Henri Burin des Roziers

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres membres de la famille, voir Famille Burin des Roziers.
Henri Burin des Roziers
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 87 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Famille
Autres informations
Domaine
Religion
Ordre religieux
Directeur de thèse
Distinctions

Henri Burin des Roziers, né le à Paris et mort le dans la même ville[1], est un frère dominicain français, avocat au barreau de Paris. Au Brésil, il est connu comme l’« avocat des sans-terre ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille de la haute bourgeoisie[2], Henri Burin des Roziers obtient un diplôme en lettres à la Sorbonne, puis en droit comparé à l'université de Cambridge ; c'est là qu'il rencontre le dominicain Yves Congar, qui exercera une profonde influence sur lui. Il devient ensuite docteur en droit à la faculté de droit de Paris en 1957[3].

Après son ordination comme prêtre dominicain, il est aumônier des étudiants en droit et sciences économiques de Paris. Il devient proche du dominicain et prêtre-ouvrier Jean Raguénès et ils participent tous deux aux Événements de mai 1968 ; avec lui de nouveau, il est en 1970 ouvrier à Besançon, notamment chez Rhône-Poulenc.

En 1978, Burin des Roziers part pour le Brésil, où il s'engage comme avocat des « sans-terre » aux confins de la forêt amazonienne.

En 2000, avocat de la Commission pastorale de la Terre, il obtient, pour la première fois dans l’État du Pará, la condamnation d’un fazendeiro, un des propriétaires d'hacienda (latifundistes), responsable de l'assassinat d'un leader syndical. Sa tête est alors mise à prix par eux une première fois.

À partir de 2005, après l’assassinat de la missionnaire américaine Dorothy Stang (73 ans), il est de nouveau menacé de mort, comme nombre de syndicalistes et de religieux défenseurs des droits des plus pauvres, et protégé, à la demande de l'Ordre fédéral des avocats du Brésil (pt). Un « contrat » a été lancé contre lui par les fazendeiros, mettant sa tête à prix pour 50 000 reals (soit 20 000 euros)[4].

Le frère Burin des Roziers est mort de mort naturelle. Les archevêques brésiliens ont demandé que ses cendres soient ramenées au Brésil[5].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Compléments[modifier | modifier le code]

Hommages et distinctions[modifier | modifier le code]

  • Chevalier de la Légion d'honneur, 1994[5],[7]
  • Médaille Chico Mendes de la résistance, 2002
  • Comenda de l'ordre du mérite judiciaire du travail du Tribunal supérieur du travail, 2003
  • Prix international des droits humains Ludovic-Trarieux, 2005
  • Prix Alceu Amoroso Lima, catégorie droits humains, 2009
  • Prix José Carlos Castro de Direitos Humanos, décerné par l'Ordre des avocats du Brésil, section de l'État du Pará, 2009
  • Hommage de l'ambassade de France au Brésil, 2009
  • Mention d'honneur de la Société de défense des droits humains de l'État du Pará, 2012

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (de) « Zum Tode des Dominikaners Henri Burin de Roziers », domradio.de, 27 novembre 2017.
  2. Timothy Radcliffe, o.p., et Lucette Verboren, « La voie dominicaine », Bayard, 2012.
  3. SUDOC 061660450.
  4. « Avec le dominicain Henri Burin des Roziers », sur plunkett.hautetfort.com, .
  5. a et b Libération.
  6. R. Houin, « La distinction du droit civil et du droit commercial et le droit anglais (recension) », dans L'Année sociologique, 3e série, vol. 10 (1959), p. 414–416.
  7. A Justiça.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]