Hercule de Charnacé

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Hercule de Girard de Charnacé ( au château de Charnacé, Champigné - , siège de Breda) est un conseiller d'État et diplomate français, gouverneur de Clermont-en-Argonne, baron de Charnacé, seigneur de Gastines et du Plessis.

Famille[modifier | modifier le code]

Armes des marquis de Girard de Charnacé : Ecartelé, aux I et IV : d'azur à 3 chevrons d'or (qui est de Girard) ; aux II et III : d'azur, à 3 croisettes pattées d'or (qui est de Charnacé)

Il est issu de la famille de Girard de Charnacé (Poitou puis Anjou)[1], de noblesse d'ancienne extraction en Poitou sur une filiation prouvée de 1500. Sa terre de Charnacé (en Anjou) fut érigée en marquisat par lettres-patentes le en faveur de Jacques-Philippe de Girard, marquis de Charnacé, lieutenant-général de l'artillerie de l'Ile-de-France, commandant en chef de l'Arsenal de Paris. Les membres de cette famille ont occupé des charges et ont donné des diplomates et des militaires[2]. Les armes des Girard de Charnacé sont : Ecartelé, aux I et IV : d'azur à 3 chevrons d'or ; aux II et III : d'azur, à 3 croisettes pattées d'or.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fut emmené, dès l'âge de 12 ans à la cour d'Henri III par son parrain le duc de Montbazon. Confident de Richelieu, il est ambassadeur de Louis XIII près des rois de Pologne et de Suède, du Danemark, près des Provinces-Unies et des principautés germaniques[3].

Saint-Simon a laissé des anecdotes sur le marquis de Charnacé.

Il fut chargé d'ambassades importantes, notamment auprès du roi Gustave-Adolphe de Suède. Il négocia l'alliance entre celui-ci et Louis XIII en 1631. Le traité prévoyait que la France financerait l'armée du roi de Suède à hauteur de 50%. Le roi de France accorde 100 000 livres à son homologue suédois et en contrepartie celui-ci s'engage à fournir du bois pour la construction de navires. Il s'agit en quelque sorte d'un échange. La Suède ne disposait que d'une armée non-régulière qu'il fallait entretenir et la France avait besoin de bois pour construire des vaisseaux. La France s'allie avec la Suède à un moment important de la Guerre de Trente-Ans car les Scandinaves, après une avancée notable en Europe (ils arrivent en Alsace), commencent à connaître des défections et des reculs. Ce traité est important dans les relations diplomatiques car il s'agit plus d'un traité économico-commercial que d'une réelle alliance militaire entre les deux royaumes. La malice d'Hercule de Charnacé est de convaincre les banquiers lombards et bavarois de participer à cette opération[3].

Alors ambassadeur extraordinaire aux Provinces-unies, il est aussi Colonel d'un régiment d'infanterie et d'une compagnie de cavalerie. Piqué au vif par une réplique du Prince d'Orange alors qu'il était au siège de Breda, qui fut entrepris contre son avis, il chargea le 1er septembre dans une brèche lors d'une offensive, et fut tué par un mousquet[4].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henry Carnoy, Dictionnaire biographique international des écrivains, Paris : Imprimerie de l'armorial français, [1902]-1909.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sa famille de Girard de Charnacé n'a rien de commun avec les Gautier de Charnacé.
  2. Philippe Dayre de Mailhol, Dictionnaire historique et héraldique de la noblesse française.
  3. a et b FORTIN Sébastien (Mémoire de Master 1 recherche d'histoire moderne présenté par Sébastien FORTIN et dirigé par Jean-Philippe PRIOTTI, maître de conférences à l'Université du Littoral Côte d'Opale de Boulogne sur mer.), Genèse des relations diplomatiques entre la France et la Suède entre 1629 et 1631. Etude réalisée à travers la correspondance établie par le baron Hercule de Charnacé., Boulogne sur mer,
  4. Ph. LeBas, L'Univers: histoire et description de tous les peuples - Dictionnaire Encyclopédique de la France, Paris, Firmin Didot Frères, (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]