Henri Tudor

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Henri Tudor
Portrait Henri Tudor 004.jpg
Henri Tudor en 1899.
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Henri Owen Tudor, né le à Ferschweiler (Prusse, non loin de la frontière luxembourgeoise), mort le à Rosport (Luxembourg), est un ingénieur, inventeur et industriel.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de John Thomas Tudor, originaire de Llanarth en Grande-Bretagne, Pays de Galles, et de Marie Loser, originaire de Rosport, Henri Tudor passa son baccalauréat à Chimay en Belgique francophone. Il fit des études d'ingénieur de 1879 à 1883 à l'École polytechnique de Bruxelles [1]. En 1885, le jeune ingénieur se spécialisa à une institution électrotechnique parisienne[2], où il suivit le cours de Marcel Deprez[3].

Henri Tudor s'intéressait à l'électricité et au problème de son stockage. Déjà vers 1879-1882, encore étudiant, il mit au point un éclairage électrique dans sa demeure paternelle d'Irminenhof à Rosport. Il raccorda une génératrice du type dynamo Gramme à la roue à aubes du moulin de Bannmillen situé sur la partie inférieure de la propriété. Des câbles électriques transmirent l'énergie électrique à des lampes à incandescence de type Edison. Henri Tudor se rendit compte que le courant fourni par sa génératrice était irrégulier et que la machine tournait à vide pendant les heures creuses. Il poursuivit l'idée de se servir d'accumulateurs au plomb pour égaliser la tension et pour emmagasiner l'énergie non utilisée.

L'accumulateur au plomb, inventé par le physicien Gaston Planté en 1859 et amélioré en 1880 par le chimiste Camille Alphonse Faure, posait problème au niveau de son application pratique: les court-circuits étaient fréquents et les plaques se désagrégeaient en service. Ces défauts étaient des obstacles à tout utilisation pratique.

Henri Tudor cherchait une solution à ces problèmes et "fabriquait lui-même un moule de plaque à grande surface"[3] pour construire une batterie d'accumulateurs. Ce faisant, il put compter sur le soutien de son frère aîné Hubert et de son cousin Nikolaus Schalkenbach de Trèves. Avec le dispositif combiné - génératrice et accumulateurs - il réalisa une alimentation en courant électrique constant et régulier, faisant de l'Irminenhof la première demeure privée du Luxembourg à disposer d'un éclairage électrique.

Les accumulateurs du système Tudor se distinguaient par leur fiabilité et leur longévité. Nous savons de source sûre qu'un accumulateur fabriqué par Henri Tudor a été mis en service à Rosport au plus tard en octobre 1882 et qu'il a fonctionné sans interruption jusqu'au 22 décembre 1887[4]. Des plaques d'accumulateur fabriquées par lui en 1882 et ayant fait un service régulier de 16 années sont exposées au Musée Tudor à Rosport.

En 1885, Henri Tudor reçut à Rosport la visite d'Adolph Müller, agent commercial auprès de la société électrotechnique Spiecker de Cologne. Après avoir passé quelques heures auprès d'Henri Tudor, Müller était "convaincu d'avoir devant ses yeux une innovation qui pourrait se développer à grande échelle"[5]. Müller décida d'attendre la réalisation d'une installation-pilote au niveau de la ville toute proche d'Echternach avant de démarrer la commercialisation de l'accumulateur Tudor en Allemagne.

Le 5 mai 1891, Henri Tudor épousa à Bofferdange Marie-Madeleine Pescatore. De ce mariage nacquirent Anne Tudor (24 avril 1892), Marie-Antoinette Tudor (18 novembre 1895) et John Tudor (19 juin 1899). À partir de septembre 1892, la jeune famille habitait la résidence monumentale qu'Henri Tudor avait fait construire à Rosport.

Dès 1914, Henri Tudor fut touché d'une grave intoxication au plomb qui l'immobilisait dans sa résidence jusqu'à sa mort.

