Helno

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Helno
Nom de naissance Noel Rota
Naissance
Montreuil, France
Décès (à 29 ans)
Paris, France

Noël Rota ( - ), dit Helno (verlan de son prénom), est un chanteur français, membre du groupe de rock alternatif les Négresses Vertes.

Biographie[modifier | modifier le code]

D'origine italienne, Helno naît en banlieue parisienne, à Montreuil, le 25 décembre 1963. Il est un petit-neveu du député résistant Charles Michels[1].

Après une adolescence punk où il traîne dans les rues de Paris[2], il commence au début des années 1980 par faire partie des Lucrate Milk (1981-1983), puis des Bérurier Noir, au sein desquels il est chargé de faire les chœurs sur certains titres et de faire le mariole sur scène durant leurs concerts dans des petites salles.

En 1984, il joue le rôle d'un punk dans le film L'Affaire Des Divisions Morituri de F. J. Ossang.

En 1987, il fonde son propre groupe, les Négresses Vertes. Le groupe connaît un grand succès jusqu'à sa mort, jouant à l'Olympia et même à l'étranger, notamment en Angleterre, à Los Angeles, Beyrouth, ou encore Tōkyō.

Il déclare : « J'ai plein de copains qui se sont suicidés. Je peux citer un paquet de gens qu'on a connus aux Halles et qui ne sont plus là. Pareil dans ma cité ; des amis d'enfance, j'en ai plus beaucoup. SIDA, suicides, overdoses… C'est ce que tu as quand tu soulèves le rideau d'une petite cité, tranquille. J'en arrive souvent à penser que si l'enfer existe, il est ici sur Terre. On est en plein dedans. Tout être humain qui a de la sensibilité a envie de se foutre en l'air. »[2]

Il meurt dans la nuit du 21 au 22 janvier 1993, à 29 ans, d'une surdose d'héroïne[2],[3],[4], trois heures après avoir participé à l'enregistrement de l’émission Taratata[2].

Il est inhumé au cimetière parisien de Pantin.

Hommages[modifier | modifier le code]

Le chanteur et ami d'Helno, Manu Chao, lui a dédié une chanson, Helno est mort, sur son album-livre Sibérie m'était contéee, sorti en 2004.

Son frère jumeau Ritier lui consacre À ta santé mon frère, un album hommage en 2002.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Guilloux, « Adieu l'ami, on t'aimait bien », sur humanite.fr, L'Humanité,‎ (consulté le 28 novembre 2015).
  2. a, b, c et d Christian Perrot, Libération, 23-24 janvier 1993.
  3. Article du Monde du 9 février 1995
  4. Annonce de sa mort dans le journal télévisé de France 2, vidéo de l'INA, 22 janvier 1993