Henriette Guizot de Witt

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Henriette Guizot
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Henriette Élisabeth Guizot de GignouxVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Mme de WittVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Père
Mère
Fratrie
Conjoint
Conrad de Witt (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Autres informations
Distinction
Archives conservées par

Henriette Guizot de Witt, née le à Paris (France) et morte le dans cette même ville, est une auteure française de contes pour enfants et d'ouvrages historiques sous le nom de Mme de Witt, née Guizot.

Famille[modifier | modifier le code]

Henriette-Élisabeth Guizot est l'aînée des trois enfants de François Guizot[2], historien et homme politique français et de sa seconde épouse Éliza Dillon, femme de lettres. Sa sœur Pauline naît en 1831 et son frère Guillaume en 1833. Éliza meurt d'une fièvre puerpérale quelques semaines après l'accouchement de ce dernier.

Très jeune, pour seconder son père veuf, Henriette gère les affaires de la famille et joue le rôle de maîtresse de maison lors des réceptions au ministère[3].

Henriette connaît l'italien et l'allemand. Elle apprend l'anglais lorsque la famille s'exile à Londres ( - ),

Le , Henriette épouse à Paris Conrad de Witt. Le même jour, sa sœur Pauline, dont elle est très proche, épouse Cornelis de Witt, frère de Conrad.

Le couple aura trois enfants[4] :

En 1855, Henriette de Witt-Guizot, son époux et leurs filles s'installent dans le Château familial du Val-Richer (Calvados).

En 1874, elle est au chevet de sa sœur lorsque cette dernière meurt et elle prend en charge les plus jeunes des sept enfants de Pauline.

Tout en poursuivant son activité littéraire, elle fait ouvrir un asile recueillant les enfants démunis à proximité du Val-Richer, et s'associe à des amies pour fonder à Paris l’Œuvre des détenues libérées (1882).

Œuvres[modifier | modifier le code]

Henriette vit depuis son enfance dans un milieu familial littéraire et politique. Elle entretient une correspondance nourrie avec son père et sa sœur notamment. Lorsqu'il lui faut faire face aux difficultés financières de sa famille, Henriette, qui est la secrétaire de son père, se lance dans l'écriture[6].

Sous le nom de « Mme de Witt, née Guizot », elle écrit une centaine de romans et de textes d'éducation tels que Légendes et Récits pour la jeunesse (1876), Scènes historiques (cinq séries, 1875-1885), Les Chroniqueurs de l'histoire de France jusqu'au XIVe siècle (4 volumes 1882-1885)[7],[8],[9],[10].

Henriette Guizot de Witt écrit aussi des contes pour enfants comme les Contes d'une mère à ses petits-enfants (1870), l'Histoire de deux petits frères, La Petite maison dans la forêt, les Enfants de la Tour du Roc (1890). Ces ouvrages sont illustrés avec des vignettes ou des gravures.

Elle est également traductrice de littérature anglaise en français, notamment des textes de Shakespeare et de Dickens en français.

L'Académie française lui décerne le Prix Montyon pour Scènes d'histoire et de famille (1869), les Femmes dans l'histoire (1889), la Charité en France (1892)[11].

Après la mort de son père, elle achève l’Histoire de France racontée à mes petits-enfants, ouvrage qu’ils avaient conçu tous les deux. Elle classe les archives et correspondances et les publie en deux volumes :

  • Henriette de Witt, née Guizot, Monsieur Guizot dans sa famille et avec ses amis, 1787-1874, Hachette et Cie, Paris, , 364 p. (BNF 31660546, lire en ligne)
  • François Guizot, Lettres de M. Guizot à sa famille et à ses amis / recueillies par Mme de Witt, née Guizot, , 438 p. (BNF 12148, lire en ligne)

Références[modifier | modifier le code]

  1. « https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/IR/FRAN_IR_003444 » (consulté le )
  2. « Henriette et Pauline Guizot », sur François Guizot
  3. « Witt, Henriette de », sur Archives nationales - Salle des inventaires virtuelle
  4. Généalogie descendante Guizot (lire en ligne)
  5. Catherine Coste, descendante d'Henriette de Witt, Essai biographique sur Henriette de Witt-Guizot, 44 p. (lire en ligne), p. 14
  6. « François Guizot, Lettres à sa fille Henriette (1836-1874) », Cahiers d'histoire,‎ (lire en ligne)
  7. Légendes et récits pour la jeunesse (ill. P. Philippoteaux), Hachette, Paris, , 2e éd., 267 p. (BNF 31660542, lire en ligne)
  8. Scènes d'histoire et de famille, XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles (ill. Émile Bayard), Hachette, Paris, , 4e éd., 339 p. (BNF 43823615, lire en ligne)
  9. Les Chroniqueurs de l'histoire de France. Jeanne d'Arc et la Guerre de cent ans, d'après les chroniqueurs de Froissart à Monstrelet, Hachette, Paris, , 795 p. (BNF 31660508, lire en ligne)
  10. RDF Property, « Œuvres de Henriette de Witt », sur BnF (consulté le )
  11. « Henriette de WITT-GUIZOT », sur Académie française

Liens externes[modifier | modifier le code]

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