Brevets d'Henri Tudor[modifier | modifier le code]

Brevet du 17 juillet 1886[modifier | modifier le code]

Principe de fonctionnement de l'électrode positive de l'accumulateur Tudor suivant le brevet de 1886: (a) rainure recouverte d'une faible couche Planté, et remplie de pâte d'oxyde de plomb; (b) au cours de l’utilisation, la couche Planté se renforce; la pâte qui adhère à la couche Planté se dilate et se contracte en fonction des cycles de charge-décharge, ses débris éventuels tombant dans un espace libre ménagé au fond de la cuve

Le 17 juillet 1886, Henri Tudor a déposé, à Luxembourg, le brevet No 711 "Nouveaux perfectionnements apportés aux électrodes des accumulateurs électriques". La même année, des dépôts similaires ont été effectués en Belgique et en France. Les perfectionnements proposés par Henri Tudor sont les suivants: électrodes suffisamment épaisses pour être rigides, comportant des deux côtés des rainures évasées pour offrir une très grande surface; formation de courte durée suivant la méthode de Gaston Planté pour constituer une couche active de faible épaisseur; remplissage des rainures d'une pâte constituée d'oxyde de plomb suivant le procédé proposé par Camille Alphonse Faure (tartinage). La couche Planté assure une bonne adhésion de la pâte active, et la forme évasée de la rainure permet ses dilatations et contractions successives lors des cycles de charge et de décharge, sans provoquer des déformations de la plaque. Un espace libre est ménagé au fond de la cellule de l'accumulateur pour accueillir des débris de pâte active. La couche Planté se renforce au fur et à mesure des cycles de charge et de décharge: la formation définitive de la plaque Tudor se fait pendant son utilisation-même. L'électrode Tudor combine les avantages des méthodes Planté et Faure, tout en évitant leurs inconvénients respectifs. Face à ses concurrentes, l'électrode à grande surface d'Henri Tudor se profila par sa grande fiabilité.

Brevet de 1896[modifier | modifier le code]

Henri Tudor cherchait une solution pour contourner le tartinage des plaques, opération onéreuse et dangereuse pour la santé. L'idée consistait à créer une couche active par un procédé électrochimique accéléré. En 1896, il a déposé au Royaume-Uni son brevet N° 10.718 ayant pour objet l'électrode enrobée d'une couche mince "d'oxyde de plomb contenant du sulfate" obtenue par une électrolyse inversée dans un acide très dilué[6] (il s'agit en fait de sulfates de plomb basiques de formule générale x PbO • y PbSO4 • z H2O). L'invention de 1896 a diminué le poids et le prix des accumulateurs, tout en augmentant leur capacité[7].

Systèmes d'éclairage public[modifier | modifier le code]

Le 30 avril 1886, Henri Tudor signa une convention avec la ville d'Echternach pour la réalisation d'un système d'éclairage électrique des espaces publics de la ville. En vue de l'exécution de ce projet, Henri fonda avec son frère Hubert et son cousin Nikolaus Schalkenbach la société Tudor Frères et Schalkenbach, pour implanter des ateliers de fabrication d'accumulateurs à Rosport.

L'installation réalisée à Echternach comportait une centrale électrique avec chaudière à vapeur, des dynamos et une batterie d'accumulateurs au plomb de fabrication Tudor. Elle fut mise en service le 24 octobre 1886. Echternach a ainsi pu s'enorgueillir d'être parmi les première villes disposant d'un eclairage public électrique.

En 1887, Henri Tudor obtint la concession pour l'éclairage de la petite ville de Dolhain en Belgique. En 1889, il fonda la Société Anonyme Belge pur l'Éclairage public par l'Électricité, pour réaliser une station d'électricité à Bruxelles et une à Gand. En 1890, il a réussi à s'assurer l'adjudication pour la construction et l'exploitation d'un réseau électrique à Ninove.

Rosport, village natal de Tudor, devait attendre 1901 pour bénéficier d'un réseau électrique. Force est de constater que le développement des réseaux électriques basés sur les accumulateurs était limité et freinait à long terme la diffusion de l'électricité sous sa forme plus performante: celle du courant alternatif.

Activités industrielles[modifier | modifier le code]

L'émergence d'un empire industriel en Allemagne[modifier | modifier le code]

Le 15 juillet 1888, les frères Tudor conclurent un accord avec la société Accumulatoren-Fabrik Tudor'schen Systems Büsche et Müller, pour lui accorder le droit exclusif de fabrication et de vente de l'accumulateur Tudor en Allemagne, en Europe Centrale, en Europe de l'Est et en Scandinavie. L'accord prévoyait également le partage de la technologie et des licences[8]. Henri Tudor se rendit aussitôt à Hagen en Westphalie pour donner son assistance technique lors du démarrage de l'usine fondée par Adolph Müller et Paul Büsche. Il retourna à Rosport à la fin de l'année 1888. Le 19 juilllet 1890, la Accumulatoren-Fabrik Tudor'schen Systems fonda avec Siemens & Halske et AEG la société Akkumulatorenfabrik Actiengesellschaft (AFA). Cette dernière connut un essor remarquable. Rien qu'en 1890, le chiffre d'affaires de son site de Hagen a atteint 3 300 000 marks[9]. Henri Tudor y jouait le rôle de conseiller scientifique. Parmi les améliorations qu'il apportait figuraient les plaques négatives à pâtes raclées et les plaques unitaires (1891-1892), le développement de moules de fonderie pour des ailettes plus fines (1895-1896), le développement de l'électrode à couche mince de sulfates de plomb basiques (1896) et la solution du problème de baisse de capacité des électrodes négatives (1895-1896). L'AFA prit une position dominante sur le marché allemand des accumulateurs, et fut cotée à la Bourse de Berlin à partir de 1894[10].

