Henri de Bourbon-Verneuil

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Verneuil.
Henri de Bourbon
Description de cette image, également commentée ci-après
Portrait de Henri de Bourbon, duc de Verneuil.
Biographie
Titulature Légitimé de France
Prince du sang
Duc de Verneuil
Évêque de Metz
Dynastie Maison de Bourbon
Distinctions Chevalier de l'ordre du Saint-Esprit
Chevalier de l'ordre de Saint-Michel
Autres fonctions Gouverneur du Languedoc
Naissance
Vincennes, Royaume de France Royaume de France
Décès (à 80 ans)
Verneuil-en-Halatte, Royaume de France Royaume de France
Père Henri IV de France
Mère Catherine Henriette de Balzac d'Entragues
Conjoint Charlotte Séguier de Villemor
Religion Catholicisme

Description de l'image Arms of Henri de Verneuil.svg.

Henri de Bourbon, duc de Verneuil ( - ), est un fils naturel du roi Henri IV et de sa maîtresse Catherine-Henriette de Balzac d'Entragues, marquise de Verneuil.

C'est un frère de Louis XIII et un oncle du roi Louis XIV.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fut légitimé en 1603. Sa mère monta avec sa famille une conspiration contre Henri IV pour faire reconnaître son fils comme héritier du trône de France (né avant Louis XIII, Henri IV ayant signé une promesse de mariage à Catherine), mais la conspiration échoua. Bien que Catherine ait réussi à sauver sa tête et celle des membres de sa famille qui l'avaient aidée, le petit Henri ne parut à la Cour qu'en 1607, date à laquelle la marquise de Verneuil put y reparaître.

Le siège d'évêque de Metz lui avait été réservé dès son plus jeune âge. Il lui fut refusé par le pape à la mort de Charles de Lorraine (1607).

Le cardinal Anne de Pérusse des Cars de Givry fut alors désigné à cette place avec l'objectif que celui-ci démissionne quand Henri atteindrait sa majorité[1].

Il obtint le bénéfice de la grâce expectative, une procédure du droit canon qui permettait au pape d’accorder un titre non encore vacant, et une pension de 10 000 livres[2].

Le roi fut assassiné en 1610, la régence échut à la reine Marie de Médicis et le cardinal de Givry mourut en 1612. Il obtint cette charge d’évêque, bien qu’il ne fût pas ecclésiastique et qu’il ne fût encore qu'un enfant de 11 ans, grâce à une dispense du pape Paul V accordé à la demande de son demi-frère le roi[1]. Il fut aussi abbé de Saint-Germain-des-Prés.

Il étudia à Paris au collège de Clermont. L'évêché fut administré par le chapitre jusqu'à sa majorité puis par le suffragant Pierre Bédacier ou le princier Claude Bruillard de Coursan. Henri de Bourbon n'a pas été ordonné prêtre[2] et ne s'est jamais rendu à Metz[3].

Il résigna en 1652 de sa charge d'évêque en faveur de Jules Mazarin. Cette opération ne fut pas reconnue par le pape et il fut déclaré démissionnaire en 1659[2].

Il fut fait chevalier de l'ordre du Saint-Esprit le 31 décembre 1661, puis duc de Verneuil et pair de France en 1663. En 1665, on l'envoya comme ambassadeur extraordinaire en Angleterre et il obtint en 1666 la charge de gouverneur du Languedoc.

Le 29 octobre 1668, il épousa Charlotte Séguier de Villemor (1622-1704), fille du chancelier Pierre Séguier et veuve de Maximilien III de Béthune, duc de Sully (petit-fils du grand Sully).

Il mourut sans postérité au Château de Verneuil-en-Halatte (Oise) et fut inhumé au Carmel de Pontoise[4].

Postérité[modifier | modifier le code]

La rue de Verneuil à Paris lui est dédiée.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Mémoires de Sully, principal ministre de Henri-le-Grand p445 Sully Maximilien de Béthune, 1814
  2. a b et c Les évêques dans l’histoire de la France, p264, Jean Julg, 2004 (ISBN 2740311354)
  3. http://catholique-metz.cef.fr/index.php?doc=accueil/article&numero_article=168
  4. « Archinoë - Archives départementales de l'Oise », sur ressources.archives.oise.fr