Henry de Triqueti

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Henry de Triqueti
Naissance
Décès
(à 70 ans)
Paris
Nationalité
Activité
Conjoints
Julia Philippine Forster (d)
Susan Durant (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Blanche Lee Childe (d)
Paul Harvey (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Non moechaberis[1] (1837), bas-relief en bronze, porte de l'église de la Madeleine à Paris

Henry de Triqueti né le à Conflans-sur-Loing[2] (Loiret) et mort le à Paris[3], est un sculpteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Henry de Triqueti est le fils du baron Michel de Triqueti, ancien représentant du roi de Sardaigne à Amsterdam, d'origine piémontaise. Élève du peintre Louis Hersent, il exécute tout d'abord quelques tableaux. Il épouse Julia Philippine Forster, petite-fille du sculpteur britannique Thomas Banks.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (42e division)[4].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Parmi les œuvres de Triqueti[5], on peut distinguer les portes en bronze de l'église de la Madeleine à Paris, le cénotaphe du prince Ferdinand-Philippe d'Orléans à l'église Notre-Dame-de-Compassion à Paris, ainsi que la décoration murale de la chapelle du prince Albert au château de Windsor, prestigieuse commande de la reine Victoria à laquelle l'artiste consacre les dix dernières années de sa vie, de 1864 à 1874. On lui doit également une magnifique statue de Pierre Lescot (architecte du Palais du Louvre, 1515-1578) réalisée en 1857 et se trouvant dans l'aile Mollien au Louvre à Paris, ainsi que le buste de Victor Grandin, daté de 1850 et conservé au musée d'Elbeuf [6]>, et la statue [7] de Gaston Fébus en marbre des Pyrénées réalisée en 1864, qui se trouve au musée national du château de Pau.

Le collectionneur[modifier | modifier le code]

Henry de Triqueti hérite de la moitié de la collection de dessins anciens formée par le grand-père de son épouse, le sculpteur Thomas Banks[8]. L'autre partie échoit à son beau-frère l'architecte Ambrose Poynter[9]. La fille de Henri de Triqueti, qui épouse l'américain M. Lee-Childe, hérite d'une partie de la collection de son père. Après la mort de son épouse, M. Lee-Childe offre à l'école des beaux-arts de Paris trois mille dessins de son beau-père. La collection du baron est dispersée en deux ventes[10] le 4 mai 1886 puis le 7 mai de la même année.

Salons[modifier | modifier le code]

Triqueti expose aux Salons suivants : 1831, 1833, 1836, 1837, 1838, 1839, 1842, 1847, 1848, 1855, 1857 et 1861.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Stanislas Lami, Dictionnaire des sculpteurs de l'école française au dix-neuvième siècle, tome quatrième, Paris, 1921, pp. 318-324.
  • Luc Benoist, La Sculpture romantique, Paris, 1928.
  • Collectif, Henry de Triqueti (1803-1874), Le sculpteur des princes, catalogue des expositions des musée des beaux-arts d’Orléans et du musée Girodet à Montargis, Paris, Hazan, 2007.
  • Voyages pittoresques : Normandie 1820-1909, Milan, Silvana editoriale, , 543 p. (ISBN 9788836613687, OCLC 690603127), p. 259-261.
  • Collectif, 1848-1849 une saison aux Pyrénées, dessins de voyage d'Henry de Triqueti, catalogue d'exposition du musée des beaux-arts de Pau, Pau, Editions du Pin à Crochets, 2010
  • Frits Lugt, Les marques de collections de dessins et d'estampes. Amsterdam, 1921. Supplément, La Haye, 1956, n° L.1304[11].
  • Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier, (lire en ligne)
  • Elizabeth Darby, "A French Sculptor in Wiltshire: Henri de Triqueti's Panel in the Church of St Michael & All Angels, Teffont Evias." The Wiltshire Archaeological and Natural History Magazine. Vol.95 (2002).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. « Tu ne commettras point d'adultère »
  2. Au château du Perthuis.
  3. En son appartement, 65, rue d'Amsterdam
  4. Moiroux 1908, p. 334
  5. Dans son Dictionnaire des sculpteurs de l'école française au dix-neuvième siècle, Stanislas Lami dresse une liste de cinq pages de ses œuvres, en ne mentionnant que ses sculptures.
  6. http://www.musees-haute-normandie.fr/fr/a-decouvrir/les-oeuvres-commentees/le-portrait-d-un-grand-patron/
  7. http://chateau-pau.fr/la-forteresse-de-gaston-febus
  8. La marque de la collection est référencée « Lugt 2423 » dans : Frits Lugt, Les marques de collections de dessins et d'estampes. Amsterdam, 1921. Suppl., La Haye, 1956
  9. « Lugt 161 »
  10. désignées sous les initiales Me L. C.
  11. Site de la fondation Custodia