Hauterive (Allier)

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Hauterive
Église d'Hauterive.
Église d'Hauterive.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Allier
Arrondissement Vichy
Canton Bellerive-sur-Allier
Intercommunalité Vichy Communauté
Maire
Mandat
Didier Corre
2014-2020
Code postal 03270
Code commune 03126
Démographie
Gentilé Hauterivois[1]
Population
municipale
1 190 hab. (2014)
Densité 147 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 05′ 21″ nord, 3° 26′ 49″ est
Altitude Min. 252 m – Max. 305 m
Superficie 8,08 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-hauterive.fr

Hauterive est une commune française, située dans le département de l'Allier en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie de l'aire urbaine de Vichy.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Au sud-est du département de l'Allier[2], Hauterive est membre de la communauté d'agglomération Vichy Communauté.

De centre à centre et à vol d'oiseau, la commune est située à 4,9 km au sud de Vichy[3] et à 53,9 km au sud du chef-lieu du département Moulins[4], et à 44,3 km au nord-est de Clermont-Ferrand[5], toutefois plus proche.

Son bureau centralisateur de canton, Bellerive-sur-Allier, se situe à 4,4 km au nord-ouest[6].

Quatre communes sont limitrophes : Abrest, Brugheas et Saint-Yorre dans l'Allier et Saint-Sylvestre-Pragoulin dans le Puy-de-Dôme.

Communes limitrophes d’Hauterive
Abrest
Brugheas Hauterive
Saint-Sylvestre-Pragoulin
(Puy-de-Dôme)
Saint-Yorre

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune s'étend sur 808 hectares ; son altitude varie entre 252 et 305 mètres[7].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par l'Allier. Un affluent rive gauche, la Merlaude, prenant sa source dans le département voisin et la commune de Randan, long de 11,2 km, passe au sud de la commune, au nord du hameau éponyme[8],[9].

Plus au nord, le ruisseau du Ruel, dit également des Gouttes, long de 4,3 km passe près du hameau du Bois Chotin et sous le contournement de l'agglomération vichyssoise[8],[10].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La rue de la Mairie
La rue de la Mairie en avril 2011.
Contournement depuis le pont de la D 131e
Contournement depuis le pont de la D 131e.

La commune d'Hauterive est traversée par la route départementale 131 et contournée. Au sud, la RD 131e dessert le lieu-dit des Favards (elle devient la D 55 à l'entrée du département du Puy-de-Dôme, en direction des Caires, de la Poivrière — lieux-dits de Saint-Sylvestre-Pragoulin — et de Saint-Priest-Bramefant).

En dehors du contournement sud-ouest et de la RD 131, trois autres routes départementales assurent une desserte locale.

La RD 431 passe à l'ouest de la commune, par le lieu-dit des Sables. Elle croise la RD 221 en provenance de Brugheas et passant au-dessus du contournement. Plus au sud, la RD 275 relie La Merlaude à la commune voisine de Saint-Sylvestre-Pragoulin (RD 93 dans le département voisin ; le tracé a été modifié à la suite de la construction du contournement sud-ouest)[8].

La liaison entre Hauterive et Saint-Yorre nécessite de quitter temporairement le département de l'Allier en empruntant les départementales 434a et 434 sur la commune de Saint-Sylvestre-Pragoulin[8].

Dans la voirie communale, la rue de la Mairie relie la rue de la République à celle des Moussons ; elle dessert la mairie. Elle est à sens unique depuis sa rénovation en 2010[H 1].

Le contournement sud-ouest de Vichy passe par Hauterive et nécessite le franchissement de la voie ferrée par la création d'un pont-route ; les travaux ont démarré fin 2011[11] mais ont été suspendus pour des raisons environnementales. Après la révision des dossiers, un nouvel arrêté préfectoral et approbation du CNPN, les travaux ont repris[12] et cette route départementale, portant le numéro 906, inaugurée le [13], est ouverte depuis le 2 février[14].

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

La ligne de Vichy à Riom emprunte le viaduc d'Abrest, au nord de la commune, et passe à proximité d'une gare PLM, érigée en 1924[15], près du point kilométrique 369.

