Hawaï (phytorégion)

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Hawaï
Écorégion terrestre - Code OC0106[1]
Description de cette image, également commentée ci-après
Pali Gap, Windward coast, île d'Oahu, Hawaï
Classification
Écozone : Océanien
Biome : Forêts décidues humides
tropicales et subtropicales
Géographie et climat
Superficie[2] :
28 618 km2
Conservation
Statut[3] :
Critique / En danger
Ressources web :

Localisation

Description de l'image Hawaii_Map.jpg.

Hawaï fait partie de l’écozone Océanien et comprend quatre principales écorégions terrestres réparties sur trois biomes différents. Les quatre écorégions sont : les forêts humides tropicales d’Hawaï, les forêts sèches tropicales d’Hawaï et les brousses tropicales élevées d’Hawaï et les brousses tropicales basses d’Hawaï. Les deux premières appartiennent respectivement aux deux biomes suivants : les forêts de feuillus humides tropicales et subtropicales et les forêts de feuillus sèches tropicales et subtropicales. Les deux dernières écorégions appartiennent toutes les deux au biome des prairies, savanes et brousses tropicales et subtropicales.

Cet article concerne la flore présente sur l’archipel d’Hawaï, et plus particulièrement les espèces qui y sont endémiques.

Introduction[modifier | modifier le code]

L’archipel d’Hawaï se situe au centre de l’océan pacifique nord. Avec une superficie de 16 946 km² (sans compter les 11 672 km² d’eau), Hawaï est composé de huit îles au total dont quatre principales : Hawaii, Maui, Oahu, Kauai et quatre plus petites : Kahoolawe, Lanai, Molokai, Niihau. L’île d’Hawaii à elle seule comprend les deux-tiers de la superficie terrestre totale. Malgré cela, c’est l’île d’Oahu, vaste de seulement 1 680 km², qui est la plus peuplée.

Géographie[modifier | modifier le code]

Hawaï est composée d’îles volcaniques alignées de la plus ancienne à la plus récente, respectivement Nihau et Hawaii. Les îles ont été créées à partir d’un point chaud situé dans la croûte océanique. L’ordre dans lequel les îles sont apparues et dû aux mouvements des plaques tectoniques. L’île d’Hawaii, dernière en date, est la seule qui contienne encore des volcans actifs. Elle abrite aussi le plus haut sommet, le Mauna Kea, qui se dresse à 4 210 mètres.

Climat[modifier | modifier le code]

Avec seulement deux saisons, le climat tropical et subtropical est le même pour toutes les îles. On observe toutefois de forts changements au niveau des précipitations qui peuvent varier de très humide (> 1 000 cm/an) à très sec (< 25 cm/an) et cela à moins de 40 kilomètres de distance. Cela est notamment dû aux changements abrupts d’altitude amenés par les montagnes présentes sur la plupart des îles. Le vent constitue un autre facteur climatique important. Avec l’alizé du Nord-Est qui souffle de mars à novembre, puis vient ensuite le vent du Sud pendant la saison froide.

Flore[modifier | modifier le code]

Les écorégions présentes sur le territoire d’Hawaï se sont développées relativement isolées du reste du monde durant les dernières 28 million d’années, ce qui a conduit à un taux d’endémisme élevé aussi bien au niveau de la faune que de la flore.

Forêts humides tropicales et subtropicales[modifier | modifier le code]

Ces forêts comprennent des zones de forêts mésiques mixtes (entre 750 et 1 250 mètre), de forêts humides (1 250 à 1 750 mètres), des prairies arbustives humides et des tourbières dans les endroits marécageux. On retrouve ce type de région sur toutes les îles excepté Nihau et Kahoolawe.

Plantes endémiques à cette écorégion

Forêts sèches tropicales et subtropicales[modifier | modifier le code]

Ces forêts sont typiques des régions à l’abri du vent côtier sur l’île principale et, une fois couvertes, les régions au sommet des plus petites îles. La plupart de ces forêts sont saisonnières ou sclérophylles, mais une transition vers des forêts mésiques est possible lorsque les conditions sont favorables. La saison sèche prononcée pour ce type de forêts dure d’avril à octobre avec des précipitations variant entre 25 et 125 centimètres par an. On trouve ce type de région sur toutes les îles de l’archipel.

Brousses tropicales élevées d’Hawaï[modifier | modifier le code]

Cette région contient de vastes brousses, des prairies alpines et des déserts. On trouve les brousses sur le haut des versants de grands volcans comme le Mauna kea, Mauna loa, Hualalai ou le Haleakala. Les déserts se situent en général sur les sommets où les conditions froides et sèches y sont favorables. On trouve cette écorégion uniquement sur les îles de Maui et Hawaii.

Brousses tropicales basses d’Hawaï[modifier | modifier le code]

Cette écorégion présente sur toutes les îles se situe sur les régions côtières et monte jusqu’en plaines. On peut y trouver des atolls et de petits vestiges de basalte. On n’y trouve presque pas d’arbres, mais ce sont tout de même des régions très riches avec un taux d’endémisme très élevé qui peut dépasser les 90 %.

Conservation[modifier | modifier le code]

Il existe aujourd’hui environ 1 400 taxons de plantes vasculaires sur les îles d’Hawaï, dont près de 90 % qui sont endémiques. Certains parlent de Hawaï comme la capitale du monde pour espèces menacées. En effet, on compte à ce jour 365 taxons de plantes qui sont listées comme en danger ou menacées dont 7 qui sont déjà vraisemblablement éteints. À cela on peut rajouter 248 taxons qui sont non-officiellement suivis comme « espèces à risque » et pourraient mériter leur place dans la liste d’espèces en danger ou menacées.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) D. M. Olson, E. Dinerstein, E. D. Wikramanayake, N. D. Burgess, G. V. N. Powell, E. C. Underwood, J. A. D'Amico, I. Itoua, H. E. Strand, J. C. Morrison, C. J. Loucks, T. F. Allnutt, T. H. Ricketts, Y. Kura, J. F. Lamoreux, W. W. Wettengel, P. Hedao et K. R. Kassem, « Terrestrial Ecoregions of the World: A New Map of Life on Earth », BioScience, vol. 51, no 11,‎ , p. 935-938.
  2. (en) World Wildlife Fund, « The Terrestrial Ecoregions of the World Base Global Dataset », sur http://worldwildlife.org (consulté le 29 septembre 2012). Disponible alternativement sur : Loyola RD, Oliveira-Santos LGR, Almeida-Neto M, Nogueira DM, Kubota U, et al., « Integrating Economic Costs and Biological Traits into Global Conservation Priorities for Carnivores », PLoS ONE, (consulté le 20 octobre 2012), Table S1. Les données de température et de précipitations sont les moyennes mensuelles minimales et maximales.
  3. (en)World Wildlife Fund, « WildFinder: Online database of species distributions », , données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.

Liens externes[modifier | modifier le code]