Henri-Marcel Magne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Magne.

Henri-Marcel-Urbain Magne est un artiste décorateur né à Paris 6e le [1], mort le . Il a été professeur d'art appliqué aux métiers au Conservatoire national des arts et métiers de 1919 à 1944.

Biographie[modifier | modifier le code]

Henri-Marcel Magne est le fils de Lucien Magne, le petit-fils d'Auguste-Joseph Magne et l'arrière-petit-fils de Pierre Magne, tous les trois architectes.

Il est élève en architecture à l'école des beaux-arts de Paris. Il se forme ensuite à la peinture dans les ateliers de Luc-Olivier Merson, d’Albert Maignan et d’Alfred Paul Marie Panon Desbassayns de Richemond (Paris, 6 avril 1857-1911).

Il se tourne ensuite vers la décoration monumentale qui lui permet de relier l'architecture et la peinture. Il réalise des peintures murales, des cartons et des maquettes de vitraux pour des édifices civils et religieux. Grâce à ses relations amicales et professionnelles avec les architectes en chef des monuments historiques il peut travailler sur les monuments historiques en Île-de-France et dans la Marne.

Quand son père, Lucien Magne, est nommé architecte de la basilique du Sacré-Cœur en 1905, Henri-Marcel Magne travaille avec son frère, René Magne, au cabinet d'architecture de son père, rue de l'Oratoire.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Fresque du chœur de l'église Saint-Christophe-de-Javel (Paris)[2]
  • Décoration de la basilique du Sacré-Cœur[3] dont il fournit les cartons pour :
    • Vitraux des tribunes, des rosaces, de cinq des chapelles du déambulatoire et de la chapelle de la Vierge Tous ces vitraux du Sacré-Cœur ont été détruits par le bombardement de 1944.
    • Mosaïque de la coupole de la chapelle de la Vierge l'Assomption de la Vierge (1907)
    • Mosaïque de la chapelle Saint-Michel Saint Michel demandant à saint Aubert de construire une abbaye sur le Mont-Tombe (1909)
    • Mosaïque du cul-de-four du chœur Le triomphe du Sacré Cœur : pour cette œuvre, dont le programme iconographique a été défini en décembre 1911 (définitif en 1917), on a fait appel à Luc-Olivier Merson et on lui a adjoint Henri-Marcel Magne pour réaliser les études et cartons. À la mort de Merson en 1920, c'est Henri-Marcel Magne continue le travail commencé, aidé de Marcel Imbs qui a été nommé pour interpréter les cartons laissés par Merson. Les mosaïques ont été réalisées par la maison René Martin de Saint-Denis à partir de 1918. Le montage de l'échafaudage commence le 3 octobre 1921, le début de la pose de la mosaïque a lieu le 1er février 1922 et la pose est terminée le 30 avril 1923.
  • Décoration de l'église Notre-Dame-du-Rosaire (Paris XIVe) :
    • Triptyque de Sainte-Anne « L'éducation de la Vierge », de 1913 restauré dans les années 1990.
    • Chemin de croix, de Henri-Marcel Magne, restauré dans les années 1990.
    • Vitrail de la rose.

Publications[modifier | modifier le code]

  • L'Art appliqué aux métiers[4] dont la publication a été initiée par Lucien Magne en 1913 et terminée par Henri-Marcel Magne en 1933
  • Publie plusieurs articles[réf. nécessaire] sur le béton et en particulier sur le Lap

Expositions[modifier | modifier le code]

  • 1928, exposition de Lap dans les jardins de la Maison Séailles à Antony( Chemins de Croix)
  • 1929, exposition de Lap dans les jardins de la Maison Séailles à Antony( Chemins de Croix)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives numérisées de l'état civil de Paris, acte de naissance no 6/2442/1877 (consulté le 16 juin 2012).
  2. Notice no PA00086652, base Mérimée, ministère français de la Culture : Église Saint-Christophe-de-Javel
  3. Jacques Benoist, Le Sacré-Cœur de Montmarte. Un vœu national, p. 180-201, Délégation à l'Action Artistique de la Ville de Paris, Paris, 1995 (ISBN 2-905-118-79-2)
  4. Magne, Lucien, L'Art appliqué aux métiers. I. Décor de la pierre, Paris, Renouard, , 284 p. (lire en ligne)