Helmut Lemke

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lemke.

Helmut Lemke
Illustration.
Helmut Lemke en .
Fonctions
Président du Landtag de Schleswig-Holstein

(11 ans, 10 mois et 19 jours)
Législature 10e, 11e et 12e
Prédécesseur Paul Rohloff
Successeur Rudolf Titzck
Président du Conseil fédéral

(11 mois et 30 jours)
Prédécesseur Peter Altmeier
Successeur Klaus Schütz
Ministre-président de Schleswig-Holstein

(8 ans, 4 mois et 17 jours)
Gouvernement Lemke I et II
Législature 8e et 9e
Coalition CDU-FDP
Prédécesseur Kai-Uwe von Hassel
Successeur Gerhard Stoltenberg
Ministre de l'Intérieur

(7 ans, 1 mois et 13 jours)
Ministre-président Kai-Uwe von Hassel
Gouvernement von Hassel I et II
Prédécesseur Paul Pagel
Successeur Hartwig Schlegelberger
Ministre de l'Éducation

(1 an, 1 mois et 12 jours)
Ministre-président Kai-Uwe von Hassel
Gouvernement von Hassel I
Prédécesseur Paul Pagel
Successeur Edo Osterloh
Biographie
Nom de naissance Helmut Bernhard Julius
Lemke
Date de naissance
Lieu de naissance Kiel (Allemagne)
Date de décès (à 82 ans)
Lieu de décès Lübeck (RFA)
Nationalité allemande
Parti politique CDU (1945-1990)
NSDAP (1933-45)
Diplômé de université Christian Albrecht
de Kiel

université de Heidelberg
Profession avocat
notaire

Helmut Lemke
Ministres-présidents du Schleswig-Holstein

Helmut Bernhard Julius Lemke, né le à Kiel et mort le à Lübeck, est un homme politique allemand membre de l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU).

Formé en droit à Kiel, il travaille initialement dans la magistrature au début des années 1930. Il rejoint le NSDAP en et occupe deux postes de bourgmestre jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, tout en étant officier de la marine militaire.

Il adhère à la CDU en et devient ministre de l'Éducation du Schleswig-Holstein en . Il est désigné ministre de l'Intérieur en , puis vice-ministre-président en .

En , après le passage de Kai-Uwe von Hassel en politique fédérale, il est investi ministre-président de Schleswig-Holstein. Il occupe ce poste huit ans à la tête d'une « coalition noire-jaune » avec le FDP. Il est remplacé en par Gerhard Stoltenberg et prend la présidence du Landtag.

Il se retire de la vie politique en et exerce jusqu'à sa mort comme avocat à Lübeck.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Fils d'un officier de marine, il passe son baccalauréat en à Kiel, dans la province prussienne du Schleswig-Holstein. Il s'inscrit ensuite à l'université de Tübingen pour étudier le droit. C'est à l'université Christian Albrecht de Kiel qu'il obtient son premier diplôme juridique en .

Il passe avec succès son doctorat en droit à l'université de Heidelberg l'année d'après, puis son second diplôme juridique à Kiel, en . Il est alors recruté comme conseiller juridique au parquet de Kiel, avant de rejoindre celui d'Altona, à Hambourg.

Il adhère en au Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NSDAP) et devient peu après bourgmestre d'Eckernförde, village situé sur la mer Baltique. Il se révèle favorable à l'idéologie nazie, déclarant notamment « Les nationaux-socialistes sont à l'origine du Führerprinzip. Chacun a son rôle et nous sommes tous prêts à exécuter les ordres du Troisième Reich ».

Officier de la Kriegsmarine pendant la Seconde Guerre mondiale, il est bourgmestre de Schleswig entre et .

Après la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Débuts en politique sous la RFA[modifier | modifier le code]

À la fin du conflit, il adhère à l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU), puis intègre en le comité directeur régional du Schleswig-Holstein.

