Hedwige Jagellon (1513-1573)

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Hedwige Jagellon
Illustration.
Jadwiga Jagiellonka
Titre
Électrice consort de Brandebourg

(35 ans, 4 mois et 5 jours)
Prédécesseur Élisabeth de Danemark
Successeur Sabine de Brandebourg-Ansbach
Biographie
Dynastie Jagellon
Date de naissance
Lieu de naissance Poznan
Date de décès (à 59 ans)
Lieu de décès Neuruppin
Père Sigimond Ier de Pologne
Mère Barbara Zápolya
Conjoint Joachim II Hector de Brandebourg
Enfants Élisabeth
Sigismond
Edwige
Sophie
Joachim
Religion Catholique

Hedwige Jagellon (lituanien : Jadvyga Jogailaitė, polonais : Jadwiga Jagiellonka, allemand : Hedwig Jagiellonica née le – morte le ) membre de la dynastie polonaise des Jagellon et seconde épouse de l'électeur de Brandebourg Joachim II Hector de Brandebourg.

Origine familiale[modifier | modifier le code]

Hedwige nait le 15 mars 1513 à Poznań. Elle est la fille ainée du roi Sigismond Ier de Pologne et de sa première épouse, la princesse hongroise Barbara Zápolya, sœur du futur roi Jean Ier de Hongrie qui meurt quand elle a deux ans. Sa seule sœur, Anne, meurt à son tour à l'âge de 5 ans. Après la mort de sa mère, son père se remarie et il a six enfants avec sa seconde épouse. Bien qu'elle soit élevée avec ses demi-frères et sœurs elle a ses tuteurs personnels, et dans sa petite cour elle reçoit le surnom de reginula[1].

Hedwige est décrite par Olaus Magnus, qui la rencontre en 1528, comme « une très belle et sage jeune fille... plus belle que toutes les richesses que je viens de mentionner et digne d'un glorieux royaume »[2]. Sa main est d'abord demandée par le nouveau roi Gustave Ier de Suède, qui souhaite en faire sa première épouse. En 1526, Johannes Magnus est envoyé en Pologne par le roi de Suède afin de négocier un mariage. En dépit de l'engagement du prétendant de modérer l'application de la Réforme protestante dans son royaume, le père d'Hedwige décline l'offre de Gustave Ier en prenant connaissance des mauvaises relations entretenues par Gustave avec l'Église catholique et l'occasion de devenir reine de Suède s'évanouit pour Hedwige. elle sera plus tard saisie par sa demi-sœur Catherine Jagellon[3]

Mariage[modifier | modifier le code]

Le prétendant suivant est issu de l'électorat de Brandebourg. Le fervent catholique Georg von Blumenthal, évêque de Lebus, est dépêché pour négocier le mariage. Le 29 aout ou le 1er septembre 1535 Hedwige épouse Joachim II Hector de Brandebourg. Les noces ont lieu à Kraków. Comme les membres de la dynastie Jagellon sont catholiques, Joachim II qui est luthérien s'engage auprès de Sigismond à ne pas contraindre Hedwige à changer de religion et lui accorde en douaire le comte de Ruppin avec les cités de Alt Ruppin et Neuruppin. Le contrat de mariage, est signé le 21 mars 1535, il stipule qu'Hedwige pourra se faire accompagner d'une prêtre polonais et sera toujours libre de pratiquer les rites catholiques.

Cette union ne recueille pas l'approbation de la belle-mère d'Élisabeth de Danemark, une réformée dévote, qui réprouve les services religieux catholiques d'Hedwige dans sa chapelle privée. De plus l'électrice douairière reproche à Hedwige ne pas parler la langue allemande[4]

Après s'être brisé une cuisse et gravement blessée au dos lors de l'effondrement d'un plancher dans un pavillon de chasse, Hedwige passe les 22 dernières années de sa vie paralysée. L'accident met fin à la vie conjugale d'Hedwige qui avait déjà donné cinq enfants à son mari, alors que leur cohabitation était déjà bien compromise par la différence de religion et de langue entre les époux. Hedwige est remplacée par la maîtresse de son mari, Anna Sydow, que Joachim traite comme sa femme et qu'il reconnait publiquement[5]

Postérité[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dr. Veress, Endre (1901). Izabella kiralyne. Budapest. Magyar Tudomanyos Akademia.
  2. (en) Magnus, Olaus; P. Fisher & H. Higgens (trans.); P. G. Foote (ed.) (1998). A Description of the Northern Peoples. London: The Hakluyt Society. p. 660. (ISBN 0-904180-58-1)
  3. (en) Deppermann, Klaus; Drewery, Benjamin (1987). Melchior Hoffman: social unrest and apocalyptic visions in the Age of Reformation. T. & T. Clark. (ISBN 0-567-09338-7). Consulté le 31 août 2009.
  4. (en) Smith College. Dept. of History (1916). Smith College studies in history, Volume 2. Smith College. Consulté le 31 août 2009.
  5. (en) Chadwick, Owen (2003). The Early Reformation on the Continent. Oxford University Press. (ISBN 0-19-926578-X). Consulté le 30 août 2009.

Sources[modifier | modifier le code]