Henry Murail

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Murail.
Henry Murail
Henry Murail 2006.jpg
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 79 ans)
ChallansVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Jean Mazuet (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Élève
Denis Murail (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Denis Murail (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Henry Murail, né à Paulx, en Loire-Atlantique le 7 février 1932 et mort à Challans le 22 janvier 2012, est un sculpteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Henry Murail nait le à Paulx, dans le sud de la Loire-Atlantique, non loin de la Vendée ; il est le fils d'Henri Joseph Murail et de Marthe Josèphe Dupont. En 1948, à Pornic, Henry Murail entre pour 5 ans en apprentissage chez le statuaire Marcel Godelaine, avec qui il apprend à tailler la pierre et le bois. Ils réalisent ensemble l'autel qui abrite le joyau de l'église de Sainte-Marie-sur-Mer, et la statue de la Vierge du tabernacle[1]. Puis Henry Murail se tourne en 1953 vers l'école des beaux-arts de Nantes et suit les cours du soir de Jean Mazuet (auteur du monument aux 50-Otages à Nantes).

En 1954, Henry Murail épouse Michelle Drouet et pense surtout à fonder une famille. Pour cela il occupe divers emplois, qui vont de comptable à épicier. Mais en 1965, suite à des séjours à Saint-Jean-de-Monts, il reprend une carrière artistique par l'enseignement de la sculpture, en créant dans cette ville son propre atelier. Puis, en 1975, il s'installe à Challans où il réside jusqu'à son décès[2]. Là, il poursuit le développement de son art, tout en rondeur. Henry Murail ne voulait « pas de formes maigres, même les creux doivent montrer de la plénitude, » rapporte Thierry Citron, président du salon Art & Matière à Maisse (Essonne) où Henry Murail est deux fois l'invité d'honneur[3]. Le sculpteur finit par être surnommé le « Maillol vendéen[4] » (en référence à Aristide Maillol qu'il admirait).

Denis Murail, l'un des ses fils (il a eu neuf enfants avec sa femme Michelle) est également devenu sculpteur[5].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Henry Murail réalise, entre autres, de nombreuses sculptures de commande en Vendée et Loire-Atlantique :

Expositions[modifier | modifier le code]

Ses œuvres étant souvent monumentales, difficile de les exposer. On trouve cependant :

  • 1985 : invité d'honneur du 11e salon Art & Matière de Maisse (Essonne)
  • 1997 : invité d'honneur du 18e salon Art & Matière de Maisse (Essonne)
  • 2003 : exposition Henry Murail, hôtel du département de La Roche-sur-Yon (Vendée)
  • 2013 : biennale de la sculpture, hommage à Henry Murail, Odysséa, Saint-Jean-de-Monts (Vendée).

Humanitaire[modifier | modifier le code]

Henry Murail s'est en outre impliqué dans de nombreuses œuvres humanitaires, comme l'aide pour la recherche médicale, l'aide aux malades et handicapés et à leurs familles, ou aux populations défavorisées[7].

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Résidence Henry-Murail, à Challans : foyer d'accueil médicalisé pour adultes handicapés ouvert en août 2012.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Françoise Mialet et Christophe Vital, L'espace d'Henry Murail, sculpteur : Catalogue d'exposition, hôtel du département de la Vendée, 24 mai-14 juillet 2003, Conseil général de la Vendée, , 56 p. (ISBN 2-909284-41-7)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Laurent Renon, « Hommage à Henry Murail, l'enfant du pays », Le Courrier du pays de Retz,‎ (lire en ligne)
  2. Magali Dupont, « Henry Murail : sculpteur challandais est décédé à l’âge de 80 ans », Le Courrier vendéen,‎ (lire en ligne)
  3. Thierry Citron, « Henry Murail », Art & Matières
  4. « Henry Murail, célèbre sculpteur challandais », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  5. « Denis Murail, artiste sculpteur », ARTactif
  6. « La Baigneuse à Saint-Jean-de-Monts (85) », Petit Patrimoine
  7. « Henry Murail », Artistes pour l'espoir

Liens externes[modifier | modifier le code]