Haut-Lamèque

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Haut-Lamèque
Haut-Lamèque
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau du Nouveau-Brunswick Nouveau-Brunswick
Région Péninsule acadienne
Subdivision régionale Gloucester
Statut municipal District de services locaux
Maire
Mandat
aucun
aucun
Démographie
Population 306 hab. (2011 en diminution)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 46′ 53″ nord, 64° 35′ 54″ ouest
Superficie 851 ha = 8,51 km2
Divers
Langue(s) Français (acadien)
Fuseau horaire UTC-4
Indicatif +1-506
Code géographique 130042
Localisation

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Haut-Lamèque

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Haut-Lamèque
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Haut-Lamèque est un village de la Péninsule acadienne, dans le comté de Gloucester, au nord-est de la province canadienne du Nouveau-Brunswick. Le village a le statut de DSL.

Toponyme[modifier | modifier le code]

Article connexe : Toponymie néo-brunswickoise.

Le village est nommé ainsi d'après sa position par rapport à la ville de Lamèque. La ville est elle-même nommée d'après la baie de Lamèque, dont le nom provient du micmac Elmugwadasik, ce qui signifie « la tête est tournée de côté »[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte topographique Haut-Lamèque fr.svg

Situation[modifier | modifier le code]

Le village est situé à 78 kilomètres à vol d'oiseau à l'est de Bathurst, dans la péninsule acadienne. Le DSL a une superficie de 8,51 km2.

Haut-Lamèque est situé sur l'île de Lamèque, directement à l'est de Lamèque, la plus grande ville de l'île.

Haut-Lamèque est limitrophe de Chemin-Coteau au nord-est, de Sainte-Marie-Saint-Raphaël à l'est et de Chiasson-Savoy. Haut-Lamèque est séparé de Lamèque, à l'ouest, par le ruisseau Charlemagne.

Haut-Lamèque est généralement considéré comme faisant partie de l'Acadie[2].

Géologie[modifier | modifier le code]

Le sous-sol de Haut-Lamèque est composé principalement de roches sédimentaires du groupe de Pictou datant du Pennsylvanien (entre 300 et 311 millions d'années)[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat de la Péninsule acadienne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le transport de la morue séchée en 1928.

Haut-Lamèque est situé dans le territoire historique des Micmacs, plus précisément dans le district de Sigenigteoag, qui comprend l'actuel côte Est du Nouveau-Brunswick, jusqu'à la baie de Fundy[4].

Colonisation européenne[modifier | modifier le code]

Selon ce que rapporte Donat Robichaud, la région est visitée par des pêcheurs Normands et Bretons dès la fin du XIIIe siècle[5]. Les Bretons sont en fait bien établis avant 1536[6]. Les Basques chassent la baleine en Europe à partir du XIIe siècle ou plus tôt mais, à la suite de l'effondrement de la population de ces cétacés, commencent à les chasser au sud du Labrador au XVIe siècle, en plus de pêcher la morue[6]. Ces pêcheurs viennent surtout du Pays basque espagnol mais ceux du Pays basque français deviennent de plus en plus nombreux[6]. Ils sont déjà bien installés vers 1540. Contrairement à une idée répandue, ils n'ont pas chassés la baleine de plus en plus loin jusqu'à atteindre l'Amérique mais s'y sont rendus directement[6]. Vers 1632, les pêcheurs de morue basques se déplacent dans des endroits plus reculés, dont Caraquet, Paspébiac et Shippagan, notamment pour éviter les attaques des Inuits et des pirates anglais ou danois, mais aussi à cause de la baisse de la population de baleine et de l'ouverture de la pêche au Svalbard[6]. La pêche basque dans la région dure sans encombres jusque vers la fin du XVIIe siècle[6].

De la fondation à nos jours[modifier | modifier le code]

Chronologie municipale[modifier | modifier le code]

1786: La paroisse d'Alnwick est érigée dans le comté de Northumberland [7].

1814: La paroisse de Saumarez est créée à partir de portions de la paroisse d'Alnwick et d'un territoire non organisé[7].

1826: Le comté de Gloucester est créé à partir des paroisses de Saumarez et de Beresford, du comté de Northumberland[7].

1831: La paroisse de Caraquet est créée à partir d'une portion de la paroisse de Saumarez[7].

