Haut comité des commémorations nationales
| Fondation | |
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| Dissolution | |
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Association française pour les célébrations nationales (d) |
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Le Haut comité des commémorations nationales est un organisme créé en , sous le nom de Haut comité aux célébrations nationales, pour conseiller le ministre de la Culture « concernant la commémoration des événements importants de l'histoire nationale dans les domaines historique, littéraire, artistique, scientifique et technique »[a],[1],[2].
Le comité est dissous en [b]. Il est remplacé par France Mémoire.
Des célébrations aux commémorations
[modifier | modifier le code]Les commémorations instituées par le Haut comité des commémorations nationales sont d'abord artistiques, littéraires et ou concernant les institutions et la vie politique. Il s'agit pour beaucoup d'anniversaires de personnalités, ayant vécu pour la plus grande part à l'époque contemporaine. Ces anniversaires sont l'occasion de la publication de timbres commémoratifs, de l'organisation de cérémonies publiques et de la création de sites internet dédiés[3].
En a lieu une polémique à propos du cinquantenaire de la mort de Louis-Ferdinand Céline, écrivain antisémite. Elle a pour conséquence le changement de nom du haut comité, qui passe des « célébrations » aux « commémorations »[c], vocable plus neutre qui permet d'intégrer des événements négatifs[3].
Démission collective
[modifier | modifier le code]En , Haut comité des commémorations nationales est composé de douze personnalités :
- Danièle Sallenave, de l'Académie française, présidente ;
- Christian Amalvi, professeur à l'Université Paul-Valéry-Montpellier-III ;
- Marie-Laure Bernadac, conservatrice générale honoraire ;
- Catherine Bréchignac, secrétaire perpétuelle de l'Académie des sciences ;
- Gilles Cantagrel, musicologue ;
- Nicole Garnier (d), conservatrice générale du patrimoine, chargée du musée Condé à Chantilly ;
- Claude Gauvard, professeure émérite d'histoire médiévale à l'Université Paris-I-Panthéon-Sorbonne ;
- Robert Halleux, membre de l'Académie royale de Belgique, directeur du Centre d'histoire des sciences et des techniques de l'Université de Liège ;
- Jean-Noël Jeanneney, ancien ministre ;
- Évelyne Lever, historienne moderniste et écrivaine ;
- Pascal Ory, professeur à l'Université Paris-I-Panthéon-Sorbonne ;
- Jacques Perot, président de l'Association française pour la protection des archives privée[2].
Cette même année, l'intégration de Charles Maurras, écrivain antisémite, dans la liste des commémorations nationales recensées dans le Livre des commémorations nationales [4] fait polémique[5],[6],[7].
Par une lettre collective publiée dans Le Monde en , dix des douze membres du haut comité aux commémorations nationales démissionnent, à l'exception de Danielle Sallenave et Catherine Bréchignac[8]. Ils protestent ainsi contre la décision de la ministre de la culture, Françoise Nyssen, de retirer le nom de Charles Maurras du Livre des commémorations nationales , alors que ce choix avait été préalablement validé[9],[10],[11].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Richard 2014.
- 1 2 « Le Haut comité des Commémorations nationales », sur FranceArchives, Service interministériel des archives de France (version du sur archive.org).
- 1 2 Heiser 2014.
- ↑ « Le Livre des Commémorations nationales », dossier de presse [PDF], sur presse.monuments-nationaux.fr, Éditions du patrimoine (version du sur archive.org).
- ↑ Tal Bruttmann, Catherine Coquio, Frédérik Detue, Antoine Germa, Antonin Grégoire, François Heilbronn (d), Charlotte Lacoste, Nadia Méziane, Marie Peltier, Jean-Yves Pranchère (d) et Christophe Tarricone (d), « Commémorer n'est pas célébrer : un insupportable sophisme », Libération, (consulté le ).
- ↑ Nicolas Gary, « La Nation ne célébrera pas Charles Maurras et son antisémitisme d'État », sur ActuaLitté, (consulté le ).
- ↑ Nicolas Gary, « Le Haut Comité aux Commémorations nationales ne fera plus de livres ni de bruit », sur ActuaLitté, (consulté le ).
- ↑ Christian Amalvi, Marie-Laure Bernadac, Gilles Cantagrel, Nicole Garnier, Claude Gauvard, Robert Halleux, Jean-Noël Jeanneney, Évelyne Lever, Pascal Ory et Jacques Perot, « Affaire Maurras : la lettre de démission de dix des douze membres du haut comité aux commémorations », Le Monde, (consulté le ).
- ↑ AFP, « Affaire Maurras : dix membres du haut comité des commémorations nationales démissionnent », Le Monde, (consulté le ).
- ↑ AFP, « Affaire Maurras : dix membres du Comité des commémorations nationales démissionnent », sur franceinfo.fr, (consulté le ).
- ↑ Anthony Berthelier, AFP, « Affaire Maurras: 10 des 12 membres du Comité des commémorations nationales claquent la porte », sur Le HuffPost, (consulté le ).
Dans le Journal officiel de la République française, sur Légifrance :
- ↑ Arrêté du portant création d'un Haut Comité des célébrations nationales auprès du ministre chargé de la culture, JORF, no 226, , NOR MCCB9800695A [version consolidée].
- ↑ Article 1 de l'arrêté du portant suppression de certaines commissions administratives à caractère consultatif relevant du ministère de la culture, JORF, no 277, , texte no 53, NOR MICB1930999A.
- ↑ Arrêté du modifiant les arrêtés du portant création d'un Haut Comité des célébrations nationales auprès du ministre chargé de la culture et du relatif aux missions et à l'organisation de la direction générale des patrimoines, JORF, no 283, , texte no 78, NOR MCCB1130672A.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Philippe-Georges Richard, « Les commémorations nationales : Une mission du ministère de la Culture et de la Communication », La Gazette des archives, no 236 « Commémorer », , p. 17–27 (DOI 10.3406/gazar.2014.5159, lire en ligne, consulté le ).

- Sandrine Heiser, « Trente ans de « commémorations » nationales (-) », La Gazette des archives, no 236 « Commémorer », , p. 31–49 (DOI 10.3406/gazar.2014.5161, lire en ligne, consulté le ).

Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressource relative à la vie publique :