Activités industrielles en Europe occidentale[modifier | modifier le code]

Le 10 avril 1889, Henri Tudor concéda les droits de fabrication et de vente de l'accumulateur Tudor pour la Belgique, les Pays-Bas, la France et l'Espagne à la Société Anonyme Belge pour l'Éclairage par l'Électricité. La fabrication au site de Faches-Thumesnil aux confins de la ville de Lille commença en 1891.

En janvier 1896, le Luxembourgeois Antoine Bonaventure Pescatore, beau-frère d'Henri Tudor, lança la production d'accumulateurs Tudor à Dukinfield dans la banlieue de Manchester.

Alors que l'accumulateur Tudor entamait une ascension commerciale spectaculaire sur les marchés européens, l'usine de Rosport, son berceau, se trouvait en difficultés. Le statut douanier du Luxembourg au sein du Zollverein allemand était défavorable à son essor. Henri Tudor décida de délocaliser la production de Rosport au site de Florival en Belgique, inauguré le 25 juillet 1901.

Adolph Müller est resté l'un des amis les plus intimes d'Henri Tudor. Cependant, en concluant des traités dits "d'amitié", il marchait de plus en plus sur les plates-bandes de Tudor: tel était le cas en Hollande, et peu après en Angleterre, où il finit de pénétrer jusque dans le cœur-même de l'entreprise de Dukinfield. L'AFA ne réussit par contre jamais à s'incorporer le dernier bastion d'Henri Tudor, à savoir l'usine de Florival.

La première guerre mondiale marqua profondément le sort des entreprises Tudor. L'usine de Dukinfield fut mise sous séquestre en 1917. Réuni à Rosport le 1er août 1919, le conseil d'administration de la Société Anonyme "Accumulateurs Tudor" statua que sa société était désormais habilitée à fabriquer et à exporter des accumulateurs Tudor en tout pays sans restriction ni réserve.

L'énergie mobile[11][modifier | modifier le code]

Le 6 août 1884, les frères Tudor accouplèrent une machine dynamo-électrique à une batteuse dans leur grange paternelle[12]. Un mois plus tard, cette batteuse électrique était un point d'attraction à l'exposition agricole de Diekirch[13]. Encore fallait-il disposer de l'énergie électrique dans les espaces ruraux les plus isolés. Henri Tudor et son ami Maurice Braun présentaient à l'exposition de Liège de 1905 l'Energy-Car, une solution destinée à remplacer la traditionnelle machine à vapeur sur chariot (la locomobile). L'Energy-Car était un ensemble compact et soigneusement étudié. Il réunissait un moteur à combustion interne, une génératrice, une batterie d'accumulateurs et l'instrumentation nécessaire pour le contrôle. Il n'était pas une automobile, il fallait un attelage ou un véhicule automoteur pour le déplacer. L'Energy-Car était "la réunion, dans les limites extrêmes de la simplification, de tous les éléments" qui constituaient à l'époque une usine électrique"[14]. L'assemblage de l'Energy-Car se fit d'abord à l'usine de Rosport, mais fut progressivement délocalisé vers les ateliers Braun à Bruxelles. Le succès commercial de l'Energy-Car fut mitigé: son prix de revient était élevé et il était difficile d'emploi. Lors de l'avènement des réseaux électriques ruraux, le moteur électrique fit la conquête des fermes sans l'intervention de l'Energy-Car.

Informations controversées[modifier | modifier le code]

Des recherches récentes ont mis en évidence des informations non vérifiées ou documentées, qui se sont glissées dans des publications portant sur Henri Tudor, et qui continuent de circuler dans les médias.

« Henri Tudor à étudié à la Sorbonne »

Les recherches effectuées en 2008 par Ernest Reiter aux Archives Nationales de France ont prouvé qu’Henri Tudor n’a jamais été élève à la Sorbonne.

