Henri Hiro

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Henri Hiro
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 46 ans)
HuahineVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domiciles
Punaauia (jusqu'en ), France (-), Tahiti (-), Huahine (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
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Henri Hiro, né en 1944 à Moorea, mort en 1990 à Huahine, est un cinéaste, dramaturge, poète et militant de Polynésie française pour qui la pratique de l’art est au centre de la construction de soi.

Estimant vivre dans un pays subordonné à l'État colonial, Henri Hiro s'attaque par ses œuvres à la mythologie du progrès et aux bouleversements qu’il implique. Il décrit le parcours, l’évolution et les influences de la pensée artistique et politique d’une génération de Tahitiens et révèle les stratégies et les solutions développées par un homme face aux problématiques soulevées par les expérimentations atomiques. Henri Hiro propose plus que des mots et des images : à travers une attitude vis-à-vis de soi-même, des autres et du monde, il tente de pallier les atteintes à l’identité d’un peuple autochtone et à son environnement.

Biographie[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Écrits[modifier | modifier le code]

  • Pehepehe i tau nunaa/Message poétique, Éditions Tupuna, 1985 ((OCLC 64074614)). Réédition : Haere Po, Papeete, 2004.
  • Taaroa, OTAC, Tahiti, 1984. (OCLC 155484270)

Films[modifier | modifier le code]

  • Le Château (1979), sur les problèmes de la jeunesse tahitienne en perte de repères identitaires (coréalisateur : Jean L'Hôte) ;
  • Marae (1983), dans lequel est reconstituée une cérémonie traditionnelle d'intronisation royale ;
  • Te ora (1988), série télévisée écrite par Henri Hiro et réalisée par Bruno Tetaria ; 15 films pour enfants consacrés aux différents arbres de Polynésie.

Hommages[modifier | modifier le code]

Le 2 juillet 2003, le conseil des ministres de la Polynésie française a décidé de donner son nom au collège de Faaʻa[1].

En juin 2009, le festival Présence autochtone, organisé par la Cinémathèque québécoise à Montréal[2], a programmé deux films réalisés par Henri Hiro : Le Château et Marae et trois auxquels il a participé :

  • Le Rescapé de Tikeroa (1981) de Jean L'Hôte (scénario) ;
  • Les Immémoriaux (1982) de Ludovic Segarra (rôle de Victor Segalen) ;
  • Hono, le lien (1983) de Dominique Arnaud (dialogues).

Du 10 mars (20° anniversaire de sa mort) au , un hommage à Henri Hiro est organisé par la Maison de la Culture de Papeete (exposition, projection de films, etc.)[3].

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Si tu étais venu chez nous, nous t'aurions accueilli à bras ouverts. Mais tu es venu ici chez toi, et on ne sait comment t'accueillir chez toi. »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Rai a Mai et Jean Yamasaki Toyama, « The Source: An Interview with Henri Hiro » dans Manoa, 17, no. 2 (2006): 72-81 [ISSN 1045-7909 (OCLC 87754985)].
  • Une biographie de Henri Hiro par Jean-Marc Pambrun est en cours de publication (sortie prévue en septembre 2010) : [3]

Notes et références[modifier | modifier le code]