1851: La paroisse de Shippagan est créée à partir d'une portion de la paroisse de Caraquet[7].

1851: La paroisse d'Inkerman est créée à partir de portions des paroisses de Caraquet et de Shippagan[7].

1867: Confédération canadienne.

Années 1870: Le comté de Gloucester est constitué en municipalité.

1947: Shippagan est constitué en municipalité dans le territoire de la paroisse.

1958: Le village de Shippagan obtient le statut de ville.

1966: La municipalité du comté de Gloucester est dissoute. La paroisse de Shippagan devient un District de services locaux. Des portions de la paroisse sont détachées pour former le village de Lamèque ainsi que les DSL de Le Goulet, de Sainte-Marie-sur-Mer et de Saint-Raphaël-sur-Mer.

1968: Le DSL de Pointe-Brûlée est créé à partir d'une portion de la paroisse de Shippagan.

1974: Le DSL de Pointe-Sauvage est créé à partir d'une portion de la paroisse de Shippagan.

1984: Les DSL de Baie-du-Petit-Pokemouche, Chemin-Coteau, de Chiasson-Savoy, de Cap-Bateau, de Haut-Lamèque, de Haut-Shippagan, de Miscou, de Petite-Lamèque, de Pointe-Alexandre, de Pointe-Canot, de Pigeon Hill, du Portage de Shippagan et de Sainte-Cécile sont créés à partir de portions de la paroisse de Shippagan.

Démographie[modifier | modifier le code]

Le village comptait 310 habitants en 2006, comparativement à 307 en 2001, soit une hausse de 1,0%. Il y avait 141 logements privés, dont 132 occupés par des résidents habituels[8].

Administration[modifier | modifier le code]

Comité consultatif[modifier | modifier le code]

En tant que district de services locaux, Haut-Lamèque est administré directement par le Ministère des Gouvernements locaux du Nouveau-Brunswick, secondé par un comité consultatif élu composé de cinq membres dont un président.

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Commission de services régionaux[modifier | modifier le code]

Haut-Lamèque fait partie de la Région 4[9], une commission de services régionaux (CSR) devant commencer officiellement ses activités le [10]. Contrairement aux municipalités, les DSL sont représentés au conseil par un nombre de représentants proportionnel à leur population et leur assiette fiscale[11]. Ces représentants sont élus par les présidents des DSL mais sont nommés par le gouvernement s'il n'y a pas assez de présidents en fonction[11]. Les services obligatoirement offerts par les CSR sont l'aménagement régional, l'aménagement local dans le cas des DSL, la gestion des déchets solides, la planification des mesures d'urgence ainsi que la collaboration en matière de services de police, la planification et le partage des coûts des infrastructures régionales de sport, de loisirs et de culture; d'autres services pourraient s'ajouter à cette liste[12].

Représentation[modifier | modifier le code]

Drapeau du Nouveau-Brunswick Nouveau-Brunswick: Haut-Lamèque fait partie de la circonscription de Lamèque-Shippagan-Miscou, qui est représentée à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick par Paul Robichaud, du Parti progressiste-conservateur. Il fut élu en 1999 puis réélu depuis ce temps.

Drapeau du Canada Canada: Haut-Lamèque fait partie de la circonscription fédérale d'Acadie-Bathurst. Cette circonscription est représentée à la Chambre des communes du Canada par Yvon Godin, du NPD. Il fut élu lors de l'élection de 1997 contre le député sortant Doug Young, en raison du mécontentement provoqué par une réforme du régime d’assurance-emploi[13].

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprise Péninsule, un organisme basé à Tracadie-Sheila faisant partie du réseau Entreprise, a la responsabilité du développement économique de la région[14].

L'économie des îles de Lamèque et Miscou est dominée par la pêche, l'exploitation de la tourbe, la culture de petits fruits, le tourisme et les services[14]. Des efforts de diversification économique sont pourtant en cours, notamment dans le secteur de l'énergie éolienne[14]. En fait, le développement économique de la région est centré principalement sur la ville de Lamèque[14]. Le village est lui-même une banlieue commerciale de Lamèque, plusieurs commerces et services se trouvent le long de la route 113, dont un bar, un salon de quilles et des restaurants. Il y a également des tourbières en exploitation.

