Henri Vaugeois

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Henri Vaugeois
Image dans Infobox.
Henri Vaugeois portraituré par Maurice Joron en 1915.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 51 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
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Formation
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Parti politique
Membre de
Ligue de la patrie française
Union pour la vérité (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Henri Vaugeois, né le à L'Aigle (Orne) et mort le à Paris, est un militant nationaliste français et le cofondateur de la Revue d'Action française (1899) avec Maurice Pujo.

Biographie[modifier | modifier le code]

Henri Vaugeois était d'abord un professeur de philosophie de centre gauche, républicain (d'ailleurs descendant d'un prêtre jureur et défroqué, conventionnel régicide, Jean-François Gabriel Vaugeois). Il appartient à un cercle d'intellectuels de gauche, l'« Union pour l'action morale », qui prit parti pour la défense du capitaine Dreyfus. Jusqu'à l'affaire, Henri Vaugeois est philosophiquement spinoziste et kantien, politiquement utopiste et républicain[1]. Il se présente huit fois au concours de l'agrégation, sans succès[2].

À ce moment, par réaction nationaliste, Henri Vaugeois et Maurice Pujo quittèrent ce cercle pour fonder, le , le premier Comité d'Action française qui deviendra l'Action française. Charles Maurras adhéra à ce mouvement et convertit beaucoup de ses membres à l'idée monarchique. En 1908, la Revue d'Action française (mensuelle) change de nom pour devenir L'Action française, journal quotidien (sous la direction de Maurras)[3].

Vaugeois continua de contribuer à l'organe du « nationalisme intégral » et, dans la lignée germanophobe et revancharde du mouvement monarchiste, il dénonça le criticisme de Kant et le gain de popularité de la pensée allemande en France. À ce courant il oppose une morale chrétienne et traditionaliste. Plusieurs de ses écrits ont été publiés de façon posthume par ses confrères de l'Action française.

Publications[modifier | modifier le code]

  • L'Action française, conférence du , Paris, Bureaux de l’Action française, 1899.
  • Au Conseil supérieur de l'instruction publique, , Paris, Bureaux de l’Action française, 1901.
  • Un français chez le duc d’Orléans. (M. Vaugeois à Carlsruhe. Déclaration, discours de Mr le duc d’Orléans. La charte de San Remo. Maximes politiques du comte de Paris. Interview chez le comte de Lur-Saluces), Paris, Publications de la Gazette de France, 1901.
  • Le Banquet de « l'Étape », . Discours de MM. Henri Vaugeois et Paul Bourget. Lettre du Cte Eugène de Lur-Saluces (hommage au roman L’Étape de Paul Bourget), Paris, Bureaux de l’Action française, 1902.
  • (avec Eugène de Lur-Saluces, Firmin Bacconnier, Ferdinand Beau), Ligue d'Action française, section de l'Orne. Grande réunion privée, donnée à Alençon, le . Allocution de M. Ferdinand Beau, discours de MM. le Cte E. de Lur-Saluces, Bacconnier et Vaugeois, Alençon, Imprimerie alençonnaise, 1906.
  • Notre Pays. Figures de France. Voyages d’Action française. Le temps de la guerre, Paris, Nouvelle Librairie nationale, 1916.
  • La morale de Kant dans l’université de France, Paris, Nouvelle Librairie nationale, 1917 [lire en ligne].
  • L'interrègne, 1793-19… La Fin de l'erreur française. Du nationalisme républicain au nationalisme intégral, Paris, Librairie de l’Action française, 1928.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Stéphane Giocanti, Maurras – Le chaos et l'ordre, éd. Flammarion, 2006, p. 187.
  2. « Le FN, Marion Maréchal-Le Pen, Villiers, Zemmour… Ce qu'ils doivent à l'Action française », sur bibliobs.nouvelobs.com, L'Obs, (consulté le ).
  3. « L'Action française : organe du nationalisme intégral / directeur politique : Henri Vaugeois ; rédacteur en chef : Léon Daudet », il s’agit de la une du premier numéro (le mouvement est présenté dans les deux premières colonnes de gauche de cette une), sur Gallica.Bnf.fr, (consulté le ) : « Le nationalisme intégral
    […] voilà bien des années que l’Action française travaille : elle n’a jamais cessé de redire qu’elle s’adresse au Peuple français tout entier.
    Elle l’a dit dans sa “Revue”. Elle l’a enseigné dans son Institut. […] En tête du journal destiné à propager quotidiennement sa pensée, l’Action française a le devoir de répéter qu’elle n’a jamais fait appel à un parti
    […] À bas la République ! et, pour que vive la France, vive le Roi !
    [signé] Henri Vaugeois, Léon Daudet, Charles Maurras, Léon de Montesquiou, Lucien Moreau, Jacques Bainville, Louis Dimier, Bernard de Vesins, Robert de Boisfleury, Paul Robain, Frédéric Delebecque, Maurice Pujo »
    .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]