Henri Hillion de Coatmoc'han

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Père Henri Hillion

Henri Hillion de Coatmoc'han (en religion Frère Koulmer ou Père Herri), né le 29 mai 1923 à Pédernec en Bretagne et mort le 13 septembre 1980 à Lannion, d'une congestion cérébrale, est un des restaurateurs des "Chrétientés celtiques" en France, et particulièrement en Bretagne. Il fut le fondateur de l'Ordre monastique d'Avallon, des Compagnons Missionnaires Celtiques et de l'Abbaye de Run Meno.

Vie[modifier | modifier le code]

Henri Hillion fut amené à faire ses études dans un établissement catholique puis étudiera en Suisse la théologie dans un séminaire baptiste de Genève. Plus tard, il se retrouvera tour à tour journaliste, chimiste, ingénieur-administrateur, rédacteur en contentieux d'assurances, directeur d'usine, etc.

Puis c'est le retour en Bretagne, d'abord à l'Ile de Groix, puis dans les années 60 à Arzon. Au cours de son séjour, il fut comptable à la criée, puis éditeur. C'est alors qu'il réalisa le blason arzonnais. Après son départ en 1968, il rencontra l'archevêque de l'église celtique de Bretagne dépendant du patriarcat de Glastonbury. Puis, devenu abbé de l'Ordre de Saint-Colomban, Henri s'installa aux Sept-Saints en Vieux-Marché. Suite à de nombreuses persécutions de la part du clergé local, Henri et ses moines ferme le prieuré de l'Ordre de Saint Colomban et il s'installe sur la colline de Run Meno où il fondera l'Ordre monastique d'Avallon puis l'association cultuelle "Compagnons missionnaires celtiques". L'abbaye de Run Meno reçut jusqu'à 18 000 visiteurs par an. Membre du Gorsedd de Bretagne, il y côtoiera également Dom Alexis Presse, reconstructeur de l'abbaye de Boquen.

À la suite de complications avec ses supérieurs hiérarchiques, il fut excommunié par Glastonbury et entra alors dans la lignée orthodoxe d'Antioche en recevant le 23 octobre 1976, la consécration épiscopale, tout en poursuivant ses travaux de chimie qui lui permirent d'aboutir à la mise au point d'une vingtaine d'huiles odorantes destinées à soulager les malades. Grand théologien et grand liturge, il laisse des écrits d'une grande spiritualité et une restauration de la liturgie celtique très proche de l'esprit des origines, en pleine communion avec l'ensemble de la création. Il décédera d'une attaque cérébrale en 1980 à l'hôpital de Lannion et sera inhumé dans le cimetière de Bégard en présence de nombreuses personnalités : prêtres romains et orthodoxes, druides du Collège de Bretagne, responsables du Mouvement Culturel Breton et artistes dont Alan Stivell qui lui rendit un dernier hommage musical à la Harpe, harpe qui avait été donnée à son père par Henri lui-même. Henri Hillion, de petite noblesse bretonne, descendant des Coatmohan par sa mère, avait bien mérité son surnom de "P'tit Prince".

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Abbaye de Run Meno, « Les huiles odorantes pour onction » Rune Meno, Vieux Marché, 1989.
  • Cyrille Pelard, « La voie sacrée des parfums » Le Mercure Dauphinois, 2009.
  • Mairie d'Arzon, « Hommage au Père Henri Hillion »