Infrastructures et services[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

Les élèves francophones bénéficient d'écoles à Lamèque et à Shippagan. La ville de Shippagan possède également le CCNB-Péninsule acadienne et un campus de l'Université de Moncton.

Les anglophones bénéficient d'une école à Brantville accueillant les élèves de la maternelle à la huitième année. Ils doivent ensuite poursuivre leurs études à Miramichi. Les établissements d'enseignement supérieurs anglophones les plus proches sont à Fredericton ou Miramichi.

Il y a une bibliothèque publique à Lamèque.

Autres services publics[modifier | modifier le code]

Le village est desservi par les routes 113 et 305. Le village bénéficie d'une centre de formation du CCNB-Péninsule acadienne. Il y a un champ de tir et un champ de pratique de golf. Le bureau de poste et le détachement de la Gendarmerie royale du Canada les plus proches sont situés à Lamèque. Le poste d'Ambulance Nouveau-Brunswick et l'hôpital les plus proches sont aussi à Lamèque.

Existant depuis le , la Commission de gestion des déchets solides de la Péninsule acadienne (COGEDES) a son siège-social à Caraquet. Les déchets sont transférés au centre de transbordement de Tracadie-Sheila et les matières non-recyclables sont ensuite enfouies à Allardville.

Les francophones bénéficient du quotidien L'Acadie nouvelle, publié à Caraquet, ainsi que de l'hebdomadaire L'Étoile, de Dieppe. Les anglophones bénéficient quant à eux du quotidien Telegraph-Journal, publié à Saint-Jean.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Lamèque Lamèque Chemin-Coteau Rose des vents
Lamèque
ruisseau Charlemagne
N Sainte-Marie-Saint-Raphaël
O    Haut-Lamèque    E
S
baie de Lamèque Chiasson-Savoy Chiasson-Savoy

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Alan Rayburn, Geographical Names of New Brunswick, Ottawa, Énergie, Mines et Ressources Canada, , p. 152
  2. Murielle K. Roy et Jean Daigle (dir.), Démographie et démolinguistique en Acadie, 1871-1991, L'Acadie des Maritimes, Moncton, Centre d'études acadiennes, Université de Moncton, (ISBN 2921166062), p. 141.
  3. (en) [PDF] Ministère des Ressources naturelles et de l'énergie du Nouveau-Brunswick, « Bedrock Geology of New Brunswick », (consulté le 19 juin 2009)
  4. (en) Philip K. Bock et William C. Sturtevant (dir.), Handbook of North American Indians, vol. 13, t. 1, Government Printing Office, , 777 p., p. 109-110
  5. (fr) Donat Robichaud, Le Grand Shippagan, 1976. p. 33-37
  6. a b c d e et f (en) Selma Huxley Barkham, « The Basque Whaling Establishments in Labrador 1536-1632 — A Summary », Arctic, vol. 37, no 4,‎ , p. 515-519 (lire en ligne)
  7. a b c d e et f (en) Cleadie B. Barnett, « New Brunswick Parishes », dans New Brunswick's Past, 17 avril 1998 [lire en ligne (page consultée le 27 novembre 2008)].
  8. (fr) Chiffres de population et des logements, Canada, provinces et territoires, et localités désignées, recensements de 2006 et 2001 - Données intégralesStatistique Canada
  9. « Les communautés dans chacune des 12 Commissions de services régionaux (CSR) », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 9 novembre 2012).
  10. « Conseils d'administration des commissions de services régionaux annoncés », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 1er novembre 2012).
  11. a et b « Gouvernance des nouvelles commissions de services régionaux », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 9 novembre 2012).
  12. « Services obligatoires », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 9 novembre 2012).
  13. (fr) Réal Fradette, « Qui arrivera à défaire Yvon Godin », dans L'Acadie Nouvelle, 20 décembre 2008 [lire en ligne (page consultée le 20 décembre 2008)].
  14. a b c et d « District de services régionaux 4 », sur Bâtir des gouvernements locaux et des régions viables (Rapport Finn), sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 28 juillet 2011).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) William F. Ganong, A Monograph of the Origins of the Settlements in New Brunswick, Ottawa, J. Hope, , 185 p.
  • (en) Alan Rayburn, Geographical Names of New Brunswick, Ottawa, Énergie, Mines et Ressources Canada,