« Le professeur Ernest Rousseau a joué un rôle déterminant dans la vocation d'Henri Tudor[15]»

Henri Tudor a suivi les cours de physique d'Ernest Rousseau pendant ses deux premières années d'études. Comme le prouve le Précis de cours de physique, dont un exemplaire est disponible aux archives de l'Université Libre de Bruxelles, l'électricité a joué un rôle modeste dans ces cours [16].

« Henri Tudor était élève de Gaston Planté »

Faux. Gaston Planté était antérieur à Henri Tudor, il était professeur à L’Association Polytechnique de 1859 à 1879.

« Henri Tudor a visité l’Exposition internationale d’électricité de 1881 à Paris »

Nous ne possédons pas de témoignage écrit de la présence du jeune chercheur. En raison des astreintes de son curriculum d'études, il est peu vraisemblable qu'il ait trouvé le temps pour se déplacer à Paris. Par l'intermédiaire de journaux et de périodiques à caractère scientifique, notamment La Nature, cette exposition a sans doute inspiré de jeunes talents comme Henri Tudor.

« Henri Tudor a eu des échanges de correspondance avec Thomas Alva Edison »

Il n'y a trace d'une telle correspondance, même pas dans les archives en ligne de la Rutgers State University of New Jersey et de l’Institute of Electrical & Electronic Engineers.

« Henri Tudor a construit lui-même sa machine dynamo-électrique »

La machine utilisée par Tudor, dont nous possédons une photographie, était une dynamo Gramme. Ni Tudor, ni Schalkenbach disposaient des installations techniques nécessaires à la construction d'une telle machine.

« Henri Tudor a inventé l'accumulateur au plomb »

Le premier accumulateur au plomb a été mis au point par Wilhelm Joseph Sinsteden en 1854. L'accumulateur a été réinventé en 1859 en tant que batterie rechargeable par Gaston Planté. Cependant, les accumulateurs disponibles dans le commerce en 1883 ne tenaient pas leur promesses, à tel point que Thomas Alva Edison qualifia l'accumulateur au plomb de "supercherie" et d'échec commercial[17]. Henri Tudor a inventé le premier accumulateur au plomb utilisable dans la vie pratique.

« L'électrode Tudor est une invention de Nikolaus Schalkenbach; Henri Tudor n'a fait que prêter son nom pour la publication du brevet[18] »

Ces prétentions sont en contradiction avec les témoignages d'Adolph Müller, qui, dans sa chronique[19], se réfère toujours à Henri Tudor comme l'auteur de l'invention et l'expert en la matière.

« Echternach était, en 1886, la première ville au monde disposant d'un éclairage public électrique »

New York (Pearl Street) disposait d'un éclairage électrique en 1882, Berlin en 1884 et Liège (centrale de Jonfosse) en 1885. Il est vrai qu'Echternach était, à l'échelle mondiale, parmi les premières villes à disposer d'un éclairage public électrique.

« Henri Tudor a construit lui-même sa voiture électrique break »

Non, cette voiture a été construite vers 1902 par les ateliers du carrossier J. Lefert à Gand. Elle était équipée d'accumulateurs Tudor.

« L'Energy-Car d'Henri Tudor était une automobile hybride électrique »

L'Energy-Car n'était pas une automobile. Par contre, les voitures pétroléo-électriques mises sur le marché dès 1897 par les Établissements Pieper de Liège, équipées d'accumulateurs Tudor fabriqués à Dukinfield, étaient des automobiles hybrides.

Hommages[modifier | modifier le code]

Selon l'ingénieur Marcel Wuillot, Administrateur-Délégué de la Société Anonyme "Accumulateurs Tudor", Bruxelles, les frères Tudor peuvent être considérés comme les "continuateurs industriels de l'œuvre théorique de Planté"[20].

En 1987, le Centre de recherche public Henri-Tudor, nouvellement créé au Luxembourg, fut nommé en l'honneur d'Henri Tudor et de son dévouement à la recherche et à l'innovation.

Le 12 mai 2009, P&T Luxembourg a émis une série de trois timbres-poste intitulée "Grandes personnalités"; l'un des timbres est dédié à Henri Tudor.

L'astéroïde (260886) Henritudor a été nommé en l'honneur d'Henri Tudor.

