Heinrich von Treitschke

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Heinrich von Treitschke
Image dans Infobox.
Heinrich von Treitschke.
Fonctions
Historiographe de l'État prussien (d)
à partir de
Député du Reichstag
Q67131036
Q67131037
-
Député du Reichstag
1re législature du Reichstag (d)
Q59644300
Q67131035
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 61 ans)
BerlinVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Heinrich Gotthard von TreitschkeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Domiciles
Formation
Université de Fribourg-en-Brisgau
Kreuzschule ( - )
Université rhénane Frédéric-Guillaume de Bonn ( - )
Université de Leipzig ( - )
Université rhénane Frédéric-Guillaume de Bonn ( - )
Université Eberhard Karl de Tübingen (depuis )
Université de Heidelberg ( - )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
Eduard Heinrich von Treitschke (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Emma von Treitschke (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Maria von Treitschke (d)
Clara von Tungeln (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Religion
Parti politique
Membre de
Verein Deutscher Studenten (en)
Académie royale des sciences de Prusse
Bonner Burschenschaft Frankonia (d) ()
Société philologique hellénique de Constantinople (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Maîtres
Heinrich Wuttke, Karl Gustav Helbig (d), Julius Klee (d), Friedrich Christoph Dahlmann, Hermann Köchly (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Directeur de thèse
Distinctions
Verdun Award (d) ()
Pour le Mérite pour les sciences et arts (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Grave of Heinrich von Treitschke at Alter St.-Matthäus-Kirchhof Berlin 2012.jpg
Vue de la sépulture.

Heinrich Gothard von Treitschke ( à Dresde - ), est un historien et théoricien politique allemand, membre du Parti libéral national.

Biographie[modifier | modifier le code]

Député nationaliste de 1871 à 1884, professeur à l'université de Berlin à partir de 1874, il soutint la politique d'Otto von Bismarck après avoir publié en un ouvrage intitulé : Que réclamons-nous de la France ? L'Alsace. Comme celles d'Édouard Drumont en France, ses thèses antisémites rencontrent un grand succès en Allemagne, où les nazis reprendront plus tard sa célèbre formule : « Les Juifs sont notre malheur » parue en 1879 dans les Annales prussiennes[1].

Sa philosophie politique s'articule autour de la formule : « L'État est puissance » (« Der Staat ist Macht »). Émile Durkheim l'a analysée dans sa brochure : L'Allemagne au-dessus de tout (1915).

Dans son livre Politik, publié en 1897, il exalte la politique de puissance de l'État (Machtpolitik) dans l'espace international. Dans cette optique, les États, qui sont chacun l'union d'un peuple en puissance indépendante, sont nécessaires à la réalisation de l'homme, à l'expression de sa richesse, à la volonté de la providence. L'État pour exister a besoin de la confrontation avec d'autres États, ce qui permet la manifestation de sa puissance. C'est dans la guerre que l'homme se réalise, faisant triompher sa nature politique et les valeurs nobles contre les préoccupations matérialistes[2].

Il participa à la fondation de la revue historique allemande Historische Zeitschrift.

Référence[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Le Rider : Fritz Mauthner, scepticisme linguistique et modernité : Une biographie intellectuelle., Éd. : Bartillat, 2012, (ISBN 2841005011)
  2. Raymond Aron, Paix et guerre entre les nations, Calmann-Lévy, 1962, 3e édition, p. 573 et s.

Liens externes[modifier | modifier le code]