Henri-Benjamin Presset

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Henri-Benjamin Presset
Fonction
Conseiller national suisse
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 34 ans)
FribourgVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Henri-Benjamin Presset, né le à Môtier et mort le à Fribourg, est une personnalité politique suisse, membre du parti radical-démocratique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Protestant, issu d’une famille appelée autrefois Pérusset et bourgeoise de Môtier, Henri-Benjamin est le fils d’Albert-Samuel Presset et sa mère est née Biolley. Marié à Anna Hirschy, Henri-Benjamin aura un fils, Jean-Alfred-Louis, décédé en 1871.

Il obtient sa patente de notaire le et il est assermenté le . Il exerce le notariat à Morat de 1850 à 1854 et à nouveau en 1857–1859, après son passage au Conseil d'État. Il est patenté avocat le et assermenté treize jours plus tard.

Radical prononcé, il est proche de Julien Schaller. Il est député du Lac de 1851 à 1856 et conseiller national de 1851 à 1853. Il est élu conseiller d'État le , au second tour, avec 37 suffrages sur 62, succédant à Léon Pittet, démissionnaire. Il est réélu en 1855, au second tour, avec 39 suffrages sur 75. Il est directeur de la Justice de 1854 à 1855, puis il succède à Schaller à la tête de l’Instruction publique de 1856 à . Il poursuit l’œuvre de ses prédécesseurs dans ces deux départements.

Revenu au notariat à Morat et au métier d’avocat à Fribourg, Presset affiche toujours ses convictions radicales. C’est ainsi qu’il est arrêté le pour avoir poussé la population, dans un lieu public, à renverser le nouveau gouvernement. Il est remis en liberté provisoire le , la police ayant l’œil sur lui. Celle-ci enquête sur le déguisement qu’il portait lors de ses discours anti-gouvernementaux.

Presset s’éteint en 1859, affaibli par une longue et douloureuse maladie, à l’âge de 35 ans.

Source[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]