Henri Leclerc (médecin)

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Henri Leclerc
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Henri Leclerc
Henri Leclerc âgé
Henri Leclerc

Henri Leclerc,né le à Paris, fils de Georges Ernest Leclerc (1839-1912) et de Louise Léonie Brulley (1837-1921) et décédé à Paris, 17e, le est un médecin et écrivain français, spécialiste des plantes médicinales et inventeur de mot phytothérapie dès 1913.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elève au Lycée Henri-IV, rue Clovis à Paris, il eut pour condisciples, avec Léon Blum dont il resta l’ami, Marcel GUILLEMOT et celui qui devint le Très Révérend Père LOUIS, Provincial des Dominicains de France. Il fut initié aux « Lettres » latines et grecques, mais aussi à l’hébreu, par son « parrain », Jean-Baptiste-Onésime DUPONT, Agrégé des Lettres, Franc-Maçon anticlérical qui avait été Conseiller Municipal de la courte « Mairie de Paris » sous l’éphémère « Seconde République » de 1848.

Bien que baptisé, Henri Leclerc fut élevé hors de la religion. Onésime DUPONT ne lui fut qu’un parrain laïc. Il ignora tout de la religion (sauf ce qui lui avait apprisune paysanne de Samois, près de Fontainebleau, chez qui il passait ses vacances, et les études du latin). C’est donc un événement capital qui survint à la Messe des Rameaux 1895, à Amiens, où l’avait amené le Service Militaire. Simple soldat, il était entré par désœuvrement, dans la Cathédrale à l’heure de la Grand-Messe. Il avait alors entendu chanter en latin le texte de la Passion, bouleversé par le procès et la condamnation d’un innocent auquel la foule avait préféré Barrabas. Les mois suivants, comme l’a raconté dans un texte un peu romancé[1], son ami, le poète Adolphe RETTE (lui aussi converti), il s’était lentement orienté vers un changement de vie. La rencontre d’un prêtre, en l’église Saint Nicolas du Chardonnet de Paris, l’amena à une religion qu’il ne cessa plus de pratiquer avec un grand zèle et un esprit apostolique toujours en éveil, ouvert et accueillant. Peu après, orienté par son ancien condisciple LOUIS, il devenait Tertiaire de l’Ordre de Saint-Dominique. Il fut aussi, mais plus tard, à Paris « Officier » des « Bénédictines » de la rue Monsieur (« dont l’admirable liturgie se mariait à une céleste musique »).[2]


Il exerce en tant que médecin à Paris à partir de 1908. Il utilisait dans sa pratique, après les avoir validé, des recettes de botanique médicale des ouvrages anciens.

Il épouse le Marie Foucher, à Paris, fille de Louis Foucher, propriétaire de la chocolaterie Foucher, et de Clémence Clérisse. Il a comme témoin notamment Jean Charcot.

De leur union naît une unique enfant, Anne-Marie (1900-1987).

Il épouse en secondes noces Simone Desnoreff le 23 décembre 1946, à Paris.

Henri Leclerc publie de nombreux articles dans la revue La Presse médicale, qui aboutissent à son livre Précis de phytothérapie publié en 1922. Eric Frederick William Powell a introduit le mot phytothérapie en anglais en 1934 et Rudolf Fritz Weiss (de) en allemand un peu plus tard. Il faisait la différence entre une phytothérapie à orientation scientifique et une phytothérapie traditionnelle. Il est considéré comme un grand technicien et un grand historien des simples et de la phytothérapie[3]. Il fonda en 1937 la revue de phytothérapie[4].

Cette revue lui consacre une nécrologie, par la plume de son neveu le docteur Roger Verley[5].

Il est décoré de la Légion d'Honneur le 21 mars 1935

L’Académie française lui décerne le prix Le-Fèvre-Deumier en 1953 pour son ouvrage Similitudes et Contrastes.

Il est enterré au cimetière du Père Lachaise, dans le caveau de la famille Desnoreff.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Précis de phytothérapie, essais de thérapeutique par les plantes françaises, Paris, Masson 1922[6]
  • Les épices, plantes condimentaires de la France et des Colonies Leur histoire, leurs usages alimentaires, leurs vertus thérapeutique, édition, Masson & Cie éditeurs, 1929
  • Les fruits de France et les principaux fruits des colonies, 2e édition, A. Legrand et cie, sans date.
  • Précis de phytothérapie : thérapeutique par les plantes françaises, 5e édition, Masson & Cie éditeurs, 1966

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Adolphe Retté, "Du diable à Dieu" Albert Messein, Paris 1926
  2. Souvenir de son neveu Roger Verley, inédits.
  3. Eugène-Humbert Guitard « Nos deuils : Le Dr Henri Leclerc » Revue d'histoire de la pharmacie 1955, No 145, p. 74-75.
  4. Christian Warolin, « Les membres bienfaiteurs de la Société d'Histoire de la Pharmacie », Revue d'Histoire de la Pharmacie Année 1989 281-282 pp.,‎ , p. 279-289 (lire en ligne)
  5. Revue de Phytothérapie, Mars-Avril 1955.
  6. « Notice BNF »

Liens externes[modifier | modifier le code]