Lors des élections législatives régionales du , il postule au Landtag mais ne parvient pas à se faire élire. Il est nommé ministre de l'Éducation dans le premier cabinet du ministre-président chrétien-démocrate Kai-Uwe von Hassel le suivant, à l'âge de 47 ans.

Ascension[modifier | modifier le code]

Porté en à la présidence de la section de la CDU dans l'arrondissement de Segeberg, au sud du Land, il fait finalement son entrée au Parlement régional le de cette même année, à la suite du décès du député Paul Pagel. À peine deux mois plus tard, le , il est promu ministre de l'Intérieur.

Il est à nouveau candidat lors des élections législatives régionales du , marquées par une victoire de la CDU qui rate à deux sièges seulement la majorité absolue. Lui-même parvient à conserver son mandat en remportant la circonscription de Segeberg-Süd avec 45,5 % des suffrages exprimés. Il est ensuite reconduit dans ses fonctions ministérielles.

Il est réélu député au cours du scrutin du avec 46,1 % des voix. Bien que l'Union chrétienne-démocrate ait encore progressé, il lui manque un siège pour gouverner seule. Toutefois, Kai-Uwe von Hassel subit un rejet du FDP, son partenaire de coalition, qui souhaite gouverner avec le SPD et le soutien sans participation de la SSW, et qui se retire du cabinet le . Lemke est alors promu vice-ministre-président et le cabinet sortant expédie les affaires courantes.

Ministre-président du Schleswig-Holstein[modifier | modifier le code]

Cependant, la SSW refuse de s'associer au projet du Parti libéral-démocrate et von Hassel est appelé à devenir ministre fédéral de la Défense.

Le , Helmut Lemke est investi ministre-président de Schleswig-Holstein à l'âge de 56 ans par le Landtag. Il remporte 35 voix sur 68, soit un suffrage de plus que le total de la CDU. Il parvient rapidement à reformer une alliance avec le FDP et le , il nomme un gouvernement où siège le libéral Bernhard Leverenz comme ministre de la Justice.

Peu après, il devient membre du comité directeur fédéral de l'Union chrétienne-démocrate, avant d'être élu président de la fédération régionale du parti en , en remplacement là encore de von Hassel.

Le , il prend pour un an la présidence tournante du Conseil fédéral.

La durée de la législature ayant été augmentée de six mois, les élections régionales sont convoquées le . Chef de file des chrétiens-démocrate, Lemke est réélu député avec 51,9 % des voix tandis que son parti totalise 46 % des suffrages et 34 parlementaires sur 73. Sa coalition étant toujours majoritaire avec 38 sièges, il est confirmé à la direction du gouvernement du Land.

Président du Landtag[modifier | modifier le code]

Pour les élections du , la CDU désigne Gerhard Stoltenberg comme chef de file électoral. Dans la circonscription de Segeberg-Ost, Lemke conquiert un nouveau mandat avec 61 % des voix. À l'ouverture de la législature le , il devient le nouveau président du Landtag de Schleswig-Holstein. Stoltenberg le remplace ensuite comme ministre-président, puis président régional de la CDU.

Confirmé en et à la présidence de l'assemblée parlementaire, il renonce en à présider le parti dans l'arrondissement de Segeberg après 21 ans à ce poste. Il ne se représente pas aux élections de et quitte donc la vie politique après 29 années de mandats et fonctions institutionnels.

Après la politique[modifier | modifier le code]

Il reprend alors une activité privée et devient avocat à Lübeck. À la suite de l'affaire Barschel, il sort de sa réserve avec Kai-Uwe von Hassel et appuie la désignation d'Ottfried Hennig comme nouveau président de la CDU de Schleswig-Holstein, mais ce dernier échouera à maintenir les chrétiens-démocrates au pouvoir.

Il meurt à Lübeck le , à 82 ans.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est marié et père de quatre enfants. Son fils Volker, né , est député au Landtag de Schleswig-Holstein entre et .

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]