Henry de Ségogne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Henry de Ségogne

Pas d'image ? Cliquez ici

Biographie
Nationalité Drapeau de la France France
Naissance 1901
Décès 1979
Carrière
Discipline(s) alpinisme
Profession (s) conseiller d'État

Henry de Ségogne (1901-1979) est un alpiniste (notamment chef de la première expédition française en Himalaya en 1936), haut fonctionnaire (conseil d’État, commissaire général au tourisme) et pionnier de la protection du paysage et du patrimoine culturel en France.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Henry de Ségogne devient ami d’Antoine de Saint-Exupéry, en toute vraisemblance au lycée Saint-Louis en 1918. En 1920, avec son ami Henry de Ségogne, Saint-Exupéry sera notamment figurant durant plusieurs semaines dans Quo Vadis, un opéra de Jean Noguès[1],[2]. Ils resteront liés[3].

L’alpiniste[modifier | modifier le code]

Alpiniste amateur, membre du Club alpin français, Henry de Ségogne préside en 1930-1937 le très élitiste Groupe de haute montagne. Il est nommé chef de la première expédition française en Himalaya en 1936 au Karakoram, aux côtés notamment de Pierre Allain (meilleur grimpeur de sa génération), Marcel Ichac (fondateur du cinéma de montagne moderne), Jean Leininger, Jean Carle, Jean Deudon, Jean Charignon, Jean Arlaud, Jacques Azémar.

Henry de Ségogne devient ensuite naturellement membre du Comité de l’Himalaya de la Fédération française de la montagne, qui lance la célèbre expédition victorieuse de l’Annapurna en 1950.

Tourisme et protection du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Haut fonctionnaire, Henry de Ségogne va se consacrer à la protection du patrimoine et du paysage français. Il est commissaire général au tourisme entre 1942 et 1946. Il fait réaliser en 1945-1946 une étude sur les « villes d’art en ensembles architecturaux à sauvegarder », premier pas vers les futurs secteurs sauvegardés.
  • En 1946-1949, il s’occupe de la réforme des architectes des Bâtiments de France et des conservateurs régionaux.
  • Il devient à Sarlat-la-Canéda, en Dordogne, président de la Société auxiliaire de restauration du patrimoine monumental d'intérêt national. Il donna un principe aux travaux de restauration du secteur sauvegardé de Sarlat-la-Canéda. Il est à l'origine, avec Max Sarradet, du premier projet d'aménagement du centre en 1959. Proche collaborateur du ministre de la Culture, il est le rédacteur de la loi du 4 août 1962, dite loi Malraux, sur les secteurs sauvegardés. Cela explique que Sarlat-la-Canéda fut le premier îlot opérationnel afin de servir de « laboratoire » pour les autres secteurs sauvegardés.
  • En avril 1961, Henry de Ségogne remet au Premier ministre Michel Debré un rapport sur la « sauvegarde du patrimoine esthétique et culturel » qui mènera, cette fois directement à la création des secteurs sauvegardés[4].
  • Pour le Ve Plan (années 1960), il s’occupe notamment des questions du budget du patrimoine[5],[6].
  • De 1963 à 1976, Henry de Ségogne préside la Commission d’études scientifiques pour la sauvegarde de la grotte préhistorique de Lascaux[7].
  • En 1967, Henry de Ségogne fonde la Fédération nationale des associations de sauvegarde des sites et ensembles monumentaux (FNASSEM) afin de sensibiliser l'opinion publique à la nécessité de protéger le patrimoine français[8].
  • De 1964 à 1978, Henry de Ségogne préside l’Union nationale des associations de tourisme (Unat).

Autres responsabilités[modifier | modifier le code]

  • Henry de Ségogne préside la Commission de contrôle des films entre 1961 et 1970.
  • Henry de Ségogne dirige la collection "Trésors touristiques de la France", chez l’éditeur Pierre Fanlac (Périgueux) (ceci en 1972 notamment).

Écrits d’Henry de Ségogne[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

  • Henry Bregeault, Eduard de Gigord, Jacques et Tom de Lépiney, Dr André Migot, René Richard, Henry de Ségogne, La Catena del Monte Bianco, Ed. Istituto geografico De Agostini, Novara, 1929.
  • Jean Escarra, Henry de Ségogne, Louis Neltner et Jean Charignon, Karakoram, Expédition française à l'Himalaya en 1936, Paris, Flammarion, 1938.
  • Abbayes cisterciennes, textes de la marquise de Maille, photographies d’Henry de Ségogne, 1943.
  • Sous la direction de Henry de Ségogne, Les Curiosités touristiques de la France : Seine-et-Marne, Paris, Recherches et créations publicitaires, vers 1950.
  • Sous la direction de Henry de Ségogne et Jean Couzy, Les alpinistes célèbres, Mazenod, janvier 1956. Près de cinquante ans plus tard, il compte encore parmi les ouvrages référents (Revue Vertical n° 21, mars 2002)[9].
  • Henry de Ségogne a rédigé les préfaces de nombreux ouvrages.

Articles[modifier | modifier le code]

  • Revue Icare n°69, Saint-Exupéry : Première époque 1900-1930, Tome 1, été-automne 1974, article d’Henry de Ségogne « Les Jeunes années » et Tome 5, « Ce dément d’Hitler ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]