Henri Botey

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Henri Botey
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Biographie
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Henri-Armand Botey (alias Monsieur Éric ou Empereur de Pigalle ou encore Rase-Mottes en raison de sa petite taille), né en 1934, à Belfort[1],[2], en Franche-Comté, et mort en juin 2013 en Touraine[3], fut une figure de la nuit parisienne de 1960 à 2010. Il est le parrain de Marine Le Pen.

Biographie[modifier | modifier le code]

Henry Botey a commencé, dans les années 1950, comme apprenti boulanger de vingt ans[4]. Puis il a pendant des dizaines d’années avec sa femme Carmen Vallet (et Alain Picaud dit « le bâtard » ou « le gitan », un de ses lieutenants), dirigé des boîtes de nuit, des hôtels de passe et des bars à hôtesses, dont la Bohème, le Yellow Dog, le Tiffany, le Sulky, le Lautrec[4]... Au milieu des années 1970, Botey écope de deux ans de prison (dont un avec sursis) pour proxénétisme hôtelier. Il continue à exercer de sa prison grâce à quelques prête-noms[5]. À sa sortie, la guerre des gangs ravage Pigalle. En 1976, il se tire sans dommage de l'explosion d'un colis piégé et, le 16 avril 1987, alors qu'il sort du Manhattan, deux hommes à moto lui tirent dessus avec un 11,43. Deuxième coup de chance, il en réchappe encore. Il disparaîtra de la circulation après être sorti une fois de plus vivant d'un dernier attentat, boulevard Bineau, à Neuilly. En 1981, François Mitterrand confie une enquête à Pierre Touraine, le directeur de la Police judiciaire parisienne d'alors, au terme de laquelle Botey n'est pas inculpé[5].

En 1987, Henry Botey est devenu un homme d'affaires qui règne sur tout le quartier de Pigalle. La presse le surnomme le premier proxénète de France. C'est à cette époque qu'Alain Picaud (qui ne travaille plus pour Henry Botey) tentera de l'assassiner[6].

Le , il est arrêté par la police, mis en examen, puis écroué à la prison de Fleury-Mérogis pour une affaire de proxénétisme aggravé[7],[8].

Pierre Durand, directeur du magazine Présent, lui aurait servi de prête-nom[4],[9].

Henri Botey meurt en .

Références[modifier | modifier le code]