, il apprend son métier avec le portraitiste Yousuf Karsh pendant une année. Karsh lui transmit son expérience de photographe de célébrités comme Albert Einstein, Harry Truman and Martha Graham. En 1948, il ouvre son premier studio à Greenwich Village, New York. Travaillant comme free-lance pour différents magazines, il passe ses soirées au Royal Roost et au Birdland, où il photographie les musiciens de jazz comme Dexter Gordon, Charlie Parker, Dizzy Gillespie, Billie Holiday, Duke Ellington, Miles Davis… En utilisant des négatifs sur verre, il augmente la sensibilité des plaques en les exposant à la vapeur de mercure.

Après avoir travaillé pour le producteur de Jazz Norman Granz qui utilise ses photos comme couvertures d'albums, Leonard est employé en 1956 par Marlon Brando pour illustrer un voyage en Extrême-Orient. À son retour, on le retrouve à Paris comme photographe de mode et publicitaire. Il est également correspondant européen pour le magazine Play boy. Ses dernières photos de jazz datent de cette période.

En 1980, avec sa femme Elisabeth et ses deux enfants Shana et David, il quitte Paris pour Ibiza où il reste jusqu'en 1988 avant de déménager à Londres. C'est à Londres qu'a lieu la première rétrospective de son travail à Notting Hill. Cette exposition reçoit la visite de plusieurs dizaines de milliers de spectateurs dont les chanteurs Sade et Bono de U2. En 1989, la rétrospective est exposée aux États-Unis et après une exposition à La Nouvelle-Orléans, il tombe amoureux de cette ville, berceau du jazz et du blues.

En août 2005, l'ouragan Katrina détruit sa maison et son studio de photos, perdant 8 000 photos. Heureusement, les négatifs étaient à l'abri au musée Ogden de l'art du sud à La Nouvelle-Orléans. Il déménage alors vers Studio City en Californie où il continue de collaborer avec des magazines photos, des labels musicaux et des artistes comme Lenny Kravitz.

Ses photos font désormais partie des archives permanentes du American Musical History au Smithsonian Institution à Washington et sont un témoignage unique de la scène jazz des années 1940, 1950 et 1960.

Liens externes[modifier | modifier le code]