La gare la plus proche, ouverte au service voyageurs, est située à Vichy.

Transport en commun[modifier | modifier le code]

Hauterive est desservie par la ligne G du service de transports en commun MobiVie à raison de cinq passages par jour du lundi au samedi (arrêts : Les Sables, Hauterive Plein Soleil et Bioparc). Un service de transport à la demande, MobiVie sur mesure, complète cette offre sur tout le territoire communal.

Le réseau Transdôme (réseau interurbain du département limitrophe du Puy-de-Dôme) dessert la commune par la ligne 69, reliant Clermont-Ferrand et Thuret à Vichy à raison d'un aller/retour par jour le mercredi matin uniquement, et sur réservation, en 2015[16].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune d'Hauterive fait partie de l'aire urbaine de Vichy ; elle constitue un pôle de proximité de la communauté d'agglomération[17].

Sur les 808 hectares de superficie communale, 97,8 ha sont des espaces habités et 7,7 sont à vocation économique[17].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 587 logements, contre 501 en 2008. Parmi ces logements, 90,8 % étaient des résidences principales, 2,6 % des résidences secondaires et 6,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 89,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 10,7 % des appartements[a 1].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 75,1 %, en baisse par rapport à 2006 (81,4 %). La part de logements HLM loués vides était de 9,2 % (contre 6,6 %)[a 2].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Hauterive est soumise aux risques naturels suivants :

  • inondation, du fait de la proximité de la rivière Allier[18]. Un plan de prévention du risque inondation a été prescrit en 1998 et approuvé en 2001[19] ;
  • rupture de digue : la présence d'une digue de classe C, c'est-à-dire d'une hauteur supérieure ou égale à un mètre et affectant une population comprise entre dix et mille habitants, peut céder à tout moment[18] ;
  • risque sismique : la commune est en zone de sismicité faible (niveau 2)[19].

Un risque technologique est présent : la rupture du barrage de Naussac, en Lozère, constitue un risque majeur[18].

Le DICRIM existe depuis 1998[19].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Hauterivois et les Hauterivoises[1].

Le nom : nommé Autherive sous l'an II (1793), puis en 1801 (Bulletin des lois) Autrive puis Hauterive[20].

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant 1789, la commune faisait partie de l'ancienne province d'Auvergne[21].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Hauterive faisait partie de l'ancien district de Gannat (1793) puis de l'ancien arrondissement de Gannat (1801) puis, à sa suppression en 1926, de La Palisse (puis Lapalisse), et en 1941 de celui de Vichy ; de l'ancien canton de Brugheas (1793), puis du canton d'Escurolles de 1801[20] à 2015. À la suite du redécoupage des cantons du département, ayant pris effet depuis les élections départementales, la commune est rattachée au canton de Bellerive-sur-Allier[22].

Hauterive a réalisé la première étape de l'aménagement de bourg en 2010, avec la réfection de la rue et de la place de la Mairie ainsi que le déplacement du monument aux morts[H 1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les résultats des élections depuis 2000 ont donné (au second tour) :

Aux élections présidentielles de 2002, Jacques Chirac a recueilli 81,40 % des suffrages exprimés[23] ; en 2007, Nicolas Sarkozy 54,56 %[24] ; en 2012, François Hollande 57,10 %[25]. Tous ces trois candidats ont été élus au niveau national. Pour ces trois années, les taux de participation sont élevés, respectivement de 83,83 %[23], 86,70 %[24] et 86,50 %[25].

Aux élections législatives de 2002, de 2007 et de 2012, le député Gérard Charasse (PRG) a recueilli la majorité des voix dans la commune (respectivement 56,93 %[26], 64,97 %[27] et 65,96 %[28] ; il est élu dans la 4e circonscription en 2002 et 2007 et dans la 3e circonscription en 2012). Les taux de participation sont toutefois peu élevés : 61,05 % en 2002[26], 65,27 % en 2007[27] et 60,27 % en 2012[28]. Hauterive était concernée par le redécoupage des circonscriptions législatives en 2010.

