Henri Torre

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Henri Torre
Image illustrative de l'article Henri Torre
Fonctions
Sénateur de l'Ardèche
Groupe politique UMP
Secrétaire d'État auprès du Ministre du Développement Industriel et Scientifique
Président Georges Pompidou
Gouvernement Pierre Messmer II
Prédécesseur Aucun
Successeur Aucun
Secrétaire d’État auprès du Ministre de l’Économie et des Finances
Président Georges Pompidou
Gouvernement Pierre Messmer II
Prédécesseur Jean-Philippe Lecat
Successeur Lui-même
Secrétaire d’État auprès du Ministre de l’Économie et des Finances
Président Georges Pompidou, Alain Poher
Gouvernement Pierre Messmer III
Prédécesseur Lui-même
Successeur Christian Poncelet
Député de la 2e circonscription de l'Ardèche
Législature IVe, Ve législature (Cinquième République)
Groupe politique UDR
Prédécesseur Louis Roche-Defrance
Successeur Pierre Grandcolas (suppléant)
Législature Ve, VIe législature (Cinquième République)
Prédécesseur Pierre Grandcolas (démission)
Successeur Régis Perbet
Biographie
Nom de naissance Henri Eugène Torre
Date de naissance (84 ans)
Lieu de naissance Casablanca
Nationalité Drapeau : France Française
Parti politique UDR, UDF, UMP
Profession Directeur de société

Henri Torre est un homme politique français, né le 12 avril 1933 à Casablanca (Maroc). Il fut notamment député de l'Ardèche de 1968 à 1980, président du Conseil Général de 1979 à 1998 et sénateur de 1980 à 2008. Henri Torre fut secrétaire d'État auprès du Ministre du Développement Industriel et Scientifique puis auprès du Ministre de l’Économie et des Finances de 1973 à 1974 sous la présidence de Georges Pompidou.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et débuts professionnels[modifier | modifier le code]

Henri Eugène Torre voit le jour le à Casablanca au Maroc alors sous protectorat Français, il est le fils de Paul Étienne Torre (1893-), directeur de société et de Marceline Rollard.[1] Diplômé d'HEC Paris, Henri Torre devient chef de cabinet du gouverneur de Casablanca en 1956, puis attaché à la direction et directeur adjoint de la Compagnie sucrière marocaine de Casablanca de 1957 à 1965 et enfin directeur de société à Valence jusqu’en 1968. Il épouse Monique Durandeau en 1957 et ils auront quatre enfants [2].

Des débuts prometteurs (1968-1979)[modifier | modifier le code]

Il se lance en politique en 1968 quand le général de Gaulle dissout l'Assemblée nationale à la suite des événements de mai 1968, ou il obtiendra l'investiture de l'UDR dans la 2e circonscription de l'Ardèche, au premier tour il est en tête devant le député sortant RI Louis Roche-Defrance et Torre sera élu au deuxième dans une triangulaire avec 48,91 % des suffrages. Les années suivantes Henri Torre s'implante dans le département ardéchois en devenant maire de Boulieu-lès-Annonay en 1969 puis il entre au conseil général 1970 comme représentant du canton de Serrières (jusqu'en 2001). Candidat pour un second mandat lors des législatives de mars 1973, il est facilement réélu avec 58,31 % contre le socialiste Louis Gaillard. Grâce à son bilan et à son implantation, Pierre Messmer le nomme secrétaire d'État auprès du ministre du Développement industriel et scientifique dans son deuxième gouvernement et le 23 octobre 1973 secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances sous la tutelle de Valéry Giscard d'Estaing.

Au gouvernement, Henri Torre fera la connaissance de Jacques Chirac dont il deviendra un ami personnel mais la mort de Georges Pompidou et l'élection de VGE en 1974 lui fait perdre ses fonctions ministérielles. Aux législatives partielles d', il est à la surprise générale réélu de justesse avec 50,33 % contre le même candidat de l'année passée, il sera le seul député de l'Ardèche à conserver son canton lors des cantonales de 1976 et deux ans plus tard il est réélu au premier tour avec 52,53 % des voix des législatives de 78.

Au sommet (1979-1998)[modifier | modifier le code]

Henri Torre s'impose comme le patron de la droite dans son département et c'est tout naturellement qu'il accède le à la présidence du conseil général ou il succède à Paul Ribeyre et l'année suivante, il fait son entrée au Sénat avec le maire d'Aubenas Bernard Hugo. Réélu à la présidence du conseil général en 1982 et 1985, à cette période l'affrontement sur le terrain politique est vive entre Henri Torre et le député-maire PS du Teil Robert Chapuis (ami personnel de Michel Rocard), Torre soutient la candidature du candidat Chirac aux présidentielles de 1988 et de 1995. Réélu au sénat en 1989 et à la présidence du conseil général de l'Ardèche en 1992 et 1994.

Une fin de carrière délicate (1998-2008)[modifier | modifier le code]

Henri Torre est réélu pour un troisième mandat de sénateur en 1998 mais quelques mois plus tôt, la victoire de la gauche aux cantonales de 1998 lui a fait perdre la présidence du conseil général au profit de Michel Teston. La carrière politique d'Henri Torre se termine en 2008 quand il décida de ne pas se présenter pour un quatrième mandat de sénateur.

Il fut aussi membre du conseil d'administration de l’Établissement public de réalisation de défaisance.

Refus de la Légion d'honneur[modifier | modifier le code]

Promu au grade de chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur, pour la promotion du . Après avoir déjà sollicité trois ans auparavant, Henri Torre a préféré refuser cette décoration : « Je persiste à rejeter cette distinction pour deux raisons principales : -La Légion d’honneur n’a selon moi plus la même valeur qu’autrefois. Beaucoup trop de gens sont décorés chaque année. Cette promotion se fait n’importe comment et est décernée souvent à n’importe qui. (...) -La seconde raison qui me pousse à refuser cette distinction est politique. À quelques mois de l’élection présidentielle, je tiens à réaffirmer clairement que je n’approuve pas l’action du président actuel. Je n'apprécie pas la manière dont Nicolas Sarkozy s'est conduit à la tête de ce pays. Il n’a aujourd'hui plus mon soutien. »[3].

Détail des fonctions et des mandats[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]