Henri Parot

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Henri Parot
Nom de naissance Henri Unai Parot
Naissance (58 ans)
Alger
Flag of Algeria.svg
Nationalité France
Autres activités
Dirigeant ETA

Henri Unai Parot, né le à Alger, est un membre français de l'organisation séparatiste armée ETA. Il a fait partie du commando itinérant d'ETA ou commando Argala et a été capturé par l'Espagne en avril 1990. Il a reçu 26 sentences condamnatoires représentant presque 4 800 ans de prison. On lui impute 82 meurtres.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en Algérie pendant la colonisation française et français de nationalité, il est le fils d'un couple basque-français émigré en Algérie. Il s'installe à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) en 1975, où il apprend l'euskara à l'âge de 16 ans. Cette année-là, son frère Jean échappe de peu à un attentat de l'extrême droite dans un restaurant de Bayonne. À cette époque, les victimes et les adversaires de la dictature franquiste venaient se réfugier au Pays basque français. Plus tard, Jean intégrera aussi l'organisation armée.

Activités au sein de l'ETA[modifier | modifier le code]

En 1978, Henri Parot contacte ETA, à travers Domingo Iturbe Abasolo, alias Txomin, qui deviendra plus tard un des chefs de l'organisation. C'est lui qui lui a hypothétiquement proposé d'intégrer un nouveau commando itinérant, appelé "Argala" dans l'organisation. Ce commando était formé uniquement de citoyens de nationalité française, ce qui leur permettait de se déplacer avec une certaine liberté, sans élever trop de soupçons, dans toute l'Espagne.

Ce commando a perpétré vingt-deux attentats dans lesquels 38 personnes sont mortes et plus de 200 ont été blessées, surtout des militaires et des gardes civils. Il a également commis des attentats comme l'attaque de la garnison de Saragosse le 11 décembre 1987, qui a provoqué le décès de 5 enfants et de 2 femmes[1].

Détention et charges[modifier | modifier le code]

Le 2 avril 1990, Henri Parot est arrêté à Séville, dans une voiture chargée d'explosifs avec laquelle il prétendait faire sauter le Quartier général de la Police, après avoir essayé de passer un banal contrôle de la Garde Civile. Il y a eu une fusillade avec les agents blessant deux d'entre eux.

On impute à Henri Parot 82 meurtres, qui l'ont conduit à 26 sentences condamnatoires pour presque 4800 ans de prison[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) El País: Zaragoza: cinco ataúdes blancos.
  2. (es) El Mundo: El etarra más sanguinario.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Henri Parot » (voir la liste des auteurs).
  • (fr) Jean Chalvidant, ETA : L'enquête, éd. Cheminements, coll. « Part de Vérité », , 426 p. (ISBN 978-2-84478-229-8)
  • (es) José María Benegas, Diccionario de Terrorismo, Madrid, Espasa Calpe, coll. « Diccionario Espasa », , 920 p. (ISBN 978-8-46701609-3)
  • (fr) Jacques Massey, ETA : Histoire secrète d'une guerre de cent ans, Flammarion, coll. « EnQuête », , 386 p. (ISBN 978-2-08-120845-2)