Henri de La Tour d'Auvergne (1823-1871)

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Henri de La Tour d'Auvergne en 1869.

Henri Godefroi Bernard Alphonse de La Tour d'Auvergne-Lauraguais, prince pontifical de La Tour d'Auvergne (bref pontifical du 31 octobre 1859, reconnu par l'État français en juillet 1869), devenu 3e baron d'Empire de La Tour d'Auvergne et marquis de Saint-Paulet au décès de son père le 16 mai 1849 à Paris, est né dans l'ancien 1er arrondissement de Paris le 21 octobre 1823, mort au château d'Angliers, près de Loudun (Vienne) le 5 mai 1871. Inhumé dans la chapelle du château familial de Saint-Paulet (Aude). Il était diplomate et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il était appelé par son 2e prénom : Godefroi. Il est le fils de Charles Melchior Philippe Bernard de La Tour d'Auvergne-Lauraguais (1794-1849), baron de l'Empire, marquis de Saint-Paulet (né de La Tour Saint-Paulet, devenu de La Tour d'Auvergne par modification de nom du 3 août 1814, puis de La Tour d'Auvergne-Lauraguais par modification 21 mai 1821), et de Laurence Marie Louise Félicité comtesse de Chauvigny de Blot. Issu d'une vieille famille du Lauragais qui commence avec un capitoul de Toulouse[1], son père a repris le nom de la célèbre maison de La Tour d'Auvergne, qui est une autre famille, de laquelle il prétendait descendre par les femmes.

Il fréquenta dans sa jeunesse le Collège Stanislas de Paris.

Il épousa civilement le 16 mai 1851 à Paris, puis religieusement le 18 août 1851 en l'église Saint-Thomas-d'Aquin (Paris 7e arrondissement), puis par contrat de mariage le 24 juin 1852 chez Me Valère Herbault et Me Edouard Delaguette à Loudun (Vienne), Émilie Céleste Montaut des Isles (Loudun (Vienne) 22 octobre 1822 - Florence (Italie) 8 mars 1857, inhumée dans la crypte de l'église de Sammarçolles (Vienne)), héritière du château d'Angliers avec laquelle il eut un fils unique :

  • Charles Laurent Bernard Godefroy prince de La Tour d'Auvergne-Lauraguais (1852-1903)
  • Chevalier de l'ordre de Pie IX, Commandeur de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand et Maire de Villiers-Charlemagne (Mayenne)
  • Marié avec Léontine Antoinette Endagresme Françoise Ysoré d'Hervault de Pleumartin de Durfort-Civrac de Lorge (1854-1940) d'où 3 enfants :
    • Marie Joseph Édouard Fortuné César Henri prince de La Tour d'Auvergne-Lauraguais (1876-1946), époux d'Elisabeth Berthier de Wagram
    • Marie Antoine Godefroy Rémy Charles prince de La Tour d'Auvergne-Lauraguais (1877-1940), époux d'Odette Terry y Sanchez
    • Isabelle Marie Laure Fernande Charlotte Césarine princesse de La Tour d'Auvergne-Lauraguais (1879-1947), épouse du comte Anatole de Montesquiou-Fezensac

Diplomate[modifier | modifier le code]

Diplomate de carrière, le prince de Lauraguais passa obtint un poste de secrétaire d'ambassade à Rome en 1849, puis de ministre plénipotentiaire en Toscane en 1855, à Turin (capitale du Piémont-Sardaigne) en 1857, puis à Berlin en 1859.

Le 8 mars 1857, lors de son poste à Florence (Italie), son épouse est décédée prématurément à l'âge de 34 ans.

Il fut élu Président du Conseil Général de la Vienne de 1862 à 1869.

Le 17 octobre 1862, il est nommé ambassadeur de France près le Saint-Siège en remplacement de Charles de La Valette, démissionnaire. Il y fut apprécié du pape Pie IX lors de son ambassade romaine, par ailleurs, son frère fut l'archevêque de Bourges, Charles-Amable de la Tour d'Auvergne Lauraguais (1826-1879). Il partit l'année suivante pour Londres en 1863 auprès de la reine Victoria.

C'est à ce dernier poste que vint l'arracher sa nomination au ministère des Affaires étrangères, succédant à Agénor de Gramont, dans le cabinet de transition du 17 juillet 1869 dans le Gouvernement Louis-Napoléon Bonaparte (4). Ses opinions cléricales conservatrices étant bien connues, son arrivée fut bien accueillie par le parti catholique car elle équilibrait les tendances libérales des autres ministres. Il s'y maintint jusqu'au 2 janvier 1870.

Nommé sénateur aussitôt après la démission du ministère, il fut rappelé quelques mois plus tard au même poste dans l'éphémère gouvernement Charles Cousin-Montauban, comte de Palikao, du 10 août 1870 au 4 septembre 1870.

Il fut Grand-Croix de la Légion d'Honneur, Commandeur de l'Ordre de Saint-Georges des Deux-Siciles, Chevalier de l'Ordre de Pie IX, Grand-Croix de l'Ordre de Saxe-Cobourg et Gotha, Grand-Croix de l'Ordre de l'Aigle-Rouge de Brandebourg, Commandeur de l'Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand.

Retiré, il mourut prématurément dans son château d'Angliers le 5 mai 1871 à l’âge de 47 ans. "(...) Sentant chaque jour les assauts de l'implacable maladie, supportée avec courage et résignation progressivement, il s'affaiblit, malgré les efforts de son fidèle ami le Docteur Léon Gilles de La Tourette qui le vient voir à peu près quotidiennement et le 5 mai (1871) au matin ayant à son chevet sa pieuse mère, ses deux frères, le Prince Edouard-Joseph-Louis-Melchior (de La Tour d'Auvergne-Lauraguais) et le Prince Charles-Amable (de La Tour d'Auvergne-Lauraguais) archevêque de Bourges, de son fidèle serviteur Jean Isain, le Prince Henry (de la Tour d'Auvergne-Lauraguais), entra dans son éternité (...)" "Il s’éteignit après avoir répété à son fils : "Souviens-toi que je n'ai jamais menti!"". Ses obsèques ont eu lieu le 9 mai 1871 en l'église Saint-Martin d'Angliers (Vienne). Il repose dans la crypte familiale du château de Saint-Paulet, dans l'Aude.

Le Domaine d'Angliers fut vendu en 1884 (actuels mairie et bureau de poste).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Guillaume de La Tour, seigneur de Lauzeville, plusieurs fois capitoul entre 1329 et 1363.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]