Henri-Paul Rousseau

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Henri-Paul Rousseau
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Biographie
Naissance
Nationalité
Activité

Henri-Paul Rousseau (né le à Pohénégamook) est un homme d'affaires québécois qui a occupé le poste de président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) de septembre 2002 à mai 2008. Depuis le 1er janvier 2009, il occupait le poste de vice-président du conseil pour les compagnies Power Corporation et Financière Power. En décembre 2017, il annonce son départ à la retraite, notamment pour agir à titre de professeur-invité à l'École d'Économie de Paris au cours de l'année académique 2018-2019[1].

Formation et débuts de carrière[modifier | modifier le code]

Fils de la sénatrice Yvette Boucher Rousseau, il termine ses deux baccalauréats universitaires (service social et économie) en 1970 à l'Université de Sherbrooke. Boursier, il obtient une maîtrise et un doctorat en économie de l'Université Western Ontario en 1973. Il devient ensuite professeur à l'Université du Québec à Montréal, puis à l'Université Laval jusqu'en 1986. En 1986, il fait un saut dans le secteur privé à titre de vice-président à la Banque Nationale.

Au cours de sa carrière à la Banque Nationale, il est nommé secrétaire de la commission Bélanger-Campeau de septembre 1990 à mars 1991. Il prend successivement la barre de PDG de la compagnie d'assurance Boréale (mars 1992 à janvier 1994), puis de la Banque Laurentienne (février 1994 à août 2002).

Caisse de dépôt et placement du Québec[modifier | modifier le code]

En 2002, sa nomination à la CDPQ fait l'unanimité dans le milieu des affaires. Il succède à Jean-Claude Scraire. Il entreprend une série de changements et restructure le fonctionnement de la CDPQ. En 2005, la CDPQ obtient un rendement de 14,7 %.

Le 30 mai 2008, il démissionne de son poste à la CDPQ[2]. Il se joindra à Power Corporation et Corporation Financière Power le 1er janvier 2009[3]. Malgré son départ volontaire de la CDPQ, il a encaissé la prime de départ, prévue à son contrat lors de son embauche, de 380 000 CAD[4]. Quelques mois plus tard, le 25 février 2009, la CDPQ annonce une perte comptable de 39,8 milliards CAD sur l'ensemble de ses activités[5].

Le 9 mars 2009, il fait un discours devant la chambre de commerce du Montréal métropolitain sur son rôle dans les pertes de la caisse[6],[7]. Il reçoit une ovation debout de la part des spectateurs[6].

Accord de Montréal[modifier | modifier le code]

En 2007, Henri-Paul Rousseau fut l'instigateur d'une entente baptisée "Accord de Montréal"[8], visant la restructuration du papier commercial adossé à des actifs non bancaires (PCAA) et regroupant les détenteurs de PCAA, les investisseurs et les institutions. L'Accord de Montréal permettra à la CDPQ et aux autres détenteurs, de récupérer au fil des années une très grande partie de leur investissement initial dans le PCAA[9],[10]. Dix ans plus tard, avec le recul, les acteurs de l'époque estiment que l'Accord a permis d'éviter une "catastrophe mondiale"[11],[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Henri-Paul Rousseau prend sa retraite », Le Journal de l'assurance,‎ (lire en ligne)
  2. Personnel de rédaction, « Henri-Paul Rousseau démissionne », Argent,‎ (lire en ligne)
  3. (fr) « Henri-Paul Rousseau se joint à Power Corporation du Canada et à la Corporation Financière Power en janvier 2009 », Biz-Affaire (consulté le 30 mai 2008)
  4. La Presse canadienne, « Dilapidation de fonds publics - Les responsables du scandale financier de l'UQAM honorés... », Le Devoir,‎ (lire en ligne)
  5. La Presse canadienne, « La Caisse saigne: presque 40 milliards perdus », La Presse,‎ (lire en ligne)
  6. a et b Hélène Baril, « Rousseau fait un mea-culpa partiel », sur http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca, La Presse,
  7. Denis Lalonde, « Henri-Paul Rousseau: les réactions », sur http://www.lesaffaires.com,
  8. « L'accord de Montréal, 10 ans déjà ! », La Presse,‎ (lire en ligne)
  9. Michel Girard, « Le papier commercial d'Henri-Paul Rousseau », Le Journal de Montréal,‎ (lire en ligne)
  10. Gérard Bérubé, « La débâcle de 2008 est de l’histoire ancienne pour la Caisse de dépôt », Le Devoir,‎ (lire en ligne)
  11. Jean-Sébastien Gagnon, « Une catastrophe mondiale évitée », La Presse+,‎ (lire en ligne)
  12. Jean-Sébastien Gagnon, « Une catastrophe mondiale évitée (la suite) », La Presse+,‎ (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]