Henry Kapférer

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Henry Kapférer
Description de l'image Defaut.svg.
Naissance
Paris
Décès (à 88 ans)
Boulogne-Billancourt
Nationalité Drapeau de la France France
Profession
Autres activités
sport
Formation

Henry Kapferer, né à Paris le , et mort à Boulogne-Billancourt le , est un ingénieur et aviateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de l’industriel Jean Kapferer, il est né le à Paris 1er[1]. Petit-neveu de Henry Deutsch de la Meurthe, il entre à l’École des Mines de Paris en 1891 avant d’être chargé de l’exploration pétrolière pour la famille Deutsch de la Meurthe. Il voyage donc à travers l’Amérique du Nord, le Caucase, les îles de la Sonde et le Japon. En 1893 il embarque comme chauffeur sur Le Lion, premier pétrolier dont le moteur fonctionne au pétrole.

En 1901, il effectue la première traversée de l’île de Sumatra en automobile, une Renault de 3,5 chevaux.

De retour en France, il est attiré par l’aéronautique et entre à la Société Astra de constructions aéronautiques, dirigée par Édouard Surcouf et Henry Deutsch de la Meuthe, dont il deviendra administrateur. En 1902, il y introduit les hélices horizontales destinées à améliorer la stabilité des dirigeables et expérimente en 1905 un modèle réduit à l'origine des planeurs.

Acquéreur d'un des premiers biplans Voisin, fin 1906, il ne réussit pas à le faire décoller faute de moteur assez puissant. Son moteur Antoinette de 50 chevaux ayant été remplacé par un Buchet de 25 chevaux, qui ne produisait que 15 chevaux. Deux ans plus tard, il fait construire par Louis Paulhan un biplan qu'il équipe d'un tandem REP de 35 chevaux et avec lequel il fait quelques bonds.

Commissaire de l’Aéro-Club de France, il rédige le procès-verbal du vol historique de Henry Farman le 13 janvier 1908, après avoir lui-même effectué une tentative infructueuse pour remporter le prix Deutsch-Archdeacon récompensant le premier vol en circuit fermé sur un kilomètre. En 1910, il est un des contributeurs à la construction du premier aéroport suisse à Lucerne où il fait voler l'Astra Ville de Lucerne, et sur l'Astra Ville de Paris fera découvrir à des personnalités françaises et étrangères les plaisirs du vol.

Pilote des dirigeables qu’il conçoit chez Astra, il participe aussi au développement de la Compagnie générale transaérienne, passe son brevet de pilote d’aéroplane en 1912 et se lance à son tour dans la réalisation d’avions. Le premier est un biplan à ailes en tandem et moteur REP de 50 chevaux.

En 1916, il épouse Simone Marx qui lui donnera trois enfants : Claude, Olivier et Micheline. L'année suivante, il entreprend des aménagements et agrandissements dans son hôtel particulier de la rue de Pomereu dans le 16e arrondissement de Paris, qu'il confie à l'architecte Joachin Richard (1869-1960)[2]. En 1918, il fait réaliser la décoration de sa demeure du quai de Boulogne, à Boulogne-sur-Seine, par l'architecte décorateur et peintre Louis Süe et ses collaborateurs, Paul Véra et Richard Georges Desvallières[3].

En 1920, la Société anonyme des établissements Nieuport et la Société Astra de constructions aéronautiques, appartenant toutes deux à la famille Deutsch de la Meurthe, fusionnent pour former la Société anonyme Nieuport–Astra. En 1922, il associe Sadi Lecointe à la construction d'une aile volante. Henry Kapférer reste responsable des dirigeables Astra jusqu’à la disparition du département Astra en 1925. Il a participé au total à la réalisation de 44 dirigeables.

Pratiquant régulièrement les sports nautiques, le ski ou le camping, Kapferer fut tout au long de sa vie un passionné des sports mécaniques. Inventeur de la Suivante KAP, une remorque automobile à roue orientable pour faciliter la marche arrière, il effectue encore, en 1949, le trajet Paris-Périgueux en Vélosolex.

Il fut administrateur de la Société générale d'aéronautique, ainsi que de la Société transports automobiles industriels et commerciaux, et président de l'Union des industriels de l'aéronautique.

Décorations[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de l'état civil de Paris en ligne, acte de naissance no 1/1398/1870, avec mention marginale du décès (consulté le 21 avril 2012)
  2. Archiwebture : Fonds Richard Joachim. Réf : 081 Ifa objet RICJO-F-1917-2.
  3. Mathilde Dion, « Louis Süe », in Notices biographiques d'architectes français, Paris, 1991, 2 vol, Ifa/Archives d'architecture du XXe siècle.

Sources[modifier | modifier le code]