Henry Philip Hope

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Henry Hope
Biographie
Naissance
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Activité
Collectionneur d'artVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Jan Hope (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Henry Philip Hope, né le 8 juin 1774 à Amsterdam (Pays-Bas) et mort le 5 décembre 1839 à Kent (Royaume-Uni) est un collectionneur d'origine néerlandaise établi à Londres. Il est l'un des héritiers de la banque Hope & Co. sans avoir été un banquier lui-même mais plutôt un dilettante des arts et plus particulièrement des gemmes[1].

Origines[modifier | modifier le code]

Il est fils de Jan Hope (en) (14 février 1737-20 avril 1784) et de Philippina Barbara van der Hoeven (morte le 1er janvier 1790). Il est le frère benjamin de Thomas Hope (1769-1831) et d'Adrian Elias Hope (8 juillet 1772-16 septembre 1834)[1],[2].

Moulage en plomb du diamant bleu de Louis XIV volé à la France en 1792 et dont les archives du Muséum attestent qu'il appartenait à Henry Philip Hope après sa retaille de 1812.

Un grand collectionneur de gemmes[modifier | modifier le code]

Il fut un grand collectionneur de gemmes dont le diamant bleu de 45,52 carats (environ 9,1 g) ainsi qu'une grande perle de 1 800 grains (soit 90 g) qui portent toujours le nom de Hope : le catalogue de sa collection fut publié peu de temps après sa mort par Bram Hertz[3].

Les conditions de l'acquisition du diamant bleu demeurent incertaines[1]. Les archives retrouvées au Muséum national d'histoire naturelle ne laissent place à aucune certitude[4] : « Un certain Charles Achard, donateur du plomb [au musée] et joaillier à Paris, a laissé l'indication que le diamant français aurait été possédé par son client « Mr Hoppe [sic] de Londres ». Il devient alors possible d'envisager qu'Henry Philip Hope a acquis le diamant bleu français après son vol en 1792. » Serait-ce lui qui l'aurait fait retailler vers 1812 pour le mettre en gage de manière à récupérer des liquidités à la suite de la dévaluation de la livre sterling liée au blocus continental de l'Angleterre imposé par Napoléon Ier[2] ? Ces mêmes archives révèlent qu'Henry Philip Hope a également acheté un saphir de 137 carats ayant auparavant appartenu à la famille Ruspoli de Rome et qui fut confondu jusqu'en 2013 avec le « Grand Saphir » de Louis XIV, de poids comparables mais de facettages très différents (losange au lieu de coussin).

Dans son ouvrage sur les pierres précieuses, le minéralogiste français René-Just Haüy cite Henry Philip Hope comme l'un des mécènes les plus distingués de son temps[5].

Le diamant Hope.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) Kurin, Richard, Hope Diamond: The Legendary History of a Cursed Gem, New York, : HarperCollins/Smithsonian Books, , 400 p. (ISBN 978-0060873523)
  2. a et b Farges F., Sucher S., Horovitz H et Fourcault J.-M., « Deux découvertes majeures autour du diamant bleu de la Couronne », Revue de Gemmologie AFG, no 165,‎ , p. 17-24
  3. (en) Hertz, Bram, A Catalogue Of The Collection Of Pearls And Precious Stones Formed By Henry Philip Hope, Esq, Londres, William Clowes and Sons, , 112 p. (lire en ligne)
  4. [PDF] « Découvertes majeures autour du diamant bleu de la couronne », communiqué de presse du MNHN, 18 novembre 2008, en ligne.
  5. Traité des caractères physiques des pierres précieuses , pour servir à leur détermination, lorsqu'elles ont été taillées, par l'abbé Haüy, Paris, Veuve Coursier, 1817 - en ligne sur Gallica.

Liens externes[modifier | modifier le code]