Henri Leclerc (avocat)

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Henri Leclerc
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Henri Leclerc, né le , est un avocat pénaliste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Henri Leclerc commence sa carrière aux côtés de l'avocat Albert Naud. Il a hérité sa bibliothèque juridique (que ce dernier avait lui-même reçue de Raymond Poincaré)[1].

Avocat depuis décembre 1955, ancien membre du conseil de l'ordre des avocats de Paris, il a été président de la Ligue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen de 1995 à 2000.

Il a accompagné le mouvement social, aux côtés des paysans travailleurs, des mineurs de fond, de la CFDT, des militants luttant pour l'amélioration des conditions de détention — il a dénoncé les conditions de détention dans les prisons de haute sécurité[1] —, des tenants d'une presse indépendante[réf. nécessaire].

Carrière d'avocat[modifier | modifier le code]

Henri Leclerc a plaidé pour la défense de clients célèbres comme le journal Libération[2], le mathématicien Alexandre Grothendieck, Richard Roman[3], Lucien Léger[1], Charlie Bauer[1], Michel Vaujour[1], François Besse[1], Roger Knobelspiess[1], Florence Rey[1], le docteur Archambeau, Hélène Castel, Jacques Viguier, Véronique Courjault, Dominique de Villepin[4], Dominique Strauss-Kahn (dans l'affaire qui l'opposait à Tristane Banon[5] puis dans l'affaire dite du Carlton de Lille[6]) ou encore Alain Lipietz, qui est condamné pour diffamation[7].

Il est également intervenu comme partie civile dans l'affaire Omar Raddad (défendant la famille de Ghislaine Marchal)[8] et a défendu la famille de Pierre Overney[3], ainsi que l’ex-boxeur Christophe Dettinger, accusé de violences volontaires sur des gendarmes[9].

Activités et prises de position politiques[modifier | modifier le code]

À l'occasion du 100e anniversaire de la Ligue des droits de l'homme, il prononce un discours devant Jacques Chirac : « Ils sont toujours là, nos vieux adversaires. Nous les connaissons bien. Ils s'appellent l'arbitraire qui menace les libertés, l'intolérance qui détruit la fraternité, le racisme qui nie l'égalité, l'individualisme qui tue le citoyen. Elle est toujours présente, la misère, cette insulte à la dignité. Et devant nous dressés, tous les pouvoirs dont on abuse, les conservatismes qui empêchent de rêver l'avenir, les puissances économiques qui préféreront toujours la conclusion d'un marché au respect d'un principe.[10] »

En 2011, il rejoint l'équipe de campagne de Martine Aubry pour les primaires socialistes en vue de l'élection présidentielle de 2012, en tant que conseiller de la candidate sur les questions de justice, aux côtés de l'ancienne garde des Sceaux Élisabeth Guigou et de Marie-Pierre de La Gontrie[5].

En 2012, il signe une tribune intitulée « Pour une nouvelle république » appelant à voter pour le candidat François Hollande[11].

Hommage[modifier | modifier le code]

La promotion 2015-2016 de l'EFB, dont il est le parrain, porte son nom[12]. Il est également parrain de la promotion 2017-2018 du Master 2 Criminologie de l'Université Paris II Panthéon-Assas, à laquelle il donne son nom.

Distinction[modifier | modifier le code]

  • Commandeur de la Légion d'honneur[13]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Le Code pénal, Édition du Seuil, 2005.
  • La Défense, avec W.-H. Fridman, Éditeur EDP SCIENCES, 2002
  • Un combat pour la justice, Éditions La Découverte, 1994
  • Les Médias et la justice, coécrit avec Jean-Marc Théolleyre, CFPJ, 1996
  • Parcours d'avocat(e)s, entretien avec Henri Leclerc, par Christophe Perrin et Laurence Gaune, Éditions du Cavalier bleu, 2010
  • La Parole et l'Action, Fayard, 2017

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

La série documentaire Empreintes de France 5 lui a consacré un numéro, Henri Leclerc, au nom de l'homme, film de 52 min écrit et réalisé par Rémi Lainé et coproduit par France 5 / Campagne Première / INA ; production déléguée Carole Bienaimé ; diffusion le .

il apparaît dans le documentaire Sur les toits[14] de Nicolas Drolc réalisé en 2014. Il y raconte le procès des mutins de la prison de Nancy du .

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g et h Marie-France Etchegoin, « "Quand je plaide, les mots viennent de je ne sais où" », Vanity Fair no 49, août 2017, pages 56-105.
  2. « L'honneur et la considération de M. Le Pen », Le Monde, 17 janvier 1986.
  3. a et b Henri Leclerc, 50 ans de plaidories, Libération, 22 décembre 2005
  4. « Dans le quatuor de la défense de M. de Villepin, chaque avocat a su jouer sa partition », Le Monde, 22 octobre 2009.
  5. a et b Charlotte Chaffanjon, L'avocat de DSK dans l'équipe de campagne de Martine Aubry, Le Point, 12 juillet 2011
  6. Pascale Robert-Diard, « L'amertume des avocats de DSK », Lemonde.fr, 19 février 2015.
  7. « Villejuif : les deux élus EELV devront verser 70 000  au PC et au PS », Le Parisien, 19 janvier 2016.
  8. Sandrine Dionys, Amine Benmouhoud, « Omar, l'histoire “de ce pauvre jardinier” », Bondyblog, 8 juillet 2011.
  9. Violaine de Montclos, « Gilets jaunes : Christophe Dettinger condamné à un an ferme », sur https://www.lepoint.fr (consulté le 17 février 2019).
  10. Henri Leclerc : "Je revendique d'être 'droit-de-l'hommiste'. C'est une conception de la vie qui est la mienne", franceinter.fr, 23 janvier 2020
  11. TRIBUNE. "Pour une nouvelle république", tempsreel.nouvelobs.com, 19 avril 2012
  12. Rentrée de l’EFB 2015 - Discours d'Henri Leclerc.
  13. « Légion d'honneur : de Gabart à Brook », .
  14. https://www.lesfilmsfurax.com/films/sur-les-toits/