Henry Gréville

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Henry Gréville
Image dans Infobox.
Photographie de Gréville issue de la collection Sirot v. 1870.
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Alice Marie Céleste FleuryVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Henry GrévilleVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Père
Conjoint
Émile Durand-Gréville (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinction
Prix Montyon ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Prononciation

Henry Gréville est le pseudonyme d’Alice Marie Céleste Fleury, dite Durand, née le à Paris et morte le à Boulogne-Billancourt[1], femme de lettres française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Alice Marie Céleste Fleury est la fille de Jean Fleury, écrivain haguais et professeur à Paris. Elle l’accompagne en Russie quand il devient lecteur en littérature française à l’université impériale de Saint-Pétersbourg. Elle y étudie les langues et les sciences et y rencontre Émile Durand, professeur de droit français et amateur d’art, qu'elle épousera en 1873.

Elle commence à écrire dans le Journal de Saint-Pétersbourg, puis, de retour en France, en 1872, elle prend le nom de plume d’Henry Gréville, en référence au village de ses parents. Elle écrit des romans sur la société russe et publie dans la Revue des Deux Mondes, le Figaro, la Nouvelle Revue, le Journal des débats, le Temps

Auteur prolifique, s’essayant au théâtre comme aux nouvelles, à la poésie comme au roman, elle a été à son époque, un écrivain à succès. Son roman Dosia obtient le prix Montyon en 1878[2]. Son manuel pour l’Instruction morale et civique pour les jeunes filles a été réédité 28 fois entre 1882 et 1891[3].

Jules Barbey d'Aurevilly lui consacre un chapitre de ses Bas bleus :

« C’est encore une femme, à ce qu’il paraît, ce monsieur-là ! La mascarade des pseudonymes continue… (…) Cette revenue du pays des neiges, a tout de suite percé la neige de l’indifférence publique, si dure aux débutants. Elle est une perce-neige heureuse ! Elle en a la pureté… Elle a la pureté de la plume, cette chose maintenant plus rare que le talent[4]. »

Guy de Maupassant dit d’elle :

« De toutes les femmes de lettres de France, Mme Henry Gréville est celle dont les livres atteignent le plus d’éditions. Celle-là est surtout un conteur, un conteur gracieux et attendri. On la lit avec un plaisir doux et continu ; et, quand on connaît un de ses livres, on prendra toujours volontiers les autres[5]. »

Elle est morte emportée par une congestion alors qu’elle suivait une cure à la clinique des docteurs Sollier à Boulogne-Billancourt.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • À travers les champs.
  • Sonia.
  • Dosia , Plon, 1876, prix Montyon en 1878.
  • L’Expiation de Savéli, 1876.
  • La princesse Oghérof, Plon, 1876.
  • Les Koumiassine, 1877.
  • Suzanne Normis, 1877.
  • La Maison de Maurèze, 1877.
  • Les Épreuves de Raïssa, 1877.
  • L’Amie, 1878.
  • Un violon russe, 1879.
  • Lucie Rodey, 1879.
  • Le Moulin Frappier, 1880.
  • La Cité Ménard, 1880.
  • Madame de Dreux, Plon, 1881.
  • Perdue, Plon, Nourrit et Cie, 1881.
  • Le vœu de Nadia, Plon, 1883.
  • Louis Breuil, histoire d'un pantouflard, Plon, 1883.
  • Rose Rozier, 1872.
  • Instruction morale et civique pour les jeunes filles, 1882.
  • Un crime, 1884.
  • Idylle, 1885.
  • Cléopâtre, 1886.
  • Comédies de paravent, 1888, Plon
  • Un Mystère, Plon, 1890.
  • L'Avenir d'Aline, Charavay, Mantoux, Martin, 1890.
  • Chénerol, Plon, 1892 (publié sous forme de roman-feuilleton dans Le Temps du au ).
  • Céphise, 1896 (publié sous forme de roman-feuilleton dans Le Temps du au ).
  • La Seconde mère, Nouvelle république, 1901.
  • L’Héritage de Xénie, Plon, 1924.

Hommages[modifier | modifier le code]

Une place de la commune de Cherbourg-en-Cotentin porte son nom.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Acte de décès d'Alice Marie Céleste Durand née Fleury, mairie de Boulogne-Billancourt.
  2. « Prix Montyon | Académie française », sur www.academie-francaise.fr (consulté le )
  3. Selon Martine Lafleur, Autour de la controverse soulevée par la mise à l’index de quatre manuels scolaires français à la fin du XIXe siècle : l’appartenance sociale à la République française et la politisation de la différence des sexes, mémoire de maitrise, mars 1998, Université de Sherbrooke, Canada.
  4. Bas-Bleus sur Gallica.
  5. « Les Femmes de lettres », Le Gaulois, no 282,‎ , p. 1 (lire en ligne, consulté le ).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christophe Grandemange : Henry Gréville, éditions La Gare des mots, 2015, 190 pages, (ISBN 979-10-92044-02-7).
  • Christophe Grandemange : Henry Gréville, La romancière au grand coeur, éditions La Gare des Mots, 2017, 280 pages, (ISBN 979-10-92044-12-6) (nouvelle édition revue et augmentée, préface de Joël Liénard, arrière-petit-fils de la romancière).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Textes en ligne[modifier | modifier le code]