Godefroi de La Tour d'Auvergne-Lauraguais

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Henri de La Tour d'Auvergne
La Tour d'Auvergne, Henri prince de.jpg

Godefroi de La Tour d'Auvergne-Lauraguais en 1869.

Fonctions
Sénateur du Second Empire (d)
Ministre des Affaires étrangères et du Développement international
Ambassadeur
Titres de noblesse
Baron (d)
Marquis
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 47 ans)
AngliersVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Famille
Autres informations
Distinctions
Grand-croix de la Légion d'honneur‎
Grand-croix de l'ordre de l'Aigle rouge (d)
Commandeur de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Henri-Godefroi-Bernard-Alphonse de La Tour d'Auvergne-Lauraguais[1], (Paris, - Angliers, ) est un diplomate et homme politique français.

Prince pontifical[2], il devient 3e baron d'Empire de La Tour d'Auvergne et marquis de Saint-Paulet au décès de son père le 16 mai 1849.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Charles-Melchior-Philippe-Bernard de La Tour d'Auvergne-Lauraguais (1794-1849), baron de l'Empire, marquis de Saint-Paulet[3] et de Laurence-Marie-Louise-Félicité, comtesse de Chauvigny de Blot, il est issu d'une vieille famille du Lauragais qui commence avec un capitoul de Toulouse[4]. Son père reprend le nom de la célèbre maison de La Tour d'Auvergne, de laquelle il prétendait descendre par les femmes.

Né dans le 1er arrondissement de Paris, il fréquente dans sa jeunesse le collège Stanislas.

Il épouse civilement le 16 mai 1851 à Paris, puis religieusement le 18 août 1851 en l'église Saint-Thomas-d'Aquin (7e arrondissement) Émilie-Céleste Montault des Isles (1822-1857), héritière du château d'Angliers près de Loudun (Vienne), avec laquelle il a un fils, Charles-Laurent-Bernard-Godefroy (1852-1903).

Diplomate de carrière, il obtint un poste de secrétaire d'ambassade à Rome en 1849, puis de ministre plénipotentiaire en Toscane en 1855, à Turin (capitale du Piémont-Sardaigne) en 1857, puis à Berlin en 1859.

Le 8 mars 1857, lors de son poste à Florence, son épouse meurt prématurément à l'âge de 34 ans. Il se remarie avec Léontine-Antoinette-Endagresme-Françoise Ysoré d'Hervault de Pleumartin de Durfort-Civrac de Lorge (1854-1940) dont il a 3 enfants :

  • Marie-Joseph-Édouard-Fortuné-César-Henri (1876-1946), qui épouse Élisabeth Berthier de Wagram ;
  • Marie-Antoine-Godefroy-Rémy-Charles (1877-1940), qui épouse Odette Terry y Sanchez ;
  • Isabelle-Marie-Laure-Fernande-Charlotte-Césarine (1879-1947), épouse qui Anatole de Montesquiou-Fezensac.

Il est élu président du Conseil général de la Vienne de 1862 à 1869. Le 17 octobre 1862, il est nommé ambassadeur de France près le Saint-Siège en remplacement de Charles de La Valette, démissionnaire. Apprécié du pape Pie IX (son frère, Charles-Amable, fut archevêque de Bourges), il part l'année suivante pour Londres auprès de la reine Victoria.

Nommé au ministère des Affaires étrangères, il succède au marquis de La Valette, dans le cabinet de transition du dans le gouvernement Louis-Napoléon Bonaparte. Ses opinions cléricales conservatrices étant bien connues, son arrivée est bien accueillie par le parti catholique car elle équilibre les tendances libérales des autres ministres. Il s'y maintient jusqu'au .

Nommé sénateur aussitôt après la démission du ministère, il est rappelé quelques mois plus tard au même poste dans l'éphémère gouvernement Charles Cousin-Montauban du au .

Maire de Villiers-Charlemagne (Mayenne), il meurt dans son château d'Angliers le à l’âge de 47 ans. Ses obsèques ont lieu le 9 mai en l'église Saint-Martin d'Angliers et il est inhumé dans la crypte familiale du château de Saint-Paulet, dans l'Aude. Le domaine d'Angliers est vendu en 1884 (actuels mairie et bureau de poste).

« Sentant chaque jour les assauts de l'implacable maladie, supportée avec courage et résignation progressivement, il s'affaiblit, malgré les efforts de son fidèle ami le docteur Léon-Gilles de La Tourette qui le vient voir à peu près quotidiennement et le 5 mai au matin ayant à son chevet sa pieuse mère, ses deux frères, le prince Édouard-Joseph-Louis-Melchior et le prince Charles-Amable, archevêque de Bourges, de son fidèle serviteur Jean Isain, le prince Henry, entra dans son éternité [...] Il s’éteignit après avoir répété à son fils : “Souviens-toi que je n'ai jamais menti !” »[réf. nécessaire]

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • chevalier de l'ordre de Pie IX
  • commandeur de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand
  • grand-croix de la Légion d'honneur
  • commandeur de l'ordre de Saint-Georges des Deux-Siciles
  • grand-croix de l'ordre de Saxe-Cobourg et Gotha
  • grand-croix de l'ordre de l'Aigle-Rouge de Brandebourg

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Henri-Alphonse-Godefroy-Bernard, prince de Lauragais et de La Tour d'Auvergne selon Robert et Cougny, Dictionnaire des Parlementaires français sur le site du Sénat
  2. Bref pontifical du 31 octobre 1859, reconnu par l'État français en juillet 1869.
  3. Né de La Tour Saint-Paulet, devenu de La Tour d'Auvergne par modification de nom du 3 août 1814, puis de La Tour d'Auvergne-Lauraguais par modification 21 mai 1821.
  4. Guillaume de La Tour, seigneur de Lauzeville, plusieurs fois capitoul entre 1329 et 1363.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]