Carte thermique

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Carte thermique
Eyetracking heat map Wikipedia.jpg
Représentation graphique des données statistiques sur les mouvement d'yeux (eye-tracking) sur une page d'accueil de Wikipedia : plus c'est rouge, plus les yeux des internautes se posent sur cette région.
Type
Représentation graphique de données statistiques (en), type de carte géographique (d), carte géographiqueVoir et modifier les données sur Wikidata

Une carte thermique (carte de fréquentation, ou heat map en anglais signifiant littéralement carte de chaleur[1]) est une représentation graphique de données statistiques qui fait correspondre à l'intensité d'une grandeur variable une gamme de tons ou un nuancier de couleurs sur une matrice à deux dimensions (qui peut elle-même représenter une zone géographique)[2]. Ce procédé permet de donner à des données un aspect visuel plus facile à saisir qu'un tableau de statistiques[3].

Les cartes thermiques servent notamment à représenter l’activité humaine, notamment la fréquence de passage de personnes (par exemple, des cyclistes[4] ou des clients) ou la fréquence d’événements (par exemple, des délits ou des pluies) dans une zone donnée. Elles peuvent également mettre en exergue les endroits du d'une page Internet le plus souvent balayées par le regard de ses lecteurs.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les cartes thermiques sont les héritières des matrices en dégradé (shading matrix) où les grandes valeurs sont représentées par de petits carrés de couleur foncée ou noire, et les petites valeurs par des carrés plus clairs. Toussaint Loua utilise le procédé dès 1873 pour synthétiser les données de 40 cartes distinctes de Paris, en utilisant une échelle de couleurs allant du blanc (faible) au rouge (fort) en passant par le jaune et le bleu. Peter Henry Andrews Sneath perfectionne le dispositif en 1957[5], Robert Ling en 1973[6]. Leland Wilkinson développe le premier programme informatique en 1994 sur SYSTAT pour produire des cartes thermiques en grappes avec des graphiques en couleur haute résolution. 

En 1991, un concepteur de logiciels, Cormac Kinney, dépose la marque sur le terme “carte thermique” pour décrire un dispositif d'affichage des valeurs sur les marchés financiers. Les titres sont représentés par un carré de couleur sur un échiquier ; quand le prix d’un titre grimpe en séance, sa couleur vire au bleu ; s'il est trop demandé, la couleur devient rouge. En plus de permettre aux courtiers d’analyser rapidement les conditions du marché, l’application les aide à prévoir les activités et à saisir des opportunités fructueuses.

Logiciels[modifier | modifier le code]

Hotjar (www.hotjar.com), Lucky Orange (www.luckyorange.com), FullStory (www.fullstory.com), Crazy Egg (www.crazyegg.com), VWO Heatmaps, Heatmap.com (heatmap.com), Ptengine (www.ptengine.com)…

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Leland Wilkinson et Michael Friendly, « The History of the Cluster Heat Map », The American Statistician, vol. 63, no 2,‎ (lire en ligne)

Références[modifier | modifier le code]

  1. « "heat map" - Traduction française – Linguee », sur Linguee.fr (consulté le )
  2. (en) Margaret Rouse, « Heat map (heatmap) » Accès limité, sur techtarget.com, (consulté le ).
  3. « 8 cool heat maps that help you visualize big data », sur CIO (consulté le ).
  4. « Strava Global Heatmap », sur Strava (consulté le ).
  5. P. H. A. Sneath, « The Application of Computers to Taxonomy », Microbiology, vol. 17, no 1,‎ , p. 201–226 (ISSN 1465-2080, DOI 10.1099/00221287-17-1-201, lire en ligne, consulté le )
  6. Robert L. Ling, « A computer generated aid for cluster analysis », Communications of the ACM, vol. 16, no 6,‎ , p. 355–361 (ISSN 0001-0782, DOI 10.1145/362248.362263, lire en ligne, consulté le )