Henri Birault

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Henri Birault (-) était un philosophe français. Il a été l'élève du métaphysicien français Louis Lavelle avant de découvrir l'œuvre de Martin Heidegger. Il en est, avec Jean Beaufret, un commentateur français[1].

Il a enseigné comme professeur titulaire à la Sorbonne puis à Paris IV et donné un grand nombre de conférences dans plusieurs universités du monde entier notamment à Harvard et Berkeley ainsi que dans des cercles extra-universitaires. Sa réflexion menée principalement à partir des œuvres de Pascal, Kant, Nietzsche et Heidegger[2] est axée sur l'analyse de l'Être à partir d'une utilisation méthodique du langage. Sa pensée se conclut par une approche de la contemplation[réf. souhaitée].

Ses travaux, outre de très nombreux articles et participations à des ouvrages collectifs ont fait l'objet d’une réécriture constante.[réf. souhaitée]

Publications[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Heidegger et l’expérience de la pensée, Paris, Gallimard,«  Bibliothèque des Idées », 1978.
  • De l'Être, du divin et des dieux, Paris, Le Cerf, « Philosophie et théologie », 2005.
    « C'est l'important travail de méditation et de commentaire à l'endroit de ses trois grands maîtres qu'il rend accessible. Trois parties le structurent ainsi naturellement : la première est intitulée « Pascal : christianisme et philosophie » ; la deuxième, « Nietzsche : antichristianisme et philosophie » ; la troisième, Heidegger : « ontothéologie et pensée de l'être ». Les titres des parties ainsi que l'organisation du recueil (thématique et chronologique) ne sont pas de l'auteur mais de l'éditeur[3]. »

Contributions à des ouvrages collectifs[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

Critiques[modifier | modifier le code]

Michel Guérin écrit : « Henri Birault était un lecteur et un commentateur comme il n’y en a pas beaucoup. Le texte était lu, tâté, dans sa langue d’origine (l’allemand, le français, le latin ou le grec), et la traduction/interprétation s’ensuivait, qui reprenait, décortiquait, relançait enfin la prosodie afin qu’on entendît bien ce que ce mouvement voulait dire. [...] Birault était respecté et admiré de la communauté philosophique (Deleuze, de Gandillac, Alquié, Wahl, Boehm, Heimsoeth…), et pourtant il n’a publié, de son vivant, qu’un seul (gros) livre, Heidegger et l’expérience de la pensée[2]. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dominique Janicaud, « Henri Birault et l'expérience de la pensée ». Les Études Philosophiques, no. 2. Presses Universitaires de France, 1979, p. 229.
  2. a et b Michel Guérin, « La bibliothèque de midi », La pensée de midi, Actes sud, vol. N° 17, no 1,‎ , p. 104-128 (ISBN 2742759344, ISSN 1621-5338, lire en ligne)
  3. Brito Emilio, « Henri Birault, De l'être, du divin et des dieux. Édition établie par Mathias Goy. Préface de Philippe Capelle. 2005 », Revue théologique de Louvain, Persée, vol. 40, no 1,‎ , p. 123-123 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dominique Janicaud, « Henri Birault et l'expérience de la pensée ». Les Études Philosophiques, no. 2. Presses Universitaires de France, 1979 : p. 229–234 [lire en ligne]

Lien externe[modifier | modifier le code]