Henri-Louis-Marie de Rohan

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Henri-Louis-Marie de Rohan
Titre Prince de Guéméné
Biographie
Naissance
à Paris
Décès
à Prague
Père Jules-Hercule-Mériadec de Rohan-Guéméné
Mère Marie-Louise de La Tour d'Auvergne
Conjoint Victoire de Rohan
Liaisons
Enfants Charlotte (1761-1771)
Charles, duc de Montbazon (1764-1836)
Marie-Louise (1765-1839)
Louis, duc de Bouillon (1766-1846)
Jules (1768-1836)

Henri-Louis-Marie de Rohan (Paris, - Prague, ), prince de Guéméné, est un gentilhomme et un aristocrate français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Henri Louis Marie de Rohan est l'unique fils de Jules-Hercule-Mériadec de Rohan (1726-1788) , prince de Guéméné, et de Marie-Louise de La Tour d'Auvergne (1725-1793).

Il est connu sous le titre de prince de Guéméné toute sa vie durant, bien qu'il ait reçu de son père le duché de Montbazon en 1788[1]. On l'appelle aussi le prince de Rohan-Guéméné.

En 1767, il devient capitaine-lieutenant des gendarmes de la Garde et en 1775, Grand chambellan de France.

En 1780, il est promu brigadier des armées du Roi.

La banqueroute[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Banqueroute des Rohan-Guémené.

Le prince se signale, ainsi que son épouse, gouvernante des enfants royaux, par l'éclat des fêtes qu'il donne, la somptuosité de sa maison et par de folles prodigalités.

Ils résident notamment dans leur Hôtel de Rohan-Guéméné,, place Royale, aujourd'hui Place des Vosges.

Il finit, en 1783, par faire une banqueroute retentissante, dont le montant s'élève à 33 millions de livres, et dont la liquidation ne s'achève qu'en 1792.

Cette banqueroute occasionne la disgrâce du prince et oblige la princesse à se démettre de ses fonctions, pour quitter la Cour. Elle meurt à Paris le 20 septembre 1807.

A la Révolution[modifier | modifier le code]

La Révolution marque une rupture dans l'histoire de la Maison de Rohan. Henri Louis Marie de Rohan émigre en Suisse, puis en Allemagne, et en Autriche et sert dans l'armée autrichienne [2]. En 1808, il reçoit de l'Empereur François 1er d'Autriche le titre de Prince [3]. Il meurt à Prague quelques mois plus tard.

A sa suite, une grande partie de sa descendance s'implante aussi dans l'Empire d'Autriche et y fait souche jusqu'à aujourd'hui.

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Il épouse, à Paris, paroisse Saint Jean en Grëve, le 15 janvier 1761, Victoire-Armande-Josèphe de Rohan (1743-1807), fille de Charles de Rohan, prince de Soubise et d'Anne-Thérèse de Savoie-Carignan,, sa deuxième épouse.

De cette union, sont issus :

  • Charlotte-Victoire-Josèphe-Henriette de Rohan (1761-1771) ;
  • Charles-Alain-Gabriel de Rohan (1764-1836), duc de Montbazon, marié en 1781 avec Louise-Aglaé de Conflans d'Armentières (1763-1819), dont une fille unique, Berthe de Rohan (1782-1841), mariée en 1800 avec son oncle, Louis Victor Mériadec de Rohan (1766-1846) et sans postérité ;
  • Marie-Louise-Joséphine de Rohan (1765-1839), mariée en 1780 avec Charles Louis Gaspard de Rohan Rochefort, son cousin (1765-1843), dont postérité subsistante en ligne masculine par leur arrière-petit-fils Alain de Rohan ;
  • Louis-Victor-Mériadec de Rohan (1766-1846), duc de Bouillon, marié en 1800 avec sa nièce Berthe de Rohan (1782-1841) et sans postérité ;
  • Jules-Armand-Louis de Rohan (1768-1836), marié en 1800 avec Catherine de Biron Courlande et sans postérité.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Christophe Levantal, Ducs et pairs et duchés-pairies laïques à l'époque moderne (1519-1790), Paris, Maisoneuve et Larose, 1996, p. 771.
  2. Georges Martin, Histoire et généalogie de la Maison de Rohan, Lyon, l'auteur, , 256 p., p. 75-76
  3. L'Ordre de la Noblesse, volume septième, Paris, Ordo Nobilitatis, Jean de Bonnot, , CCXXXVI+1141 p., p. 879

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Martin, Histoire et généalogie de la Maison de Rohan, 1998, Lyon, l'auteur, 256 p. p. 78, 96, 97, 99 à 101 ;
  • Christophe Levantal, Ducs et pairs et Duchés-pairies laïques à l'époque moderne (1519-1790), 1996, Paris, Maisonneuve & Larose, 1218 p., p. 771-772.

Pages connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]