Le musée Tudor à Rosport[modifier | modifier le code]

Le 13 décembre 2006, le collège des bourgmestre et échevins de Rosport, composé de Romain Osweiler, Henri Zeimetz et Patrick Hierthès, publia le cahier des charges pour "un espace muséologique moderne et vivant portant sur l'énergie et le stockage de l'énergie", Il s'agissait de mettre en évidence les inventions d'Henri Tudor et leurs répercussions, ainsi que la personne de l'inventeur et sa famille en relation avec la communauté locale de Rosport. L'offre présentée par Wieland Schmid de l'Atelier für Gestaltung de Mannheim fut retenue en raison de sa valeur pédagogique et artistique. Le professeur Wolfgang Schmid de l'université de Trèves, Ernest Reiter et Henri Werner faisaient fonction de conseillers. L'architecte Marcel Niederweis a transformé l'aile nord du château Tudor, jadis compartimenté par une multitude de petites pièces, en un espace attrayant et baigné de lumière. Le Musée Tudor a été inauguré le 23 mai 2009 en présence de nombreuses personnalités venues du Luxembourg et de l'étranger[21].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Henri Werner, Ernest Reiter, Henri Owen Tudor. L'impact d'une idée, Rosport, Les Amis du Musée Henri Tudor asbl, , 271 p. (ISBN 978-99959-629-0-6), p. 28-29
  2. (de) « Die elektrische Beleuchtung in Echternach », Luxemburger Zeitung,‎
  3. a et b L. Jumau, « Henri Tudor: Ingénieur, Fondateur et Administrateur de l'ancienne Société de l'Accumulateur Tudor », Revue générale de l'Electricité,‎ , p. 132
  4. Henri Werner, Ernest Reiter, Henri Owen Tudor. L'impact d'une idée, Rosport, Les Amis du Musée Henri Tudor asbl, , 271 p. (ISBN 978-99959-629-0-6), p. 56,70
  5. (de) Adoloph Müller, 25 Jahre der Accumulatoren-Fabrik Actiengesellschaft 1888-1913, Berlin, AFA, , 376 p., p. 1-3
  6. (en) « Abatracts of Published Specifications », The Electrical Review,‎ , p. 592
  7. (en) « Tudor Accumulators », The Electrical Review,‎ , p. 146
  8. (de) 50 Jahre Accumulatoren-Fabrik Aktiengesellschaft 1888-1938, Berlin-Hagen-Wien, AFA, , 254 p., p. 41
  9. (de) Adolph Müller, 25 Jahre der Accumulatoren-Fabrik Actiengesellschaft 1888-1913, Berlin, AFA, , 376 p., p. 350-351
  10. (de) Adolph Müller, 25 Jahre der Accumulatoren-Fabrik Actiengesellschaft 1888-1913, Berlin, AFA, , 376 p., p. 40-46
  11. Henri Werner, Ernest Reiter, Henri Owen Tudor. L'impact d'une idée, Rosport, Les Amis du Musée Henri Tudor asbl, , 271 p. (ISBN 978-99959-629-0-6), p. 98-102
  12. (de) « Rosport », Echternacher Anzeiger,‎
  13. (de) « Ein Besuch in Diekirch », Obermosel-Zeitung,‎ , p. 3 (lire en ligne)
  14. J.A, Montpellier, « L'Energy-Car », L'Electricien,‎ , p. 35-38
  15. Emile Hoffmann, « Henri Owen Tudor, ingénieur, 1858-1928. Commémoration du centième anniversaire de sa naissance », Archives de l'Institut grand-ducal de Luxembourg, Section des Sciences naturelles, physiques et mathématiques,‎ , p. 62
  16. Henri Werner, Ernest Reiter, Henri Owen Tudor. L'impact d'une idée, Rosport, Les Amis du Musée Henri Tudor asbl, , 271 p. (ISBN 978-99959-629-0-6), p. 29
  17. (en) Richard H. Schallenberg, Bottled Energy. Electrical Engineering and the Evolution of Chemical Energy Storage, Philadelphia, Memoirs of the American Philosophical Society, vol. 148, , 420 p. (ISBN 978-0871691484), p. 67-68
  18. (de) Josef Linck, « Nikolaus Josef Schalkenbach, ein Trierer Erfinder », Trierisches Jahrbuch,‎ , p. 111-114
  19. (de) Adolph Müller, 25 Jahre der Accumulatoren-Fabrik Actiengesellschaft 1888-1913, Berlin, AFA,
