Henri Claude

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Henri Claude
Description de cette image, également commentée ci-après

Collection de portraits [s.d.]
Bibliothèque interuniversitaire de santé

Nom de naissance Charles Jules Henri Claude
Naissance
Paris (France)
Décès (à 76 ans)
Paris (France)
Nationalité Drapeau de la France France
Champs Médecine
Neurologie
Psychologie
Institutions Faculté de médecine de Paris
Société de biologie
Société française de neurologie
Académie nationale de médecine

Charles Jules Henri Claude, né en 1869 à Paris et mort en 1945 dans la même ville, est un neurologue et psychiatre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Professeur Claude, [photographie de presse: Agence Rol], 1922. Coll. de la BnF
« Le Professeur Henri Claude » (portrait charge par A. Chanteau), Chanteclair, 1925, coll. de la Bibliothèque interuniversitaire de santé.
« Le Professeur Henri Claude », Chanteclair, 1925, p. 111.

Au cours de ses études de médecine, il a pour maître Charles Bouchard (1837-1915). Il est assistant de Fulgence Raymond (1844-1910) à l'Hôpital de la Salpêtrière. Il a occupé la chaire de la clinique des maladies mentales de 1922 à 1939, à l’Hôpital Sainte-Anne à Paris.

Il a joué un rôle important dans l'introduction en France des théories de Freud et de la psychanalyse, tout en restant extrêmement réservé concernant le rôle central occupé par la sexualité. Il créa le premier laboratoire de psychothérapie à la Faculté de médecine de Paris.

Il est élu membre titulaire de l'Académie nationale de médecine le 24 mai 1927[1]. Il est, en outre, membre de la Société de biologie et de la Société de neurologie.

Éponymie[modifier | modifier le code]

  • Henri Claude a laissé son nom à un syndrome neurologique alterne du tronc cérébral : le « syndrome de Claude », dont certains signes sont communs avec ceux du syndrome de Benedikt[2]. Le syndrome de Claude associe une paralysie oculomotrice du côté de la lésion et une ataxie du côté opposé.
  • Le « signe de l'hyperkinésie de Claude » correspond à des mouvements réflexes de muscles parétiques déclenchés par des stimuli douloureux. Ce phénomène est précoce et indique que le malade doit récupérer une grande partie de son activité fonctionnelle motrice, sans contracture[3].
  • Le « signe [du poing kg fermé] de Claude »[réf. souhaitée] est l'impossibilité de fermer le poing au cours de la paralysie du nerf médian. La flexion et l'opposition du pouce sont abolies, ainsi que la flexion des deux dernières phalanges de l'index et du médius[3].

Œuvres et publications[modifier | modifier le code]

  • « Le traitement opératoire de l'épilepsie », Revue de psychiatrie : médecine mentale, neurologie, psychologie, Maloine (Paris), p. 441-483, disponible sur Gallica.
  • « La méthode psychanalytique », Le Disque vert, (Paris-Bruxelles), 2e année, 3e série, numéro spécial « Freud », 1924, pp. 38-43, Texte intégral.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Henri Claude dans le site de la Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine.
  2. Claude (syndrome de) dans le Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine en ligne - version 2015.
  3. a et b Marcel Garnier & Valery Delamare, Dictionnaire des termes techniques de médecine. Librairie Maloine, 1965; (a) p. 490; (b) p. 808

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Biographie du docteur Henri Claude », L'Album du Rictus, [journal humoristique mensuel], tome IV, p. 60-61, Texte intégral.
  • Jean Camus, « Les nouveaux professeurs. Le professeur Henri Claude », Paris médical : la semaine du clinicien, 1922, n° 44, p. 165-166, Texte intégral.
  • Jean Lhermitte, « Henri Claude », Presse médicale, no 28, 15 juin 1946.
  • Pierre Pichot, Un siècle d'histoire de la psychiatrie, Laboratoire Roche, 1983, Extrait.
  • (en) Edward Shorter, A Historical Dictionary of Psychiatry, Oxford University Press, USA, 2005, p. 56-57, Texte intégral.
  • Jacques Sédat, « La réception de Freud en France durant la première moitié du XXe siècle. Le freudisme à l'épreuve de l'esprit latin », Topique, éd. L’Esprit du temps, 2011/2 (n° 115), p.  51 - 68, Texte intégral DOI : 10.3917/top.115.0051

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]