Henri Pertus

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Henri Pertus
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Naissance
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Nationalité
Activité
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Henri Pertus est un peintre français né à Nîmes le et mort à Toulon le . Fils du peintre Ferdinand Pertus et descendant par sa mère des sculpteurs Victor Fulconis et Guillaume Fulconis[1] (créateur de la Coupo Santo qui inspira Frédéric Mistral dans l'écriture de ce qui deviendra l'hymne du Félibrige, toujours chanté dans les tribunes du stade Mayol les jours de match).

Élevé dans le culte et la pratique de la peinture, il fréquente l'école des Beaux-Arts de Nîmes dès la fin de ses études. Il perpétue la tradition de la composition, des volumes, de la couleur et de la précision... « J'ai toujours tripoté la couleur, disait-il, mais la grande leçon de mon père aura été le respect de la nature ».

La période parisienne[modifier | modifier le code]

Reçu à la fois à l’École nationale supérieure des arts décoratifs et à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, pendant 5 ans il va parfaire sa formation dans trois disciplines où il excellera : la peinture de chevalet, la gravure et la fresque.

Grand paysagiste et virtuose de la sérigraphie, il s'illustre d'abord par l'exécution de nombreuses fresques (musée de le France d'Outremer à Vincennes, école Pratique et chambre de commerce de Nîmes).

Le choix de la Provence[modifier | modifier le code]

Après son mariage en 1932, il s'installe à Toulon où sa jeune femme, Paulette Fulconis, vient d' être nommée professeur. Médaille d'or de gravure à l'Exposition Universelle de 1937, il commence à être connu pour ses gouaches et son œuvre gravé quand survient la déclaration de guerre.

En octobre 1943, le bombardement de Toulon, qui détruit son logement, l'oblige à se réfugier avec sa famille à Saint-Martin-de-Castillon, village du Vaucluse, où il passait déjà les vacances d'été depuis 1916. Pendant cette période, il rencontre Jean Giono au Contadour et fonde, avec Pierre Martel le mouvement culturel Alpes de Lumière à Mane (Salagon-Conservatoire Ethnologique de la Haute Provence).

Il y réalise deux albums de gravures : Les Saints de Provence et Notre vieil Apt.

Il s'imprègne pendant deux ans face au Luberon de la rude beauté de la Haute Provence.

Toulon et l'École des beaux-arts[modifier | modifier le code]

Revenu à Toulon à la libération, il est nommé professeur à l'École des beaux-arts (devenue l'ESART TPM). Tout en accomplissant son œuvre personnelle, il y formera pendant 30 ans l'élite des jeunes artistes de l'école toulonnaise.

Il fait également partie des fondateurs du Groupement d'Études Provençales avec Marcel Bonnet et André Filippi. Avec ce dernier, il fondera le mouvement des Peintres imagiers de Provence... Désormais il partage son temps entre ses deux foyers géographiques, Toulon et Saint-Martin-de-Castillon, se passionne pour la céramique mise au service de l'art sacré et de la culture. Il collabore également à l'illustration de nombreux ouvrages (de Max-Philippe Delavouët, Marius Jouveau, des éditions Aubanel, etc.) illustrant une cause qui lui est chère : l'amour de la Provence, de sa culture et des traditions.

Il est élu membre de l'Académie du Var en 1965[2]. Lorsqu'il meurt à Toulon le après avoir peint jusqu'à ses derniers jours, il venait d'achever une série de gouaches illustrant une édition des Rois Mages, conte de Noël, écrit en 1906 par Frédéric Mistral.

Henri Pertus repose désormais à Saint-Martin-de-Castillon (Vaucluse).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sainte Sara la Brune par Nouno Judlin, préface de Maurras , 4 bois de Pertus. Edition tirée à 1000 ex, Lyon, 1948.
  • Poèmes, choix de seize poèmes de Léon Vérane, calligraphiés et accompagnés de seize lithographies d'Eugène Baboulène, Henri Bertrand-Arnoux, Gabriel Cotel, Paul-M. David, Pierre-Henri Dumas, Louis Férec, Albert Janin, Laurent Mattio, Jean-Gérard Mattio, Victor Nicolas, Georges Obled, Henri Olive Tamari, Georges Palmieri, Henri Pertus, Léon Sabatier, Salvado. Préface de Joseph Paoli. Presse lithographique de l’École des Beaux-Arts de Toulon, 1957.
  • Mireille Pinsseau, Les Peintres en Provence et sur la Côte d'Azur pendant la Seconde Guerre mondiale. Éditions La Thune, Marseille, 2004.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "Louis Guillaume Fulconis (1818-1873), statuaire, une vie d'amitié (Provence, Algérie, Normandie, Paris)"
  2. http://www.academieduvar.org/œuvres/beauxarts/artistestous.html