Les électeurs de la commune ont voté à 29,78 % pour la liste FN emmenée par Bernard Monot aux dernières élections européennes de 2014[29]. La liste UMP menée par Brice Hortefeux est arrivée deuxième avec 21,91 %. Le taux de participation s'est élevé à 46 %[29], en hausse de sept points environ par rapport aux deux dernières élections européennes (39,10 % en 2009, en tête Jean-Pierre Audy (UMP) avec 28,62 %[30] ; 40,57 % en 2004, en tête Catherine Guy-Quint (PS) avec 30,60 %[31]).

Aux élections régionales de 2004, Pierre-Joël Bonté (PS) a recueilli 58,91 % des suffrages exprimés. 67,71 % des électeurs avaient voté[32]. En 2010, René Souchon a obtenu 65,56 % des voix, mais moins d'un électeur sur deux a voté (49,94 %)[33]. En 2015, Laurent Wauquiez (LR) est arrivé en tête à l'issue du second tour dans le cadre d'une triangulaire, en recueillant 39,15 % des suffrages exprimés. Le taux de participation, en hausse de presque dix points par rapport à 2010, s'est élevé à 59,60 %[34].

Les deux dernières élections cantonales du canton d'Escurolles ont été organisées en 2004 et 2011. En 2004, Jean-Jacques Rozier a été élu avec 53,43 % des voix dans le canton[35] et en 2011 avec 56,01 %[36]. Cette tendance n'est pas suivie par Hauterive en 2004 (46,81 %[37]), ni en 2011 (47,08 %[38]), dont le taux de participation a chuté de 20 points entre ces deux élections (de 67,71 %[37] à 47,31 %[38]).

Aux élections départementales de 2015, le binôme Isabelle Goninet - Jean-Jacques Rozier (DVD) a recueilli 62,70 % des suffrages exprimés ; il est élu dans le nouveau canton de Bellerive-sur-Allier[39]. Le binôme FN Marie-Françoise Cussinet - Erwan Eon Duval est battu. 52,72 % des électeurs ont voté[40] ; taux inférieur à celui du canton (54,60 %)[39].

Le maire sortant, Didier Corre, a été réélu au premier tour des élections municipales de 2014, avec 57,49 % des voix. 74,63 % des électeurs ont voté[41]. Il acquiert douze des quinze sièges au conseil municipal dont trois au conseil communautaire ; le candidat battu Jean-Luc Avignon acquiert les trois sièges restants[41].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 15.

Le conseil municipal se compose de trois adjoints et de onze conseillers municipaux[42].

Sa composition est la suivante[43] :

  • « Ensemble pour l'avenir d'Hauterive », présidée par le maire sortant Didier Corre ;
  • « Union pour le renouveau d'Hauterive », présidée par Jean-Luc Avignon.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'ancien château des Cours, construit en 1849, a été converti en mairie en 1950[44].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
septembre 1806   Claude Sébastien Trochereau de Bouillay   Général de brigade
26 février 1839   Jean Seguin[H 2]    
22 septembre 1843   Pierre Besse Bergier[H 2]    
26 mars 1848   Saint-Ange Menot[H 2]    
8 septembre 1848   Pierre Besse Bergier[H 2]    
6 octobre 1870   Jean-François de Sainsbut des Garennes[H 2]    
8 octobre 1876   Jean Gauliard[H 2]    
12 juillet 1891   Jean Barbier[H 2]    
15 mai 1904   Jacques Roches[H 2]    
30 avril 1905   François Bodon[H 2]    
29 juillet 1913   Jean Frobert[H 2]    
10 décembre 1919   Joseph Trintignac[H 2]    
1er février 1931   Georges Soulier[H 2]    
24 octobre 1944   Joseph Payant[H 2]    
31 octobre 1947   Gilbert Deschamps[H 2]    
20 mars 1977 mars 1983 Georges Pouzat[Note 1]    
20 mars 1983   Jean Bodon[H 2]    
29 décembre 1986 juin 1995 Robert Kuntzmann[H 2]    
18 juin 1995[H 2] en cours
(au 9 avril 2015)
Didier Corre[42] DVG Agriculteur

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Jusqu'en mars 2015, Hauterive faisait partie au canton d'Escurolles. À la suite du redécoupage des cantons du département, la commune est est rattachée au canton de Bellerive-sur-Allier[22].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La commune a adhéré en 1998 au syndicat intercommunal d'alimentation en eau potable de la Vallée du Sichon[45].