  20. Marcel Wuillot, Monographie sur les accumulateurs électriques comme introduction à son exposition rétrospective de plaques d'accumulateurs, 1860-1922, Liège, Socété Anonyme "Accumulateurs Tudor", Bruxelles, , 27 p., p. 10
  21. « Coup d'oeil/fr », sur www.musee-tudor.lu (consulté le 12 août 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Euler, Karl Joachim, 1981, Von Ritter bis Tudor. Zur Erfindung des Bleiakkumulators:Technikgeschichte Bd.48 Nr.1. Verein Deutscher Ingenieure, Düsseldorf
  • Hoffmann, Émile, 1959. Henri Owen Tudor, ingénieur, 1858-1928. Commémoration du centième anniversaire de sa naissance: Archives de l'Institut grand-ducal de Luxembourg, Section des Sciences naturelles, physiques et mathématiques, Nouvelle Série 26, 59-80.
  • Jumau, L., 1928, Henri Tudor. Ingénieur, Fondateur et Administrateur de l'ancienne Société de l'Accumulateur Tudor. Revue Générale de l'Electricité vol. 24, 132.
  • Jumau, L., 1929, Piles et accumulateurs électriques. Collection Armand Colin.
  • Schmid, Wolfgang, 2009. Die Brüder Tudor in Rosport. Erfinder, Unternehmer, Jäger und Wanderer. Eifeljahrbuch 2009, 60-64.
  • Linck, Josef, Nikolaus Josef Schalkenbach, ein Trierer Erfinder: Trierisches Jahrbuch, 6. Jg, Trier 1955
  • Massard, Jos.A.,1886-1996, Hundertzehn Jahre elektrisches Licht in Echternach. Ein Beitrag zur Geschichte der öffentlichen und privaten Beleuchtung im 19. und frühen 20. Jahrhundert in Luxemburg mit Blick ins deutsche Grenzgebiet: Annuaire de la Ville d'Echternach 1997, 101-144.
  • Montpellier, J.A., L'Energy-Car: L'Electricien 889(1908),35-38.
  • Müller, Adolf, 25 Jahre der Accumulatoren-Fabrik Aktiengesellschaft 1888-1913, Berlin 1913, 376 pp.
  • Müller, Adolf, 50 Jahre Accumulatoren-Fabrik Aktiengesellschaft 1888-1938, Berlin 1938, 254 pp.
  • Schallenberg, Richard H., Bottled Energy. Electrical Engineering and the Evolution of Chemical Energy Storage. American Philosophical Society Memoires Vol. 148, Philadelphia 1982, 420 pp.
  • Schmid, Wolfgang / Schmid, Wieland, Henri Tudor - Herkunft und Familie, Akkumulator - Erfindung und Verbreitung, Elektrizität, damals und heute 1859-1928 [catalogue publié lors de l'ouverture du Musée Tudor], Rosport 2009, 70 pp.
  • Steinmetz, Aloyse, 1981. Die Tudors in Rosport. Dokumentation über das Leben und die Verdienste der Gebrüder Tudor für ihre Heimatortschaft Rosport. Hrsg. von Lehrer Al. Steinmetz, gelegentlich des 100. Jahrestages des ersten Bleiakkumulators, der von Henri Owen Tudor gebaut wurde und in der alten Mühle des früheren Irminenhofes funktionierte <1881>. Rapid Press, 68 (4) p. Luxembourg.
  • Steinmetz, Aloyse, 1995. Henri Owen Tudor konstruierte in Rosport einen elektrischen Bleiakkumulator, der weltweites Aufsehen erregte. Gester an Hätt, 8 (16): 3-11.
  • Steinmetz, Aloyse, 1996. Henri Owen Tudor, Pionier auf dem Gebiet der Elektrizität. Heimatkalender 1997 Landkreis Bitburg-Prüm: 26-31.
  • Steinmetz, Aloyse, 1998. Henri Owen Tudor, ein bedeutender Pionier unseres Landes. Nos Cahiers, 19 (2-3): 401-422.
  • Tudor, Henri / Braun, Maurice, L'Energy-Car et ses groupes Thermo-Electriques: Bulletin de la Société Belge d'Electriciens, 24(1907), 65-77.
  • Werner, Henri / Reiter, Ernest, Henri Owen Tudor. L'impact d'une idée, Rosport 2009, 271 pp.
  • Werner, Henri / Reiter, Ernest, Henri Owen Tudor. An Idea ... and Where it Led, Rosport 2012, 287 pp.
  • Wuillot, Marcel, Société Anonyme "Accumulateurs Tudor". Monographie sur les accumulateurs électriques comme introduction à son exposition rétrospective de plaques d'accumulateurs, 1860-1922, Liège 1922

Liens externes[modifier | modifier le code]