Aller au contenu

Henri Christian Michel Stengel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Henri Christian Michel de Stengel
Henri Christian Michel Stengel
Le général Stengel, par Louis Bombled.

Naissance
Neustadt an der Weinstraße, Rhénanie-Palatinat
Décès (à 51 ans)
Carassone, Piémont
Mort au combat
Origine Drapeau de la France France
Arme Cavalerie
Grade Général de division
Années de service 1758 – 1796
Conflits Guerres de la Révolution française
Faits d'armes Bataille de Valmy
Bataille de Mondovi
Distinctions Chevalier de Saint-Louis
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 28e colonne

Henri Christian Michel de Stengel, né le à Neustadt an der Weinstraße en Rhénanie-Palatinat et mort le à Carassone, dans le Piémont, est un général de division de la Révolution française.

Il entre en service en 1758 comme lieutenant dans les Gardes Palatines, et le il intègre le service de la France avec le grade de sous-lieutenant dans le régiment d’Alsace. Il devient sous-lieutenant de grenadier le , puis il passe lieutenant le au régiment de Chamborant hussards. Capitaine commandant le , il devient capitaine-commandant la compagnie auxiliaire au régiment de Chamborant-Hussards le , et capitaine-commandant au régiment Colonel-Général hussards le . Il est fait chevalier de Saint-Louis le .

Il est promu chef d’escadron le , major le suivant au régiment de Chamborant Hussards, et lieutenant-colonel le . Le , il est nommé colonel au 9e régiment de dragons, puis au 1er régiment de Hussards le . Il est promu maréchal de camp le à l'armée du Nord, et il se distingue lors de la bataille de Valmy à la tête de la 2e brigade de la division de droite.

Surpris par la contre-offensive des Impériaux à la bataille d'Aldenhoven le , il doit évacuer Aix-la-Chapelle et la Rhénanie. Jugé par le tribunal révolutionnaire, il est acquitté mais suspendu de ses fonctions le , et est admis à la retraite le .

Charge de la cavalerie piémontaise à Mondovi.

Le il est réintégré dans son grade, et le suivant il est nommé général de division, commandant la cavalerie de l'armée d'Italie. Il est blessé mortellement d’un coup de pistolet au bras gauche et plusieurs coups de sabre, lors d’une charge le , à la bataille de Mondovi. Il subit l’amputation et meurt le à Carassone, des suites de ses blessures.

Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile, 28e colonne.

Noms gravés sous l'arc de triomphe de l'Étoile : pilier Sud, 27e et 28e colonnes.

À propos de Napoléon : « Ce misérable Corse a voulu m'achever et maintenant il y est parvenu ».

Littérature

[modifier | modifier le code]
  • A cet instant, un bruit de pas lui fit tourner la tête [...] Jean entendit le plus petit dire à l'autre : "Et surtout, mon brave Stengel, pas de folie !..." Stengel ! L'enfant sursauta : il connaissait ce nom célèbre dans toute l'armée du Centre. Colonel du 1er hussard et nommé Lieutenant général depuis la veille, Stengel était le plus brave et le plus habile cavalier de son époque : on l'a appelé le Murat de la Révolution.

Capitaine Danrit, Jean Tapin, Histoire d'une Famille de Soldats, (Edit. Delagrave 1937)