L'assainissement collectif est géré par la communauté d'agglomération. Au 31 décembre 2014, la commune possède un réseau de 11,1 km d'eaux usées et de 7,6 km d'eaux pluviales, ainsi qu'un poste de refoulement non télé-surveillé[46].

Le traitement des eaux usées se fait à 95 % sur la station d'épuration de Vichy-Rhue (commune de Creuzier-le-Vieux) et à 5 % sur la commune voisine de Saint-Sylvestre-Pragoulin[46].

Budget municipal[modifier | modifier le code]

En 2014, le budget municipal s'élevait à 753 851 € en fonctionnement et 408 226 € en investissement[H 3].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[47]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[48],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 1 190 habitants, en augmentation de 7,21 % par rapport à 2009 (Allier : 0 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
300 276 425 340 321 340 352 368 394
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
416 426 463 427 395 446 479 444 446
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
446 425 407 403 501 635 575 631 700
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
774 775 882 958 1 077 1 055 1 082 1 198 1 190
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[49].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à soixante ans (27,4 %)[a 3] est supérieur au taux national (24 %) mais inférieur au taux départemental (32 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Toutefois, le taux (51,5 %) est inférieur au taux national (51,6 %).

Pyramides des âges en 2013 en pourcentage
Commune d'Hauterive[a 4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,5 
7,7 
75 à 89 ans
10,4 
18,9 
60 à 74 ans
17 
20,7 
45 à 59 ans
21,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,6 
13,3 
15 à 29 ans
14,1 
18,8 
0 à 14 ans
17 
Département de l'Allier[50]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,8 
90 ans ou +
2,1 
9,5 
75 à 89 ans
13,9 
18,6 
60 à 74 ans
18,9 
21,5 
45 à 59 ans
20,4 
17,6 
30 à 44 ans
16,5 
15,2 
15 à 29 ans
13,3 
16,8 
0 à 14 ans
14,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Hauterive fait partie de l'académie de Clermont-Ferrand. Elle gère l'école élémentaire publique des Sources[51].

Hors dérogations à la carte scolaire, les collégiens sont scolarisés à Saint-Yorre[52] et les lycéens à Cusset, au lycée de Presles[53] (renommé lycée Albert-Londres).

Économie[modifier | modifier le code]

La zone d'activités du Bioparc[54], gérée par la communauté d'agglomération de Vichy Val d'Allier et la chambre de commerce et d'industrie de Montluçon-Gannat Portes d'Auvergne, est située au sud de la commune d'Hauterive. Elle s'étend sur 35 hectares[17]. À vocation biomédicale et spécialisée dans le domaine de la santé, de la beauté et de la forme, la zone accueille depuis 1996 des entreprises comme Setubio, Limotech ou JCE Biotechnology[55].

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage s'élevait à 27 252 €, ce qui plaçait Hauterive au 20 518e rang des communes de plus de 49 ménages en métropole[56].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2013, la population âgée de quinze à soixante-quatre ans s'élevait à 746 personnes, parmi lesquelles on comptait 76,6 % d'actifs dont 67,8 % ayant un emploi et 8,8 % de chômeurs[a 5].

On comptait 385 emplois dans la zone d'emploi. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone étant de 510, l'indicateur de concentration d'emploi est de 75,5 %, ce qui signifie que la commune offre moins d'un emploi par habitant actif[a 6].

462 des 510 personnes âgées de quinze ans ou plus (soit 90,6 %) sont des salariés[a 7]. Près d'un actif sur huit travaille dans la commune de résidence[a 8].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Au , Hauterive comptait 57 entreprises : 12 dans l'industrie, 7 dans la construction, 35 dans le commerce, les transports et les services divers et 3 dans le secteur administratif[a 9].

En outre, elle comptait 68 établissements[a 10].

Commerce[modifier | modifier le code]

La base permanente des équipements de 2015 recense une boulangerie et un magasin de meubles[57].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune d'Hauterive compte plusieurs châteaux :

  • château des Husseaux (1856)[58] ;
  • château, 1er et 3e quart du XIXe siècle[59].

