Henry Steel Olcott

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Henry Steel Olcott
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Henry Steel Olcott

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Voir et modifier les données sur Wikidata (à 74 ans)
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Henry Steel Olcott ( à Orange dans le New Jersey - à Adyar, Madras), est un officier militaire, avocat, auteur et journaliste américain spiritualiste connu pour avoir fondé et dirigé la Société théosophique et revivifié le bouddhisme à Ceylan.

Biographie[modifier | modifier le code]

Aîné d'une famille de six enfants, de parents presbytériens, en 1844 il a une première rencontre avec le surnaturel lors de la démonstration de pouvoirs mesmériques du jeune Andrew Jackson Davis[1]. Il étudie à l'université Columbia mais arrête avant d'être diplômé par manque d'argent du fait de la faillite de son père[2]. Il va alors travailler dans la ferme des ses oncles à Amherst en Ohio, lesquels vont l'introduire au spiritualisme[3].

Revenu à New York, en 1853 il est l'un des membres fondateurs du New York Conference of Spiritualists (en). Entre 1853 et 1856, il publie plusieurs articles dans le Spiritual Telegraph (en) sous le nom de plume « Amherst »[4].

Dans le domaine de l'agriculture, Henry Steel Olcott se fait une réputation en publiant en 1857 un livre sur deux variétés de cannes à sucre, le sorgho et de l'imphee[5]. En 1858 il devient correspondant pour l'agriculture au New-York Tribune[2].

Lorsque la guerre de Sécession éclate en 1861, il devient soldat, puis est missionné par le département de la Guerre pour lutter contre la corruption, avant d'être promu colonel au département de la Marine. Son sérieux et son honnêteté lui donnent l'occasion de faire partie de la commission d'enquête sur l'assassinat d'Abraham Lincoln[2].

Il quitte sa carrière militaire en 1865, fait des études en droit et intègre en 1868 le barreau de New York.

Franc-maçon de Rite Swedenborgien[6], il est passionné par l'occultisme et la magie. Il s'intéresse aux phénomènes spirites qui étaient à la mode à cette époque[7]. Il rencontre Madame Blavatsky pour la première fois en 1874[2], tandis qu'il mène des investigations pendant trois ou quatre jours sur les manifestations spirites se produisant dans une ferme du Vermont[8], dans la ville de Chittenden.

En 1875, avec Madame Blavatsky, William Quan Judge et quelques autres, il participe à la fondation de la Société théosophique. Le colonel Olcott en est le président jusqu'à sa mort.

En mai 1880, il se convertit au bouddhisme avec Helena Blavatsky[2]. Il se rend à Ceylan où il fonde la Buddhist Theosophical Society (en) qui permet la création de 200 écoles durant sa vie[9]. En juillet 1882, « ce sera son troisième séjour sur l'île en deux ans. Dans le sillage du mouvement cinghalais de réveil religieux, qui répond à l'intense prosélytisme des missionnaires chrétiens favorisé par le règne britannique, le personnage a entrepris de réformer le bouddhisme local. [...] Lors de ses deux précédents voyages, le Colonel, monté sur un char à bœufs de sa confection, a parcouru l'île pour délivrer des conférences et répandre ses idées ; il a stimulé la création d'écoles qui font concurrence aux institutions chrétiennes. Le catéchisme bouddhique (1881) qu'il a rédigé afin d'instruire les Cinghalais dans leur propre religion a reçu l'imprimatur d'un moine des plus en vue ; l'ouvrage connaîtra une postérité sans pareille[10]. » Son ouvrage sera traduit dans plus de 20 langues et est toujours utilisé dans les écoles au Sri Lanka[9].

Il meurt le 17 février 1907, son corps est brûlé dans le parc de la Société Théosophique à Adyar en Inde.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Theosophy, Religion and Occult Science (1885)
  • Episodes in a Life of Adventure (1887).
  • Catéchisme bouddhiste (Buddhist Catechism, 1881), trad., éd. Adyar
  • Le Bouddhisme selon le canon de l'Église du Sud, sous forme de catéchisme, Ghio, 1883, 105 p.
  • Histoire authentique de la Société théosophique, trad., 1907-1909, 2 vol.
  • A la découverte de l'occulte. Histoire des débuts de la Société théosophique (Old diary leaves. inside the occult. The true story of Madame H. P. Blavatsky, 6 vol. 1895-1935), trad., Adyar, 1976, 464 p.

Études sur Olcott[modifier | modifier le code]

  • H. P. Blavatsky, Collected Writings, vol. I, p. 503-518.
  • Guénon, René, Le Théosophisme - Histoire d'une pseudo-religion, éditions Traditionnelles, Paris, 1986.
  • Lantier, Jacques, La Théosophie ou l'Invasion de la spiritualité orientale, Culture, Art, Loisirs, Paris, 1970.
  • Murphet, H., Hammer in the Mountain. The Life of Henry Steele Olcott, Theosophical Publishing House, Âdyar, 1972.
  • Washington, Peter, La Saga théosophique (1993), trad., Chambéry, éditions Exergue, 1999.
  • (en) Stephen Prothero (en), The white Buddhist: the Asian odyssey of Henry Steel Olcott, Indiana University Press, (lire en ligne)
  • (en) Jeffrey D. Lavoie, The Theosophical Society: The History of a Spiritualist Movement, Universal-Publishers, (ISBN 978-1-61233-553-7, lire en ligne), p. 56-72

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jeffrey D. Lavoie 2012
  2. a, b, c, d et e (en) Barbara O'Brien, « Henry Steel Olcott's Unlikely Life », sur buddhism.about.com (consulté le 20 août 2016)
  3. Jeffrey D. Lavoie 2012
  4. Jeffrey D. Lavoie 2012
  5. Henry Steel Olcott, Sorgho and Imphee, the Chinese and African Sugar Canes, A. O. Moore, New York, 1857
  6. R. A. Gilbert, "Chaos Out of Order: The Rise and Fall of the Swedenborgian Rite"
  7. phénomènes publiés dans la revue spirite The Banner of Light.
  8. Ferme nommée "Eddy Homestead" du nom de la famille des "revenants".
  9. a et b Vanessa R. Sasson, Little Buddhas: Children and Childhoods in Buddhist Texts and Traditions, OUP USA, (ISBN 978-0-19-994561-0, lire en ligne), p. 459
  10. Jean-Pierre Albert et Guillaume Rozenberg, « Des expériences du surnaturel », Archives de sciences sociales des religions [En ligne], 145 | janvier-mars 2009, mis en ligne le 01 janvier 2012, consulté le 19 août 2016. URL : http://assr.revues.org/20977 ; DOI : 10.4000/assr.20977

Liens externes[modifier | modifier le code]