Henry Piddington

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Henry Piddington
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Piddington en 1939

Naissance
Uckfield (Sussex) (Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni)
Décès
Calcutta
Nationalité Britannique
Domaines Marine marchande, météorologie, géologie, minéralogie.
Renommé pour Observation de la météorologie tropicale et créateur du terme Cyclone.

Henry Piddington (1797–1858) était un scientifique et un capitaine de la marine marchande britannique en Orient. Il est renommé pour être le premier à avoir utilisé le terme de cyclone pour désigner les cyclones tropicaux qui sévissent dans les latitudes basses de la Terre. Il avait remarqué qu'un cargo pris dans un tel système en février 1845 au large de l'Île Maurice avait effectué une trajectoire en cercle.

Piddington a écrit plusieurs articles scientifiques à propos de la géologie, la minéralogie et la météorologie dans le Journal of the Asiatic Society of Bengal.

Biographie[modifier | modifier le code]

Peu est connu de la jeunesse de Piddington qui a commencé sa carrière dans la marine marchande et est devenu commandant d'un navire. Vers la fin des années 1820, âgé d'environ 30 ans, il quitta la mer et prit un emploi à Calcutta où il devint finalement Président des cours d'enquête maritime. En 1829, il publia la première de ses communications scientifiques, « L'examen et l'analyse de certains spécimens de minerai de fer de Burdwan », dans le Journal de la Société asiatique du Bengale. La même année, il publia aussi « Sur les principes fertilisantes des inondations du Hugli »[1].

Il publia ensuite régulièrement des papiers sur divers sujets allant de la paléontologie, à la minéralogie, à l'agriculture tropicale mais il est surtout connu pour ses écrits sur les cyclones tropicaux[1]. En effet, bien qu'un cyclone frappa le sud du Bengale en 1833 ce n'est que plus tard, après la lecture du livre du colonel William Reid « Law of Storms », qu'il mit tous ses efforts dans ce domaine. En 1839, il publia dans le Journal de la Société asiatique du Bengale son premier travail sur les cyclones « Recherches sur la tempête et l'ouragan dans le Baie du Bengale les 3, 4 et 5 juin 1839 »[1].

Ainsi commença une recherche qui s'étendit jusqu'en 1958, l'année de mort, avec la publication du « Vingt-cinquième mémoire sur la loi des tempêtes ». Il laissa plus de 30 articles et brochures sur les cyclones tropicaux et deux livres, y compris le fameux « Sailor’s hornbook » de 1848[1].

Salor's Hornbook[modifier | modifier le code]

L'étude des tempêtes tropicales commença presque 200 ans avant la parution du livre de Piddington. Un géographe allemand, Bernhardus Verenius, fut le premier à écrire au sujet des ouragans comme des tourbillons dans un livre intitulé Naturalis Geopaphia en 1650. Piddington établit en épluchant les observations des navires marchands que les vents au centre de ceux-ci étaient calmes alors qu'ils circulaient dans le sens antihoraire autour plus loin du centre dans l'hémisphère nord et dans le sens horaire dans celui du sud ce qui l'amène à leur donner le nom général de « Cyclone ».

Il identifie dans son livre la ceinture latitudinal dans lequel ces tempêtes se développent et postule une source d'énergie pour ces systèmes. La contribution originale de Piddington fut de traiter le sujet de manière extrêmement utilitariste pour les marins[1] :

  • Trajectoire moyennes saisonnières des tempêtes ;
  • La force des vents et les différentes mers associées ;
  • La division par types des tempêtes ;
  • La fréquence de l'apparition de tempêtes doubles ;
  • L'onde de tempête et les orages associés.

Sa contribution fut également de montrer le risque naturel important que les cyclones posent à l'intérieur des terres. À l'époque de Piddington, les cyclones tropicaux en mer étaient déjà reconnus comme le principal risque naturel des mers tropicales mais leur manifestation sur terre était largement ignoré.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e (en) A. K. Sen Sarma, « Henry Piddington (1 797-1 858) : A bicentennial tribute », Weather, Royal Meteorological Society, vol. 52, no 6,‎ , p. 187-193 (DOI 10.1002/j.1477-8696.1997.tb06306.x, lire en ligne [PDF]).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Henry Piddington, An English index to the plants of India, Baptist Mission Press, & Messrs. Thacker & Co., , 235 p. (lire en ligne)
  • (en) Henry Piddington, Researches on the gale and hurricane in the Bay of Bengal on the 3rd, 4th, and 5th of June, 1839, Bishop's College Press, , 51 p.
  • (en) Henry Piddington, The Horn-Book for the Law of Storms for the Indian and China Seas, Bishop's College Press, , 28 p.
  • (en) Henry Piddington, Notes o the law of storms: as applying to the tempests of the Indian and Chinese seas, drawn up for the use of the expedition to China, G. H. Huttman, , 46 p.
  • (en) Henry Piddington, Sailors's Horn-book for the Law of Storms, Frédéric Norgate, , 408 p. (lire en ligne)
  • (en) Henry Piddington, The Sailor’s Horn-Book for the Law of Storms, Reeditó General Books, (1re éd. 1848), 308 p. (ISBN 1150762748)
  • (en) Henry Piddington, Seventeenth memoir with reference to the law of storms in India, being cyclones of the China and Loo-Choo seas, from 1841-1847, and some of the Northern Pacific ocean from 1797, J. Thomas, , 73 p.
  • (en) Henry Piddington, Conversations about Hurricanes: for the Use of Plain Sailors, Smith, Elder & Co., , 109 p. (lire en ligne)
  • (en) Henry Piddington, A letter to the Most Noble James Andrew, marquis of Dalhousie,
    sur les ondes courtes générées par les cyclones dans la golfe du Bengale et leurs effets sur les Sundarbans
  • (en) Henry Piddington, On the scientific principles of agriculture considered as a branch of public education in India, Satyarnaba Press, coll. « privée », , 26 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Pidd. est l’abréviation botanique standard de Henry Piddington.

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