Le monument aux morts a été inauguré le 22 août 1920[60] ; cependant, il a été déplacé par délibération du conseil communautaire du 4 juin 2010 pour les commémorations du 14 juillet[H 4].

Architecture religieuse[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Pierre, Saint-Louis, 1867[61] (objets notables : cloches de volée suspendue, ciboire, armoire, piédestaux, statues et statuettes…[62])

Architecture thermale[modifier | modifier le code]

Les sources minérales sur la commune d'Hauterive font partie du groupement de sources dites Royales, qui font partie de l'eau minérale Saint-Yorre. Un de ces groupements situé dans la commune comprend quatre sources. La source Royale est actuellement exploitée pour l'embouteillage[45]. La source Roger est exploitée pour un autre usage[45].

L'usine de mise en bouteilles des eaux minérales dite Source et Castel Médicis, datant du 1er quart du XXe siècle, a été détruite[63].

Celles dites des sources du Hamman et des Eaux Vives datent du 4e quart du XIXe siècle et 1er quart du XXe siècle[64]. Le pavillon comprenait trois bâtiments distincts : le chalet, qui a disparu avec la construction de la ligne de chemin de fer, le pavillon de la source du Hammam, détruit par la construction de la déviation de la RD 131, et le pavillon de la source des Eaux Vives, seul vestige existant[H 3].

Autre source :

  • Édicule des eaux (kiosque) dit source Saint-Ange

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le commandant Gabriel Romon, officier des Transmissions, ancien élève de l'École Polytechnique (X1925), dirige de 1940 à 1944 le principal centre du Groupement des contrôles radioélectriques (GCR), installé au château des Cours à Hauterive, actuellement mairie d'Hauterive. Ce centre officiellement chargé des écoutes radio pour le gouvernement du régime de Vichy, est en fait utilisé sous l'impulsion du directeur du GCR, le colonel Paul Labat, et de Gabriel Romon, pour transmettre clandestinement des informations stratégiques sur les forces d'occupation au BCRA de la France libre et à l'Intelligence Service à Londres. Dans son bureau de directeur du centre d'Hauterive, Gabriel Romon avait affiché ce vers d'Edmond Rostand : « C'est la nuit qu'il est beau de croire en la lumière ». Gabriel Romon est arrêté par la Gestapo à son domicile de Saint-Yorre, commune voisine d'Hauterive, le , déporté et fusillé à Heilbronn en Allemagne le . Vingt quatre autres membres du GCR sont arrêtés et déportés, dont huit seulement sont rapatriés à la Libération ; deux autres qui ont réussi à échapper aux arrestations pour rejoindre le maquis sont tués. Quant à Paul Labat, il est assassiné par les nazis et son corps est jeté au feu au camp de concentration du Struthof le .

L'une des principales rues de Saint-Yorre a été baptisée rue du Commandant-Romon le , et une plaque commémorative de l'action de résistance du GCR apposée sur le fronton de la mairie d'Hauterive le .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Romon, Récit à la mémoire de mon père Gabriel Romon, Paris, Centre historique des Archives nationales, .

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Décédé le 28 octobre 2010[H 1].
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Références Insee[modifier | modifier le code]

Dossier relatif à la commune

  1. LOG T2 – Catégories et types de logements.
  2. LOG T7 – Résidences principales selon le statut d'occupation.
  3. POP T0 – Population par grandes tranches d'âges.
  4. POP T3 – Population par sexe et âge en 2013.
  5. EMP T1 – Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  6. EMP T5 – Emploi et activité.
  7. ACT T1 – Population de 15 ans ou plus ayant un emploi selon le statut en 2013.
  8. ACT T4 – Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la zone.
  9. DEN T3 – Nombre d'entreprises par secteur d'activité au .
  10. DEN T5 – Nombre d'établissements par secteur d'activité au .

Site de la mairie[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Bulletin municipal, (lire en ligne [PDF]).
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p et q « Ils ont dirigé la Commune » (consulté le 6 février 2015).
  3. a et b Bulletin municipal, (lire en ligne [PDF]).
  4. Cérémonie du 14 juillet 2010.

Autres références[modifier | modifier le code]

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